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Stollen






Recette suggérée par Penny de Sweet Sadie's Baking
dans le cadre de ma vingt-septième participation aux défis Daring Bakers

Les Allemands l’ont certainement inventé: le Christollen, le roi des pâtisseries. Mentionné pour la première fois à Naumburg dans la région de Thuringia, en 1330, on dit qu’il était un privilège accordé à la guilde des boulangers, par l’évêque pour la période de l’Avent. Mais certains croient que le Stollen, comme on l’appelle aujourd’hui, remonterait jusqu’à la préhistoire, à l’époque où les clans allemands dédiaient toutes sortes de pains, de gâteaux et de pâtisseries à leurs dieux, symboliques de leurs rituels. La foi chrétienne cependant, interdisait la confection de tels symboles. La plupart on disparus, mais malgré ces restrictions, quelques coutumes païennes on réussies à s’infiltrer dans les traditions chrétiennes pour finir par être adoptées avec  le temps. Après tout, le terme Stollen ressemble étrangement au grec «stylos»: temple dédié au plus grand dieu. Au cours des siècles qui ont suivi, la symbolique de l'enfant Jésus fut attribuée au Stollen, dont la pâte était à l’origine roulée et repliée de chaque côté, à la façon d’une mère enveloppant son nouveau-né. Au Moyen-Âge, le Stollen était beaucoup plus léger qu’aujourd’hui parce que l’Église catholique interdisant aussi l’utilisation du beurre pendant la période de l’Avent, la pâtisserie ne pouvait donc être faite que d’avoine, de farine, et d’huile de navet. Elle devait d’ailleurs être bien mauvaise au goût, parce qu’en 1430, l’évêque se rendit voir le pape avec un Stollen, pour demander qu’on lève l’interdiction du beurre pendant l’Avent. Sa demande fut rejetée; il fallu attendre jusqu’en 1491, pour que le pape Innocent VIII acquiesce à ce changement, en faveur du Stollen. Peu de temps après, la confection du Stollen devint rapidement un art; dès 1496, le Christollen auf Weinachten était déjà couramment vendu sur le marché. Mais ce n’est que plusieurs années plus tard, que le pâtissier Heinrich Drasdo, de Torgau en Saxe, décida d'améliorer la recette en y ajoutant des fruits confits. Enfin, au 17e siècle, les activités de la East Indian Company qui entretenaient un commerce d’épices grandissant, contribuèrent à peaufiner la recette. Encore aujourd’hui, le Stollen évolue toujours et les ingrédients exotiques qui le composent sont d’une importance capitale; ils donnent son goût unique à cette festive pâtisserie, tout en mettant de l’avant ses aspects caractéristiques.

La coutume veut que la première part du Stollen soit mise de côté; un gage pour s’assurer d'avoir assez d’argent pour se permettre un Stollen aux Fêtes prochaines, de même que la dernière part, elle aussi conservée, tel un gage pour s’assurer d'avoir assez à manger pendant l’année à venir.

  • ¼ tasse eau tiède (environ 110°F)
  • 4½ cuillerées à thé levure instantanée
  • 1 tasse lait
  • 10 cuillerées à table beurre mou
  • 5½ tasses farine (un peu plus pour rouler)
  • ½ tasse sucre
  • ¾ cuillerée à thé sel
  • 1 cuillerée à thé cannelle
  • 3 gros œufs légèrement battus
  • Zeste d’un citron finement râpé
  • Zeste d’une orange finement râpé
  • 2 cuillerées à thé vanille
  • ¾ tasse fruits confits hachés (orangettes, citronettes, etc.)
  • 1 tasse raisins secs
  • 3 cuillerées à table Cointreau
  • 1 tasse amandes effilées
  • Beurre fondu
  • Sucre glace

Dans un petit bol, bien mélanger les raisins secs et le Cointreau, réserver.

Dans un petit bol, dissoudre la levure dans l’eau tiède, laisser reposer pendant 5 minutes.

Dans une casserole, chauffer le lait et le beurre, sur un feu moyen-doux, jusqu’à ce que le beurre soit fondu, retirer du feu et laisser tiédir 5 minutes, réserver.

Dans un bol, mélanger les œufs et la vanille, réserver.

Dans une très grande jatte (d’au moins 16 tasses), bien mélanger la farine, le sucre, le sel et les zestes de citron et d’orange.

Ajouter le mélange de levure réservée aux ingrédients secs, puis le mélange d’œufs réservé, et enfin le mélange de lait tiédi, bien mélanger à la cuillère de bois (ou à la main), jusqu’à l’obtention d’une pâte molle, mais non collante.

Lorsque la pâte forme une boule, la couvrir d’une pellicule plastique et laisser reposer pendant 10 minutes à l’abri des courants d’air.

Avec les mains, incorporer les fruits confits, les raisins secs réservés et les amandes effilées.

Pratiquer environ 40 tours (ou pétrir pendant environ 8 minutes) en ajoutant un peu de farine au besoin, et jusqu’à ce que la pâte soit douce et satinée (Lorsque la pâte sera assez pétrie, les raisins secs auront tendances à s’en séparer).

Transférer la pâte dans une très grande jatte propre (d’au moins 16 tasses), préalablement légèrement huilée, couvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant une nuit.

Sortir la pâte du frigo et la laisser tempérer 2H.

Donner un coup de poing dans la pâte et la transférer sur un plan de travail enfariné.

Fariner légèrement le dessus de la pâte et la rouler en un rectangle d’environ 16x24", de ¼" d’épaisseur.

Rouler la pâte de façon à former un grand cylindre, en commençant par le côté le plus long.

Transférer le cylindre sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin et l’enrouler autour d’un bol, de façon à former une couronne bien ronde.

Pincer les extrémités du cylindre ensemble de façon à cacher le plus possible, le joint de la pâte.

À l’aide de ciseaux de cuisine, entailler l’extérieur de la couronne jusqu’au ⅔ de la profondeur, à intervalles de 5cm.

Tirer légèrement les portions obtenues vers l’extérieur, de façon à bien marquer les tranches.

Couvrir le tout d’un linge de cuisine propre et laisser lever à nouveau 2H, à l’abri des courants d’air.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 20 minutes, tourner la plaque de cuisson à 180°, et poursuivre la cuisson pendant 20 à 30 minutes supplémentaires (lorsque qu’il sera cuit, le Stollen sera très foncé et sonnera creux lorsque tapoté par-dessous).

Retirer du four et aussitôt, généreusement badigeonner de beurre fondu.

Saupoudrer de sucre glace, attendre une minute et saupoudrer à nouveau de sucre glace (le Stollen devrait être saupoudré de sucre glace au moins 3 fois, ce qui contribuera à une plus longue durée de conservation).

Lorsque complètement refroidi, conserver dans un sac de plastique hermétique, ou laisser sécher tel quel sur le comptoir, pendant une nuit, à la façon allemande (se congèle aussi très bien).

Servir nature ou beurré, frais ou toasté.

The 2010 December Daring Bakers’ challenge was hosted by Penny of Sweet Sadie’s Baking. She chose to challenge Daring Bakers’ to make Stollen. She adapted a friend’s family recipe and combined it with information from friends, techniques from Peter Reinhart’s book.........and Martha Stewart’s demonstration.


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Baguettes sans pétrissage





Recette suggérée par Isabelle de Les gourmandises d'Isa
dans le cadre de son concours "Pain"

La baguette magique revient en force, depuis quelques années. Dans le monde de l’imaginaire, les baguettes détiennent des pouvoirs immenses. Elles appartiennent aux fées, aux sorcières, aux magiciens et aux mages. Les baguettes magiques ont renversé l’ennemi et conquis des royaumes avec la force et la sorcellerie, elles ont lancé des sorts, libéré le mal et aidé héros et héroïnes. Elles ont ensorcelé les lecteurs, autant enfants qu’adultes, depuis que les contes existent. Ont les retrouvent dans les contes de fées, les mythes, les légendes, mais surtout dans le folklore. Dans la mythologie romaine par exemple, Mercure portait sur lui la baguette constituée de deux serpents entrelacés, surmontés de deux anneaux, et qui aujourd’hui symbolise le monde médical. Dans les contes de fées, la baguette est toujours le catalyseur de l’histoire alors que dans la littérature fantastique ou de fiction, elle représente souvent l’objectif, l’instrument à atteindre. Dans tous les genres littéraires cependant, la baguette magique peut être utilisée autant pour le bien, que pour le mal. De façon surprenante, l’emploi de la baguette magique peut être retracé jusqu'à la mythologie égyptienne. Alors que dans la mythologie gréco-romaine, on la nomme «caduceus»; la déesse Circe l’utilise d'ailleurs pour changer les hommes en animaux. Dans la mythologie écossaise, la baguette magique peut changer les piliers de temples en de puissants guerriers. L’auteur Charles Perrault pour sa part, l’inclut dans au moins deux de ces contes: Cendrillon et Peau d’âne. Shakespeare même, adopta la baguette magique dans La Tempête, où celle de Prospero chatoie tel un cristal. Mais c’est la désormais célèbre série Harry Potter qui en ravivant le monde des sorciers et des baguettes magiques, lui donna sa touche moderne. La baguette magique assiste le héro en changeant ou en faisant bouger les objets; en un simple tour de main la bonne marraine pu changer pour le mieux, la condition de Cendrillon, Glenda à récupéré les escarpins rubis de Dorothé dans Le magicien d’Oz,  Jadis, la sorcière blanche de Narnia, utilise sa baguette d’or pour changer ses rivaux en en statues de pierre, et le «Bâton de la mort» des Harry Potter est utilisé à des fins machiavéliques. Sculptée dans le bois, l’ivoire, le fer ou le bronze, surmontée d’une petite étoile scintillante, d’un globe irisé, d’une plume de phénix ou de poils de licorne, décorée de têtes de serpents, de symboles alchimiques, d'effigies de dieux ou de déesses, la baguette magique reste un symbole d’influence et de puissance, et on l’espère pour la santé de notre imaginaire, continuera d’être vénérée ainsi encore longtemps.

  • 6½ tasses farine non-blanchie
  • 1½ cuillerée à table levure instantanée
  • 1½ cuillerée à table sel
  • 3 tasses eau tiède (environ 100°F)
  • Farine (pour le façonnage)
  • Semoule de maïs (pour la cuisson)

Dans une grande jatte, déposer la farine, la levure et le sel.

Couvrir de l’eau tiède et bien mélanger à l’aide d’une maryse ou d’une cuillère de bois, jusqu’à ce que la farine soit complètement incorporée (la pâte sera alors très épaisse, ferme et collante).

Pratiquer 40 tours en soulevant un côté de la pâte pour le plier par-dessus la masse, à 40 reprises (l’opération peut sembler quelque peu difficile tellement la pâte sera ferme et collante, mais il faut persévérer!).

Recouvrir de façon hermétique d’une pellicule plastique ou d’une feuille de papier d’aluminium et laisser lever 2H à température ambiante, à l’abri des courants d’airs.

À l’aide d’un corne ou d’une maryse, transférer la pâte sur un plan de travail enfariné et diviser la pâte en quatre parties égales.

Tour à tour, délicatement rouler les pâtons en de gros boudins d’environ 14’’, en prenant soin de ne pas trop appuyer sur la pâte.

Transférer les baguettes sur une plaque de cuisson préalablement saupoudrée de farine de maïs.

À l’aide d’une lame de rasoir ou d’une lame mouillée, pratiquer quelques entailles d’environ 1cm de profondeur, sur le dessus de chaque baguette.

Saupoudrer les baguettes de farine, couvrir d’un linge propre et laisser à nouveau lever pendant 40 minutes.

Pendant ce temps, préparer le four en le préchauffant à 450° et en posant une lèchefrite remplie d’eau sur le grille du bas.

Enfourner les baguettes sur la grille du centre, vaporiser les parois du four d’un peu d’eau froide et cuire pendant 25 minutes.

Retirer les baguettes du four et les laisser complètement refroidir sur une grille avant de servir ou de congeler pour un usage futur.

Source: Pain - Judith Fertig



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Pain aux trois fromages et à la Blonde de Chambly




Recette aussi publiée sur le site d'Unibroue 
sous la rubrique "Recettes - Blonde de Chambly" 

Il y 20 ans, déjà conscients de la passion que les Québécois vouent à la bière artisanale, André Dion et Serge Racine décident, envers et contre tous, de se lancer dans la folle aventure du brassage de la bière. Malgré les complexes formalités d’obtention d’un permis de brasseur au Québec, Dion et Racine s’entêtent en faisant l’acquisition en 1990, de la majorité des actions d’une microbrasserie lennoxvilloise. Un an plus tard, les deux comparses voient la Brasserie Massawippi devenir la Brasserie Broubec, qui fusionnera en 1992 avec la désormais sacro-sainte Unibroue. En 1993, récompensés de leurs efforts, Dion et Racine ont la chance de s’associer au brasseur belge Vantieghem, spécialisé dans le brassage de bières sur lie et lancent sur le marché nord américain, la première bière blanche refermentée et brassée selon la tradition belge: la Blanche de Chambly. Près de cinq ans plus tard, après le baptême de nombreuses bières et la conquête du marché canadien d’un océan à l’autre, mais aussi des marchés américains, français, suisse ainsi que celui de son mentor, la Belgique, Unibroue devient une société publique cotée à la Bourse torontoise. À présent reconnu de par l’Amérique et l’Europe, avec une production moderne et de très haute qualité de bières sur lie, de lagers et de millésimées, Unibroue se voit convoitée par le géant Sleeman, qui pour une somme de 36.5 millions de dollars, fera l’acquisition en 2004, de ce David devenu Goliath. Deux ans plus tard, c’est au tour de la plus vieille brasserie commerciale japonaise, Sapporo, de s’intéresser à Sleeman-Unibroue. Qui aurait cru qu’il faille 20 ans et 400 millions de dollars, pour faire couler une bière fleurdelisée, vers un étang de lotus? Même en focalisant sur les bières sur lie telles que les classiques La Fin du Monde, Maudite, et Don de Dieu, Unibroue continue de diversifier son produit avec quelques excellentes lagers telles que les U Blonde, U Miel et La Bolduc, ainsi que plusieurs bières de garde millésimées brassées sous éditions spéciales telles que la Quelque Chose et la Unibroue 17. Au début de juin, à l’occasion de l’édition 2010 du Mondial de la Bière de Montréal, les amateurs de bières ont pu tester la plus récente brassée d’Unibroue: la Blonde de Chambly. Bière dite de saison, soit une bière qui rappelle les bières wallonnes que brassaient autrefois les paysans au tout début du printemps, pour leur propre consommation; une bière légère et rafraîchissante, donnant parfois lieu à d’heureuses complexités de saveurs et d’arômes épicés et fruités. La Blonde de Chambly qui ne fera son apparition sur les tablettes qu’à la mi-juillet, se veut une blonde facile à boire, ensoleillée et légèrement voilée, au nez fruité agrémenté d’un léger arôme de blé avec en bouche, une pointe d’agrumes et d’herbes séchées finalisée par une délicate tonalité de citron vert. Santé!
  • 3 tasses farine
  • 1 cuillerée à table poudre à pâte
  • 1 cuillerée à thé sel
  • 1 cuillerée à table ciboulette ciselée
  • 1 tasse gruyère râpé
  • 1 tasse cheddar râpé
  • ½ tasse parmesan râpé
  • 1 tasse Blonde de Chambly à température ambiante
  • ¾ tasse crème sure
  • 1 œuf
  • ¼ tasse jus de tomate
  • 1 cuillerée à table moutarde de Dijon
  • 2 cuillerées à thé sauce Worcestershire
Dans une grande jatte, bien mélanger la farine, la poudre à pâte, le sel, la ciboulette, la moitié du gruyère, la moitié du cheddar et la moitié du parmesan, réserver. Dans un bol, à l’aide d’un fouet à main, fouetter la bière, la crème sure, l’œuf, le jus de tomate, la moutarde, et la sauce Worcestershire, jusqu’à bien homogènes. Ajouter les ingrédients liquides aux ingrédients secs et mélanger à l’aide d’une cuillère de bois, jusqu’à l’obtention d’une pâte très épaisse (ne pas trop travailler la pâte!). Transférer l’appareil obtenu dans un moule à pain préalablement beurré, et presser légèrement sur le dessus, de façon à obtenir une croûte relativement uniforme à la cuisson. Parsemer du reste des fromages et faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 45 à 50 minutes, ou jusqu’à bien gonflé et croûté. Laisser tiédir une quinzaine de minutes avant de démouler. Couper en tranches et servir tiède ou froid, accompagné de saucissons ou de pâté, et pourquoi pas d’une Blonde de Chambly bien fraîche.
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Boulange

Biscuits "américains" à la tapenade d'olive verte et au pesto





Recette suggérée par Melissa de Love at First Bite
dans le cadre de ma centième participation aux TWD

Tapenade. n.f.
Domaine(s): - alimentation, épices et assaisonnements
Définition: Pâte faite d'olives noires, d'anchois et de câpres broyés auxquels on ajoute de l'huile d'olive et du jus de citron.
Note(s):
On trouve certaines variantes, comme la tapenade faite avec des olives vertes; dans certaines régions françaises on y ajoute du thon émietté. On sert la tapenade en tartinade sur du pain grillé ou on l'utilise comme condiment avec certains aliments, dont les œufs durs et le concombre.

Malgré que les câpres soient originaires de la Méditerranée, ils furent probablement introduits en Provence, par les Phéniciens de Crête, les Grecs de l’Asie Mineure qui se sont installés près de Marseille au 6e siècle av. J-.C. Le câprier était alors connu sout le nom de «tapeneï» en provençal, et les bourgeons, partie utilisée pour des besoins culinaires, étaient nommés «tapeno» et conservés dans des amphores remplies d’huile d’olive, puique le vinaigre n’était pas encore utilisé à l’époque. Après un certain temps dans l’amphore, les câpres prenaient la texture d’une pâte épaisse, l’ancêtre de la tapenade moderne. On emploie donc cette appelation de «tapenade» aujourd’hui, pour les câpres plutôt que pour les olives, qui sont en volume, le plus important ingrédients constituant la tapenade. Au 2e siècle, on vit enfin l’utilisation du vinaigre et de l’ail, devenir prévalente pour conserver les aliments; un amalgame de la période moyenâgeuse, prôné par les théories médicales du physicien grec Galien dominaient. Chanot-Bullier, l’auteur d’un livre de recettes de la région de la Provence: Vieii receto du cousino prouvençalo, « Vieilles recettes de cuisine provençales », divisa la cuisine provençale en quatre régions et catégorisa la tapenade dans la troisième région, la toulonnaise-varoise. D’après l’auteure, la tapenade, cette fameuse pâte d’olives, d’anchois, de thon et de câpres dégustée sur de petits toasts et accompagnée de Pernod, appartiendrait donc à la cuisine de la Côte d’Azur, empire des coquillages et des mollusques mangés crus.
  • 2 tasses farine
  • 1 cuillerée à table poudre à pâte
  • 1 cuillerée à thé sucre
  • 1 cuillerée à thé sel
  • 3 cuillerées à table tapenade d’olive verte (ou noire)
  • 2 cuillerées à table pesto (maison ou du commerce)
  • 1 tasse crème 35%
Dans un bol, bien mélanger la crème et le pesto, réserver.

Dans une grande jatte, bien mélanger la farine, la poudre à pâte et le sel.

Ajouter la crème et la tapenade, bien incorporer.

Avec les mains, pétrir légèrement la pâte en 3 à 4 coups, afin d’obtenir une boule homogène.

Transférer la pâte obtenue sur un plan de travail enfariné, et abaisser avec les doigts, jusqu’à une épaisseur de ½‘’.

Découper les formes désirées dans la pâte, à l’aide d’un emporte-pièce au choix.

Poser les biscuits sur une plaque de cuisson préalablement beurrée ou tapissée de papier parchemin.

Retravailler la pâte restant (le moins possible) afin d’obtenir les plus de biscuits possible.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 425° pendant 14 à 18 minutes ou jusqu’à gonflés et légèrement dorés.

Servir tièdes ou chauds avec du beurre, de la confiture, de la soupe ou même, un ragoût.

Source: Baking, From My Home to Yours - Dorie Greenspan - déclinaison


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Petits pains cacao-banane




Recette suggérée par Steph de Obsessed With Baking
dans le cadre de ma quatre-vingt-huitième participation aux TWD

Un midi, à la cafétéria d’une école menée par des religieuses catholiques, les enfants sont en ligne pour être servis. Les plateaux glissent le long du comptoir vitré, d’où sortent des portions de bœuf, de purée de pommes de terre et de haricots verts. En tête de ligne se trouvent les ustensiles, les serviettes de papier et un grand plateau couvert de tranches de pain. La mère supérieure au garde à vous tout près du pain, supervise l’heure du dîner en rappelant aux enfants: «Il n’est permit qu’une seule tranche de pain par élève et faites attention, Dieu vous regarde!» Les enfants tour à tour, ne se servent qu’une unique tranche de pain, bien trop effrayés de contrevenir aux ordres de la mère supérieure, ou de possiblement être victime de la colère de Dieu. Un peu plus loin en fin de ligne, les enfants trouvent les berlingots de lait et un plateau où s’empilent biscuits au chocolat et fruits frais. Un des élèves arrivé aux abords du plateau de biscuits, chuchote à son voisin: «Tu peux en prendre autant que tu veux, Dieu est occupé à surveiller le pain!».
  • 2 tasses farine
  • 1 tasse cacao
  • 2 cuillerées à thé poudre à pâte
  • Pincée de bicarbonate de sodium
  • Pincée de sel
  • ½ tasse beurre
  • 1 tasse sucre
  • ½ tasse cassonade
  • 2 gros œufs
  • 2 bananes bien mûres écrasées
  • 1 tasse babeurre
  • ½ tasse brisures de chocolat mi-sucré
Dans un bol, bien mélanger la farine, le cacao, la poudre à pâte, le bicarbonate de sodium et le sel, réserver.

Dans une grande jatte, à l’aide d’un batteur électrique, battre le beurre jusqu’à bien crémeux, environ 2 minutes.

Ajouter le sucre et la cassonade et continuer de battre pendant 2 minutes.

Ajouter les œufs un à un et les bananes en battant pendant 1 minutes après chaque addition.

Ajouter les ingrédients secs aux ingrédients liquides, en trois étapes et en alternant avec le babeurre (en commençant et en terminant avec les ingrédients secs).

Incorporer les brisures de chocolat à la maryse et diviser l’appareil obtenu dans les 12 cavités d’un moules à petits cakes, préalablement beurrés.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 40 à 45 minutes, ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre d’un cake en ressorte propre.

Laisser tiédir quelques minutes avant de démouler.

Source: Baking, From My Home to Yours - Dorie Greenspan - déclinaison


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Foccacia au parmesan et basilic



En Inde, on retrouve le basilic sacré, Ocimum tenuiflorum, dans presque toutes les maisons hindoues. Aussi appelé tulsi, on en retrouve deux variétés surtout: la sombre, Shyama et la claire, Rama. Cette plante est très importante pour la tradition hindouiste en étant un très fort symbole de cette communauté. Dans le langage sanskrit, le terme «tulsi» signifie «l’incomparable». La signification du basilic sacré prend tout son sens dans Tulabharam, la pesée. Satyabhama se vantait souvent de l’amour que lui portrait Krishna et de l’emprise qu’elle avait sur lui. Rishi Narada en visite chez Satyabhama, rapporta dans une conversation qu’en fait, ce serait Rukmini, la première épouse de Krishna qui détiendrait son cœur. Incapable de supporter ces propos, Satyabhama somma Narada de les prouver. Et Narada proposa alors à Satyabhama de charitablement lui donner Krishna, pour ensuite le regagner en payant son poids en or et en bijoux. Narada pour l’encourager, laissa croire à Satyabhama que si elle réussissait, l’amour de Krishna n’en serait que décuplé; mais il la provoqua aussi en doutant de sa fortune, essayant de la persuader que celle-ci n’était peut-être pas assez grande pour contrebalancer le poids de Krishna et dans le cas où Satyabhama ne parviendrait pas à relever le défi, Narada hériterait de Krishna en tant qu’esclave. Après que Krishna fut envoyé chez Narada, une énorme balance fut mise en place. Satyabhama pendant ce temps rassembla toutes ses richesses et bientôt, tout cet or, ces bijoux et ces pierres précieuses furent posés sur un côté de la balance, avec Krishna assis de l’autre. Mais la balance ne bougeait pas. Narada tracassait Satyabhama en lui disant qu’il n’était plus bien loin le temps où Krishna serait vendu au marché des esclaves. Satyabhama paniquée, supplia les autres épouses de Krishna afin qu’elles aussi, ajoutent leurs richesses à la balance. Elles acceptèrent par amour pour Krishna mais en vain, la balance ne bougeait toujours pas. Narada suggéra à Satyabhama d’aller consulter Rukmini; peut-être qu’elle saurait comment la sortir de cette impasse. Satyabhama dut ravaler sa fierté pour faire appel à la première femme de Krishna. Rukmini vint et posa une seule et unique feuille de tulsi sur la balance et comme par magie, la balance pencha si lourdement du côté de la feuille de tulsi que même lorsqu’on retira tout l’or et tous les diamants, celle-ci penchait toujours du côté de la feuille. Alors qu’il existe de nombreuses versions de la pesée, l’histoire de la feuille de tulsi ayant plus de poids que toutes les richesses de Satyabhama, reste la fin la plus populaire. Elle est fréquemment employée pour rappeler la signification du basilic sacré et combien la plus humble des offrandes à Dieu, est toujours supérieure à celle d'autres richesses matérielles.


Tulabharam - La pesée
  • 1 t. eau tiède
  • 2 c. à table huile d’olive
  • 1 sachet de levure sèche (1½ c. à thé)
  • 3 t. farine
  • ¾ c. à thé sel
  • ½ t. parmesan finement râpé
  • 1 c. à table comble basilic séché
  • 5 gousses d’ail pressées
  • Huile d’olive
  • Gros sel
  • Basilic séché
Déposer les 8 premiers ingrédients dans la cuve de la machine à pain, selon des directives du manufacturier.

Mettre la machine à pain en marche, au cycle «pâte – dough».

Lorsque le cycle est terminé, poser la pâte obtenue sur une plaque à cuisson tapissée de papier parchemin et la façonner doucement avec les doigts jusqu’à l’obtention d’une rectangle grossier, d’environ 10x15".

Badigeonner toute la surface de la pâte d’huile d’olive, saupoudrer de basilic séché et de gros sel au goût.

Faire cuire au four sur la grille du centre à 400°, pendant 15 à 20 minutes pour une foccacia tendre ou pendant 20 à 25 minutes pour une foccacia plus croustillante.

Couper en larges lamelles et servir avec un peu d’huile d’olive et de vinaigre balsamique, si désirée.


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Petits cakes à la mangue fraîche



Recette suggérée par Kelly de Baking With the Boys
dans le cadre de ma cinquante-troisième participation aux TWD

Comme à toutes les années depuis plus de 30 ans, juillet sera le théâtre du festival de la mangue tenu à Delhi, en Inde. Plus de 50 cultivateurs de mangues de partout au pays s’y retrouvent afin de faire mieux connaître «la reine des fruits». En Inde, la mangue est considérée comme bien plus qu’un simple fruit; elle fait référence à un héritage royal et la mythologie hindoue lui attribue même une aura mystique, celle d’un symbole de joie de vivre. Les visiteurs qui en général, ne croient retrouver que 5 à 6 variétés de mangues au festival, y sont éduqués à travers des dégustations, des jeux et des compétitions concernant plus de 550 variétés de mangues cultivées, ainsi que d’innombrables façons de les apprêter. Parmi les mangues à l’affiche du concours on compte la Alphonso, la Mallika, l’Amrapali, l’Himsagar, la Malda, la Balia, la Chorasya, la Dhaman, la Dhoon, la Fazia, la Gelchia, la Nigarin Kheria, la Ruchika et la Shamasi. Les visiteurs peuvent aussi assister à plusieurs concerts et spectacles de danse hauts en couleurs. Le festival se veut international, mais surtout un événement informel présentant deux volets, le premier étant celui de promouvoir le tourisme en Inde et le second de favoriser l’exportation de la mangue. L’événement est aussi une belle opportunité pour l’industrie de transformation de la mangue, de faire valoir ses produits de confitures, de marinades, de jus et de fruits en conserve. Il est intéressant de noter que l’Inde, plus grand producteur de mangues au monde avec près de 50% de la production mondiale, exporte environ 40 000 tonnes métriques de mangues vers 80 pays différents, et le revenu annuel de cette exportation s’élève à plus de $85 millions.

«La force d'une nation réside ultimement dans ce qu'elle peut accomplir seule, sans emprunter aux autres.»

Indira GANDHI


143 variétés de mangues, parmi tant d'autres!
  • 2½ t. farine
  • 1 t. sucre
  • 1 c. à thé poudre à pâte
  • 1 c. à thé bicarbonate de sodium
  • 1 c. à thé gingembre moulu
  • 1 c. à thé cardamome moule
  • Pincée de sel
  • 3 œufs
  • ¾ t. huile de canola (ou autre sans goût)
  • ½ t. cassonade
  • 2 t. mangues fraîches coupées en cubes
  • ½ t. raisins secs
  • Zeste d’une lime
Dans un bol, bien mélanger la farine, le sucre, la poudre à pâte, le bicarbonate, le gingembre, la cardamome et le sel, réserver.

Dans une grande jatte, battre les œufs et l’huile au fouet à main, jusqu’à pâles.

Ajouter les ingrédients secs d’un coup et bien mélanger le tout à l’aide d’une maryse.

Lorsque la pâte est bien épaisse et forme une boule, ajouter les mangues, les raisins et le zeste de lime et bien incorporer.

Transférer le tout dans les cavités d’une moules à petits cakes, préalablement beurrées.

Déposer le moule sur deux plaques de cuisson posée une sur l’autre et faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 40 à 50 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre d’un pain en ressorte propre.

Laisser tiédir 5 minutes avant de démouler, garder dans un contenant hermétique.

*Donne 8 à 10 petits cakes.

Source : Baking, From My Home to YoursDorie Greenspan – déclinaison


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Cake à l'italienne aux légumes et fromage


La tragédie rappelant la conclusion de Roméo et Juliette pris place à Padoue, une très belle ville italienne d’environ 220 000 habitants, ironiquement située à moins de 60km de Vérone, scène du célèbre drame shakespearien. À 71 ans, Ettore avait gardé le chevet de sa femme, hospitalisée après avoir subit un grave infarctus qui l'avait entraînée dans un coma, en Septembre 2004. Les médias italiens rapportaient qu’Ettore visitait sa femme tous les jours, il faisait parfois même le trajet vers l’hôpital, jusqu’à quatre fois dans une même journée. Mais mercredi le 19 janvier 2005, près de 4 mois après le malheureux accident de sa femme, Ettore se suicide en s’asphyxiant au monoxyde de carbone dans le garage de son domicile. Ettore avait récemment avoué au pasteur de sa communauté, qu’il était très pessimiste face aux espérances de guérison de sa femme; le couple n’avait pas d’enfant. Dans la pièce de Shakespeare, pour pouvoir s’enfuir à l'insue de tous avec Roméo, Juliette avale une potion qui devait lui donner l'apparence de la mort. Mais ignorant tout de son plan, Roméo croit qu’elle est bel et bien morte et par amour, se suicide en buvant à son tour un réel poison. Juliette se réveille enfin et trouvant Roméo mort à ses côtés, se poignarde sur le champ. Douze heures après qu’Ettore se soit suicidé, Rossana, sa femme, émergea de son coma et demanda à voir son mari.

«Fermer les yeux devant le danger, c'est se donner en proie et renoncer à son libre arbitre.»
Georges MEREDITH
Extrait de Les Comédiens tragiques
  • 3 t. farine
  • 2 c. à thé poudre à pâte
  • 1 c. à thé sel
  • 4 œufs
  • ¼ t. crème 15%
  • ½ t. tomates séchées hachées
  • ½ t. partie verte d’oignons verts hachés
  • 3 gousses d’ail émincées
  • 2 t. fromage râpé (Provolone, Mozzarella, Suisse ou autre)
  • 1 c. à thé basilic séché
Dans un bol, bien mélanger la farine, la poudre à pâte et le sel, réserver.

Dans une grande jatte, battre les œufs et la crème (réserver 2 cuillerées à table de ce mélange pour badigeonner le cake avant de l’enfourner).

Ajouter les légumes, le fromage et le basilic, bien mélanger.

Ajouter les ingrédients secs aux ingrédients liquides et mélanger à la cuillère de bois jusqu’à l’obtention d’un pâte épaisse.

Façonner la pâte obtenue en un rouleau d’environ 10x6x2" et le déposer sur une plaque à cuisson préalablement tapissée de papier parchemin ou d’un Silpat.

Badigeonner le tout des 2 cuillerées à table du mélange d’œufs réservé et faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 30 à 35 minutes ou jusqu’à bien doré.

Laisser tiédir une vingtaine de minutes avant de servir tranché nature, avec du beurre et du jambon, ou au goût.


Source : Farine King Arthur



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Pain d'épices au chocolat et gingembre frais, sauce à l'orange




Recette suggérée par Heather de Sherry Trifle
Dans le cadre de ma trente-septième participation aux TWD
Ces petits doigts boudinés que sont les rhizomes du gingembre seraient apparemment originaires du sud-est de l’Asie. Un essai du 3e siècle av. J.-C. «À la recherche des racines de la saveur», affirme que les maîtres de la dynastie Shang, remontant du 8e au 12e siècle av. J.-C., avaient déjà mis la main sur la région sichuanaise où poussait le meilleur gingembre au monde. Puis, plus de 2500 ans plus tard, vers le 13e siècle, Marco Polo relate les vastes plantations vouées à sa culture, dans «Cathay». Les deux cultures, hindoue et chinoise, donnaient beaucoup d’importance aux qualités médicinales du gingembre, pour la digestion, l’appétit, la stimulation sexuelle, etc. Avec le temps, on lui attribua des propriétés bénéfiques pour le rhume, l’anémie, le foie, la jaunisse, les rhumatismes, le tétanos et même la lèpre. Le gingembre représentait une partie fondamentale de l’alimentation de Confucius et fut aussi placée dans les tombes royales pour nourrir les morts dans l’au-delà. Jusqu’à récemment, on ornait les portes des demeures chinoises dans lesquelles des nouveaux-nés venaient d’être mis au monde; on dit que le gingembre ainsi utilisé, absorberait tout défaut de caractère qui entrerait visiter l’enfant. Dans la cuisine chinoise, le gingembre est «yang» ou «chaud», une des raison d’ailleurs, pour laquelle il est reconnu pour chasser le «froid» du rhume, de la grippe ou de tout autre mal. Dans la culture orientale, les Assyriens et les Babyloniens l’utilisaient en cuisine, puis les Égyptiens et les Perses à leur tour, un peu plus tard. Le Roi Salomon aurait chargé les Phéniciens de détourner la Mer Rouge afin d’y accéder. Mais ce furent les marchands arabes qui ultimement, capitalisèrent sur sa valeur. Les Grecs l’utilisait parce qu’ils le croyaient bon pour la santé, les Romains parce qu’ils l’adoraient. Mais notons que les cuisines moyen-orientales et méditerranéennes ont développé son usage à partir de sa version séchée et non fraîche; parce qu'il était à l’époque, impossible de l’utiliser autrement vu les longs voyages qu'il faisait depuis l’Asie et l’Inde, par les routes de terre et de mer. Et même lorsque le gingembre frais fut disponible à ces cuisines, les traditions perdurèrent et le gingembre séché l’emporta en popularité. Les Anglais l’obtinrent avant la conquête normande en 1066, probablement rapporté par les soldats romains, et celui-ci gagna en popularité jusqu’au 14e siècle, alors qu’on le servait sur la table des riches, aux côtés du sel et du poivre; il était si convoité qu’on le payait le même prix qu’un mouton entier. Shakespeare le qualifiait de «race», du terme hispanique «raice» signifiant «racine» et qui donna plus tard «racé». Ces l’amour que les Anglais avaient pour le gingembre qui s’étendit aux colonies et voyagea jusqu’au Nouveau Monde sous forme de gâteaux, de biscuits, de boissons et de bières. Au 16e siècle, les Espagnols l’introduisirent dans le Nouveau Monde pour le cultiver et ainsi, éviter le monopole capitaliste des marchands d’épices européens. En 1547, la Jamaïque en exportait des navires entiers vers l’Espagne. Les Portugais aussi, avaient des esclaves qui le cultivaient en Afrique de l’Ouest et au Brésil.

Gâteau
  • 2 c. à table gingembre râpé
  • 1 c. à table sucre
  • 2 t. farine
  • 1 c. à thé bicarbonate de sodium
  • 2 c. à thé gingembre moulu
  • ¾ c. à thé cannelle
  • ¼ c. à thé clou de girofle moulu
  • 1 c. à thé anis
  • 11 c. à table beurre à temperature ambiante
  • ¾ t. cassonade
  • 3 gros œufs
  • ½ t. mélasse
  • 4oz. chocolat noir fondu tiédi
  • 1 t. babeurre
  • ¾ t. minis brisures de chocolat au lait
Sauce à l’orange
  • ¼ t. crème 35%
  • ¼ t. jus d’orange fraîchement pressé (si possible sanguine)
  • 1 c. à table concentré de jus d’orange congelé
  • 2oz. chocolat blanc grossièrement haché
Pour le gâteau

Dans un petit bol, mélanger le sucre et le gingembre, réserver.

Dans un bol, bien mélanger la farine, le bicarbonate et toutes les épices moulues, réserver.

Dans une grande jatte, battre le beurre et la cassonade jusqu’à légers et mousseux.

Ajouter les œufs un à la fois en battant 1 minute après chaque addition.

Ajouter la mélasse et battre à nouveau jusqu’à bien lisse.

Ajouter le chocolat fondu, le gingembre frais et le sucre, battre à nouveau jusqu’à bien incorporés.

Ajouter le tiers des ingrédients secs réservés, aux ingrédients liquides, bien battre.

Ajouter la moitié du babeurre et bien battre.

Répéter ces opérations jusqu’au dernier ajout d’ingrédients secs.

Incorporer les minis brisures de chocolat à l’aide d’une maryse et transférer l’appareil dans un moule de 13x9’’, préalablement beurré.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 40 minutes ou jusqu’à ce que le test du cure-dent réussisse.

Laisser tiédir 5 à 10 minutes avant de démouler.

Pour la sauce

Dans un bol allant au four micro-ondes, chauffer la crème, le jus d’orange et le concentré à puissante maximale, pendant 1m30s.

Ajouter le chocolat blanc haché, laisser reposer quelques secondes et mélanger jusqu’à bien fondu.

Napper le gâteau démoulé et découpé en carrés de la sauce à l’orange tiède, et servir aussitôt.

Source: Baking, From My Home to Yours - Dorie Greenspan - déclinaison


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