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lundi 23 novembre 2009

Sandwiches Monte-Cristo



[…] Et tous deux s'acheminèrent d'un pas rapide vers l'endroit indiqué. Arrivés là, ils se firent apporter une bouteille et deux verres. Le père Pamphile venait de voir passer Dantès il n'y avait pas dix minutes. Certains que Dantès était aux Catalans, ils s'assirent sous le feuillage naissant des platanes et des sycomores, dans les branches desquels une bande joyeuse d'oiseaux chantaient un des premiers beaux jours de printemps. À cent pas de l'endroit où les deux amis, les regards à l'horizon et l'oreille au guet, sablaient le vin pétillant de La Malgue, s'élevait, derrière une butte nue et rongée par le soleil et le mistral, le village des Catalans.

Alexandre DUMAS, extrait de Le Compte de Monte-Cristo

Bien que l’origine de ce sandwich soit quelque peu mystérieuse, la plupart s’entendent pour dire qu’il serait un dérivé du croque-monsieur français. Il aurait fait ses débuts dans le Sud de la Californie vers les années ‘40 et n’aurait vraisemblablement rien à voir avec le personnage mytique du roman d’Alexandre Dumas père, le Comte de Monte-Cristo. En effet dans le cas du sandwich, le nom «Monte-Cristo» ne serait qu’une corruption linguistique volontaire de «Croque-Monsieur». Popularisé par le restaurant Blue Bayou de Disneyland dans les années ’60, le fameux sandwich ne cesse d’acquérir de nouveaux adeptes depuis ce temps. D’ailleurs, plusieurs restaurants et bistros contemporains américains l’inscrivent fièrement depuis quelques années, à la tête de leur menu.

Pour 4 sandwiches
  • 8 tranches de pain ferme
  • 2 c. à table beurre mou
  • 8 fines tranches de jambon fumé
  • 2 c. à table moutarde à l’ancienne
  • 4 fines tranches de gruyère ou d’emmental
  • 2 c. à table mayonnaise
  • 8 fines tranches de dinde pressée
  • 2 œufs
  • 2 c. à table lait
  • 1 c. à table moutarde de Dijon
  • Sel et poivre au goût
  • 2 c. à table huile d’olive
  • 2 c. à table beurre
  • Quelques olives vertes farcies au poivron (facultatif)
  • Sirop d’érable, confitures ou compotes de fruits diverses au choix (facultatif)
Monter les sandwiches dans l’ordre suivant: tranche de pain beurrée, 2 tranches de jambon, moutarde à l'ancienne, 1 tranche de fromage gruyère (ou emmental), mayonnaise, 2 tranches de dinde pressée et enfin, la seconde tranche de pain beurrée.

Dans une grande assiette creuse, battre les oeufs, le lait et la moutarde de Dijon, saler et poivrer au goût.

Faire chauffer l'huile et le beurre dans un grand poêlon, à feu doux.

Tremper chaque côté des sandwiches rapidement dans le mélange d'oeufs et les déposer dans le poêlon chaud.

Faire dorer les sandwiches environ 2 minutes de chaque côté ou jusqu’à bien dorés.

Couper les sandwiches en triangles, piquer d'olives vertes et servir tièdes accompagnés de confiture, de compote ou de sirop pour faire trempette.


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vendredi 20 novembre 2009

Carrés au citron extra acidulés



Jaune, c’est le soleil, la vie, la chaleur, mais c’est aussi une couleur qui comme le rouge renferme un symbolisme conflictuel. D’un côté elle signifie la joie et le bonheur, et de l’autre la lâcheté, la déception et la jalousie. Mais le jaune a le pouvoir d’améliorer la mémoire, la persuasion et le charme; il peut aussi faire décroître le désir de critiquer. Les gens qui ont une aura jaune sont les plus ouverts, énergétiques, enjoués et optimistes qui soient. Leur plus grand désir est d’apporter la joie partout où ils se trouvent, d’avoir du plaisir et d’aider à sauver la planète. Soit ils sont très timides et sensibles, soit ils adorent être le clou de la soirée. Leur caractère taquin est rempli d’humour; ils adorent rire et faire rire. Ceux dont l’aura est jaune, croient que la vie est faite pour le plaisir; ils aiment que leur vie soit libre et spontanée. Toujours le sourire aux lèvres, ils rappellent à ceux qui les entourent de ne pas se prendre trop au sérieux. Ils apprécient beaucoup la nature, mais sont souvent inquiets à propos des questions environnementales ainsi que de la survie de la faune d’ailleurs, les chiens sont très attirés par les gens qui ont une aura jaune. Culturellement, le jaune occupe une grande place chez différents peuples. Pendant des années, des rubans jaunes étaient portés par les femmes qui espéraient le retour de leur mari, parti à la guerre. Aujourd’hui encore, on utilise souvent la couleur jaune pour accueillir ceux qu’on aime, chez soi. Même s’il n’alerte pas au danger autant que le rouge, sa grande visibilité permet aussi de l’utiliser pour attirer l’attention et pour prévenir les accidents, le long des routes. Le jaune est la couleur du deuil en Égypte et les acteurs du Moyen-Âge s’habillaient aussi de jaune, pour signifier la mort. Au Japon, le jaune est synonyme de courage, en Inde, il pointe vers le commerce et la paix. Du jaune beurre au jaune tournesol, l’art du Feng Shui réveille une pièce avec le jaune et la rend plus chaleureuse et invitante. Alors qu’il peut être utilisé seul comme pour les autres couleurs primaires, le jaune est le plus souvent utilisé accompagné d’autres couleurs. Mais lorsque le rouge ou le orangé se font trop vifs ou trop sombres, le jaune devient une très joyeuse alternative. Pour vivifier les bleus et les gris, pour donner un air estival à l’orangé ou encore adoucir certaines couleurs foncées, on peut utiliser l’ocre, l’or, le safran, le crème, le topaze, l’ambre, l’orpin ou encore le jaune beurre, citron, banane, canari, paille, moutarde ou poussin.

Croûte
  • 1½ t. farine
  • ¼ t. sucre
  • ¼ t. cassonade
  • Pincée de sel
  • Zeste d’un citron finement râpé
  • ¾ t. beurre
Garniture
  • 4 œufs
  • 1½ t. sucre
  • ¾ t. jus de citron fraîchement pressé (environ 3 citrons moyens)
  • Zeste d’un citron finement râpé
  • ⅓ t. farine
  • Pincée de sel
  • Sucre glace (pour le service)
Pour la croûte

Dans une grande jatte, bien mélanger la farine, le sucre, la cassonade et le sel.

À l’aide d’un coupe pâte, défaire leur beurre dans les ingrédients secs jusqu’à l’obtention d’une texture grumeleuse.

Ajouter le zeste de citron, bien incorporer.

Transférer le tout dans un moule carré de 8’’, préalablement tapissé de papier parchemin (en prenant soin de laisser les rebords du papier assez long pour facilement démouler le tout par la suite).

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 15 à 20 minutes ou jusqu’à légèrement doré.

Pour la garniture

Pendant ce temps, dans une grande jatte, bien battre les œufs et le sucre jusqu’à pâles et mousseux.

Ajouter le jus de citron, la farine, le zeste et le sel et bien mélanger à nouveau.

Verser le tout sur la croûte encore chaude et retourner au four, à 300°, pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que le dessus soit bien doré.

Laisser tiédir à température ambiante avant de mettre au frigo au moins 1H.

Lorsque bien refroidi, couper en carré à l’aide d’un couteau non dentelé et saupoudrer de sucre glace quelques instants avant de servir.


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jeudi 19 novembre 2009

Flammekueche


Le flammekueche tiendrait ses origines des régions de Bade et d’Alsace, à l’époque où les paysannes ne préparaient le pain qu’une fois par semaine, pour leur famille et les gens de la ferme. Une fois le four bien chaud, on écartait les braises rougeoyantes vers les côtés et pour vérifier si la température de la sole était à point pour la délicate cuisson du pain, les femmes façonnaient des morceaux de pâte fine, qu’elles y faisaient cuire quelques minutes. Éventuellement cette façon de tester la température du four se transforma, et les fermières prirent l’habitude de préparer de grandes tartes toujours de pâte fine, mais avec le temps, agrémentées de crème sûre ou de fromage blanc, d’oignons et de lardons. Pendant la cuisson, les flammes remontant sur les côtés du flammekueche léchaient la pâte et les garnitures, en les faisant dorer et de là, le terme «tarte flambée» est né. Le flemmekueche devint rapidement le déjeuner que tous attendaient avec impatience, à la fin de la semaine. Le plus souvent préparé le vendredi, jour de boulange, il était servi tout droit sorti du four, découpé en morceaux à même la pelle et mangé plié ou roulé, avec les doigts. Une eau de vie alsacienne, le schnaps, était aussi servie aux convives dans un grand verre qui passait de bouche en bouche. Aujourd’hui, le flammekueche est plutôt servi avec un vin alsacien, blanc ou rosé et ses déclinaisons se sont multipliées, de gratinées à forestière, en passant même par le dessert!

Croûte
  • ¾ t. eau tiède (100°)
  • ½ c. à thé sucre
  • 1 enveloppe de levure instantanée
  • 1¾ t. farine divisée
  • 1 c. à thé sel
  • 1 c. à table huile d’olive
Garniture
  • ¾ t. fromage cottage
  • ¾ t. crème sûre
  • 1 c. à table beurre
  • 2 gros oignons émincés
  • Sel et poivre au goût
  • ½ c. à thé muscade
  • 5 tranches de bacon coupées en morceaux
Pour la pâte

Dans un bol, mélanger l’eau tiède, le sucre et la levure, laisser reposer 2 minutes.

Ajouter ¾ de tasse de farine au mélange obtenu, bien incorporer jusqu’à bien lisse.

Dans un grande jatte, bien mélanger le reste de la farine et le sel, faire un puits au centre et y verser les ingrédients liquides.

À l’aide d’une cuillère de bois, bien incorporer toute la farine en la ramenant vers l’intérieur du puits.

Ajouter l’huile et pétrir légèrement la pâte obtenue, à même la jatte.

Lorsque bien lisse, étaler la pâte finement du bout des doigts, sur une plaque à pizza antiadhésive et jusqu’à une taille d’environ 16’’ de diamètre, réserver.

Pour la garniture

Dans la jarre du blender, mettre le fromage cottage et pulvériser jusqu’à bien lisse.

Ajouter la crème sure, le sel, le poivre et la muscade et pulvériser à nouveau quelques instants, réserver.

Dans un grand poêlon, faire chauffer le beurre sur un feu modéré et y faire tomber les oignons pendant une dizaine de minutes ou jusqu’à translucides.

Transférer les oignons dans une jatte, ajouter la crème réservée et bien mélanger, réserver.

Dans le même poêlon, faire cuire les morceaux de bacon sur un feu modéré, jusqu’à cuits mais non croustillants, égoutter le surplus de gras, réserver.

Étendre le mélange d’oignons uniformément sur la pâte, puis parsemer de morceau de bacon.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 450° pendant 15 à 20 minutes ou jusqu’à ce que la croûte soir bien dorée.


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mercredi 18 novembre 2009

Bretzels de Noël




Que la nourriture soit d’une nature sacrée, cela va de soi. Mais quelle nourriture aurait bien pu aider à enseigner la religion, il y a plus de 1000 ans? Le bretzel. Cet humble craquelin est aujourd’hui disponible dans différentes tailles, tendre ou croquant et dans des saveurs qui étonneraient très certainement le moine qui l’a inventé vers le 6e siècle. Perdu dans ses pensées, un moine boulanger aurait façonné sans s’en rendre compte, une petite portion de pâte qui restait de son pétrissage; un premier boudin tout fin fut modelé en une figure ressemblant à une personne priant les bras croisés. Le moine surpris de son travail distrait, fit tout de même cuire son invention, par simple amusement. Les autres moines auraient apprécié ce que le boulanger avait inventé et commencèrent à utiliser ces petites collations pour récompenser les enfants de leur tutelle. Appelé «pretiola» qui signifie «petite prière», le bretzel aurait donc au départ, aidé les enfants à comprendre la Sainte-Trinité: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le succès que remporta le bretzel auprès des enfants, se répandit rapidement à travers les monastères environnants et bientôt, devint un important symbole de la vie religieuse. Le bretzel s’immisça même très vite dans la cérémonie du mariage en symbolisant l’union des mariés; une pièce de bois sculptée au 17e siècle retrouvée dans la cathédrale de Bern en Suisse, représente le «nœud du mariage» comme un bretzel! Aujourd’hui, le bretzel s’est frayé un chemin dans nos assiettes, des salades aux hors-d’œuvres, en accompagnement des soupes ou des trempettes; vraisemblablement, de nombreuses personnes très créatives, ont trouvé moult façons d’apprêter ce divin craquelin.
  • Minis bretzels salés
  • Chocolat mi-sucré haché (ou noir au goût)
  • Cannes de Noël concassées (ou brisures de pralin, paillettes de sucre coloré, etc.)
Dans un bain-marie ou dans une chocolatière, faire fondre le chocolat jusqu’à liquide.

Tremper les bretzels un à la fois dans le chocolat et les déposer sur une feuille de papier cirée.

Lorsque le chocolat des bretzels commence à figer, saupoudrer de miettes de cannes de Noël, de brisures de pralin ou de paillettes de sucre coloré.

Laisser complètement figer et transférer dans un contenant hermétique.


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mardi 17 novembre 2009

Soixante-dix-huitième participation aux TWD - Croustades aux pommes et canneberges


Recette suggérée par Em de The Repressed Pastry Chef
dans le cadre de ma soixante-dix-huitième participation aux TWD


If you, if you could return, don't let it burn, don't let it fade.
I'm sure I'm not being rude, but it's just your attitude,
It's tearing me apart, It's ruining everything.

I swore, I swore I would be true, and honey, so did you.
So why were you holding her hand? Is that the way we stand?
Were you lying all the time? Was it just a game to you?

But I'm in so deep. You know I'm such a fool for you.
You got me wrapped around your finger.
Do you have to let it linger?
Do you have to, do you have to, do you have to let it linger?

Oh, I thought the world of you.
I thought nothing could go wrong,
But I was wrong. I was wrong.

If you, if you could get by, trying not to lie,
Things wouldn't be so confused and I wouldn't feel so used,
But you always really knew, I just wanna be with you.

And I'm in so deep. You know I'm such a fool for you.
You got me wrapped around your finger, ah, ha, ha.
Do you have to let it linger? Do you have to, do you have to,
Do you have to let it linger?


Linger - The Cranberries, 1993

Crumble
  • ¾ t. farine
  • ½ t. flocons d’avoine
  • ½ t. cassonade
  • ½ t. noix de coco râpée
  • 1 c. à thé gingembre frais râpé
  • 8 c. à table beurre à température ambiante
Garniture
  • 4 grosses pommes à cuisson pelées parées coupées en petits cubes
  • 1 t. canneberges fraîches
  • ½ t. raisins secs
  • ⅔ t. sucre
  • 1 c. à table farine
Dans une grande jatte, bien mélanger les 5 premiers ingrédients du crumble et y couper le beurre à l’aide d’un coupe-pâte, jusqu’à l’obtention d’une texture grumeleuse, réserver.

Dans un grande jatte, bien mélanger tous les ingrédients de la garniture et séparer également le mélange obtenu dans 8 ramequins d’environ une tasse, préalablement beurrés.

Tasser légèrement le mélange de fruits et recouvrir du crumble réserver, séparé également entre les 8 ramequins.

Presser à nouveau légèrement le crumble avec les doigts, et déposer les ramequins sur une plaque de cuisson.

Faire cuire au four sur la grille du centre à 375°, pendant 40 à 45 minutes ou jusqu’à bien dorés et croustillants.

Laisser tiédir une vingtaine de minutes avant de servir.

Source: Baking, From My Home to Yours - Dorie Greenspan - déclinaison


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