mardi 14 juillet 2009

Soixante et unième particpation aux TWD (rewind) - Galette aux fruits d'été, pêches blanches et bleuets


Recette suggérée par Michelle de Michelle in Colorado Springs
dans le cadre de ma soixante et unième participation aux TWD


Renoir prenait beaucoup de plaisir à observer les parisiens. Un de ses endroits de prédilection pour la contemplation du tout Paris, le moulin de la galette, lieu typique de divertissement, nous a donné un dimanche après-midi à l’ombre des acacias de sa cour - Bal du moulin de la galette: une des plus heureuse compostions de l'artiste. À l’époque encore très rurale de Montmartre, le moulin surnommé «de la galette» pour sa spécialité de crêpes, accueillait une clientèle locale, surtout de jeunes femmes accompagnées de leurs compagnons, entremêlés d’autres artistes qui tout comme Renoir aimait faire, venaient bénéficier du spectacle et y trouvaient parfois même, de nouveaux modèles inexpérimentés. La lumière tachetée, un effet impressionniste que Renoir après sa révolution artistique en plein air à Argenteuil, semblait tout à fait heureux d’avoir l’opportunité d’utiliser sur des personnages, spécialement des femmes, principales éléments de cette toile. Tout comme Manet l’avait fait dans La musique aux Tuileries, Renoir introduisit nombre de ses modèles à son tableau. On dit que la fille à la robe rayée, au centre du premier plan, aussi charmante que n’importe laquelle des dames de la Cour de Watteau, était Estelle, la sœur de Jeanne, le modèle principal de Renoir. On voit un autre des modèles de Renoir, Margot, sur la gauche en train de danser avec le peintre cubain, Cardenas. À la table du premier plan, sur la droite se trouvent trois amis de Renoir: Frank Lamy, Norbert Goeneutte et Georges Rivière qui, dans l’éphémère publication de L’Impressionniste avait glorifié le moulin de la galette telle une page d’histoire, un moment précieux de la vie parisienne décrite avec une exactitude rigoureuse. Nul avant Renoir, n’avait réussi, voire même osé, capturer sur un canevas de si grande dimension, des aspects de la vie quotidienne. Renoir peignit deux autres versions de cette toile, une petit esquisse à présent gardée au Ordrupgard Museum, près de Copenhague, et un tableau plus petit que la version du Louvre, appartenant à la collection Hay Whitney. Le doute subsiste encore aujourd’hui, à savoir si ce dernier ou celui du Louvre, aurait été originalement peint sur place. Rivière fait référence à un canevas de grande dimension, transporté au moulin de la galette; il apparaît néanmoins évident qu’une toile d’une aussi grande envergure que celle exposée au Louvre, aurait été terminée en studio.


Bal du moulin de la galette, Pierre-Auguste RENOIR - 1876

Pâte
  • 1½ t. farine
  • 2 c. à table sucre
  • Pincée de sel
  • 10 c. à table beurre froid coupé en cubes
  • 2½ c. à table shortening végétal
  • ¼ t. eau glacée
Garniture
  • 3 c. à table confiture (fraises, framboises, bleuets ou autres)
  • 2 c. à table chapelure de biscuits Graham
  • 4 pêches blanches blanchies pelées dénoyautées coupées en deux
  • Sucre
  • 2 t. bleuets
  • 3 c. à table beurre fondu tiédi
  • ½ t. sucre
  • 1 gros œuf
  • 1 c. à thé vanille
  • Sucre casson
Pour la pâte

Dans une jatte, bien mélanger la farine, le sucre et le sel.

À l’aide d’un coupe-pâte couper le beurre et le shortening dans les ingrédients secs jusqu’à l’obtention d’une texture granuleuse de grosseur allant celle de grains d’orge à celle de petits pois.

Ajouter l’eau glacé en commençant par seulement 3 cuillerées à table, remuer à l’aide d’une cuillère de bois.

Ajouter autant d’eau (en ne dépassant pas ¼ de tasse) qu’il sera nécessaire pour la pâte se tienne lorsque pincée.

Façonner la pâte en un disque, l’envelopper d’une pellicule de plastique et mettre au frigo pendant 1H.

Sur un plan de travail propre et enfariné, rouler la pâte bien froide afin d’obtenir un disque d’environ 13" de diamètre et ⅛" d’épaisseur.

Poser la pâte sur une feuille de papier parchemin ou un Silpat.

Pour la garniture

Mesurer un cercle de 9" de diamètre au centre du disque et couvrir celui-ci de confiture.

Saupoudrer la confiture de chapelure de biscuits Graham et déposer les moitiés de pêche dans le cercle central.

Couvrir les pêches de bleuets et rebattre les côtés de la pâte vers le centre de la galette en faisant coller ensemble les godets de pâtes qui se formeront sur le pourtour.

Transférer la galette (incluant la feuille de papier parchemin ou le Silpat) sur une plaque de cuisson et mettre au congélateur 30 minutes.

Badigeonner un peu d’eau sur la pâte et saupoudrer de sucre avant de faire cuire au four sur la grille du bas, à 425° pendant 10 minutes, puis sur la grille du haut pendant 15 minutes supplémentaires.

Pendant ce temps, dans un bol, légèrement battre le beurre fondu, l’œuf, le sucre et la vanille, réserver.

Après le total de 25 minutes de cuisson de la galette, ajouter autant de cet appareil que possible, sur les fruits de la galette et remettre au four pour environ 10 à 15 minutes.

Parsemer la galette de sucre casson et laisser tiédir avant de servir.

Source : Baking From My Home to YoursDorie Greenspan – déclinaison


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lundi 13 juillet 2009

Poulet Tetrazzini


Les plats dits «Tetrazzini», qu’ils soient de thon, de poulet ou d’autres viandes (autres que viandes rouges), ont été nommés en l’honneur de la célèbre diva, Luisa Tetrazzini. Née en 1871, à Florence en Italie, Luisa Tetrazzini étudia l’opéra, à l’origine avec sa sœur, la soprano Eva Tetrazzini. Avant d’entreprendre une série de spectacles qui dura plus de 15 ans, dans les provinces d’Italie, en Europe de l’Est, en Amérique du Sud, en Espagne et au Mexique, elle s’était produite en Argentine et à Rome. Mais ce n’est qu’en 1907 , avec La Taviata que la gloire vint, au Royal Opera House de Londres. Sa réputation de cantatrice faite, le Metropolitain House of Opera de New York, fait la grave erreur de la laisser fuir vers le Manhattan Opera d’Oscar Hemmerstein. À ses débuts new yorkais, en 1908, elle était la star du moment avec son répertoire londonien de Lakmé, Dinorah et Elvira, dans I Puritani et autres interprétations. Tetrazzini finit tout de même par chanter au Met, mais très brièvement et pour seulement huit représentations dans les rôles de Lucia, Gilda et Violetta, pendant la saison 1911-12; elle se confina aussitôt après, exclusivement à des prestations de récitals et de concerts. Si le dicton: «It ain’t over till the fat lady sings» contient quelque vérité que ce soit, il s’est clairement appliqué pour Tetrazzini puisque aussitôt qu’elle ouvrait la bouche ou même, mettait le pied sur scène, son audience n’en avait que pour elle; elle subjuguait. Plus lourde que la plus lourde de ses compatriotes, un parfait modèle à la «Rubens», une prima donna robuste du temps passé, joufflue tel un merle du printemps, elle possédait par contre une coloratura si céleste qu’aucun chant d’oiseau aussi divin soit-il, n’aurait pu s’y mesurer. Elle était aussi très vive et d’une nature tout à fait agréable, avec un flair particulier pour le plaisir, ce qui faisait d’elle la parfaite héroïne de présentations comiques. Tetrazzini a peaufiné la maîtrise de son art avec un contrôle sensationnel des plus complexes et élaborées pièces musicales composées pour son type de voix. Sa voix sonnait brillante et assurée; toute soprano moderne gagnerait beaucoup à prendre le temps d’étudier ne serait-ce que quelques uns de ses enregistrements. Heureusement, Tetrazzini a fait de nombreux enregistrements, et sa voix semble s’être très bien prêtée aux techniques primitives de l’époque. Il serait même juste d’affirmer qu’une exacte préservation sonique de sa voix nous a été léguée, puisque les disques confirment jusqu’aux aspects les plus fins de son chant. Elle a pourtant dû continuer de chanter longtemps après ses jeunes années, ses trois ex-maris ayant grandement contribué à flamber sa fortune gagnée bien avant sa dernière représentation en 1934. Son répertoire de chants et d’opéras est très bien représenté sur disque, il est donc possible encore aujourd’hui, de bénéficier d’un vaste et versatile assortiment de son art. La crème de la crème peut être décrite et vantée, mais il faut réellement l’entendre pour la croire.


Aucune pellicule de la longue et brillante carrière de Luisa Tetrazzini n’a survécue. Le seul extrait visuel subsistant reste cette émouvante scène filmée lors de sa retraite où elle accompagne un enregistrement de Caruso: M’Appari

  • 2 poitrines de poulet cuit coupé en cubes
  • 1 c. à table beurre
  • 1 c. à table huile d’olive
  • ½ lb champignons tranchés
  • 1 oignon haché
  • 1 c. à table thym séché
  • 3 gousses d’ail pressées
  • ¼ t. vin blanc
  • 3 c. à table beurre
  • 3 c. à table farine
  • 2 t. lait
  • ½ t. crème 35%
  • ½ t. bouillon de poulet (maison ou du commerce)
  • Pincée muscade
  • Sel et poivre au goût
  • 1 lb linguini (non cuits)
  • 1 t. parmesan finement râpé
  • 4 c. à table chapelure italienne
Déposer le poulet en cubes dans une grande jatte, réserver.

Dans un grand poêlon, faire chauffer le beurre dans l’huile sur une feu modéré et y faire revenir les champignons jusqu’à ce qu’ils aient rendu leur eau, environ 10 minutes.

Ajouter l’oignon et l’ail et poursuivre la cuisson jusqu’à translucides, environ 5 minutes.

Ajouter le thym et bien en enrober les légumes.

Ajouter le vin blanc, laisser réduire à sec et ajouter au poulet réserver dans la jatte, lorsque complètement réduit.

Dans le même poêlon, préparer le roux; faire chauffer le beurre sur un feu modéré et y saupoudrer la farine lorsque fondu.

Continuer la cuisson jusqu’à bien doré, en remuant régulièrement.

Ajouter le lait en remuant constamment à l’aide d’un fouet, pour éviter les grumeaux.

Ajouter la crème et le bouillon toujours en remuant au fouet.

Amener le tout à ébullition, aux premiers bouillons baisser le feu et laisser mijoter pendant une dizaine de minutes ou jusqu’à légèrement épaissi.

Pendant ce temps, faire cuire les pâtes à grande eau salée, jusqu’à «al dente», égoutter et ajouter aux mélange de poulet et de légumes.

Bien touiller le tout, ajouter la béchamel et répartir également le mélange dans un plat allant au four préalablement légèrement beurré.

Bien mélanger le parmesan et la chapelure ensemble et saupoudrer uniformément sur le dessus du poulet tetrazzini.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 25 minutes ou jusqu’à bien doré en surface.


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jeudi 9 juillet 2009

Gaspacho andalou


Le gazpacho est un type de salade liquide emblématique d’Andalousie et probablement créé au Moyen-Âge, alors que le sud de l’Espagne faisait partie du monde islamique. Servi bien froid et traditionnellement préparé dans un mortier, il contient des tomates, des poivrons, du concombres, de l’ail et du pain rassis, mêlé à de l’huile, du vinaigre et l’eau glacée. Mais le gaspacho varie de région en région et certains contiennent des amandes et aucune tomate, ni poivron (les tomates et les poivrons ont fait partie du gaspacho après le retour de Colomb). Certains historiens culinaires croient que le vinaigre popularisé surtout par les Romains, pourrait être l’indice qui pointerait vers l’origine du gaspacho. L’émergence du gaspacho à travers le reste de l’Espagne par contre, est très certainement dû à Eugénie de Montijo, épouse de l’empeureur Napoléon III, au 19e siècle. Le gaspacho était pratiquement inconnu du reste du monde jusque vers 1930 et même s’il est aujourd’hui internationalement connu comme tel, il n’est pourtant pas toujours liquide. Au 16e siècle, le gaspacho le plus populaire, appelé «capon de galera», consistait en un pain entier, rassis d’au moins une semaine et mis à tremper dans de l’eau puis dans une sauce à base d’os d’anchois, d’ail et de vinaigre assaisonné de sucre et d’huile d’olives; une fois le pain bien tendre, on y ajoutait divers fruits et légumes au goût. On croit d’ailleurs que le «capon de galera» serait l’ancêtre de la «caponata» sicilienne. L’origine du terme gaspacho pour sa part, reste encore inconnue, mais les étymologistes croient qu’il serait un dérivé du terme mozarabe «caspa» qui signifie «résidu» ou «fragment», allusion faite aux très petits morceaux de pain et de légumes entrant dans la fabrication de la soupe en question. Le mozarabe fait référence à la langue que parlaient les Hispano-Romains ayant reçu la permission de continuer à pratiquer leur religion seulement s'ils vouaient une allégeance au calife arabe, contrairement à ceux qui se convertirent à l’Islam. Quoiqu’il en soit, le gaspacho était traditionnellement consommé par les cultivateurs, ceux qui travaillaient la vigne, les oliveraies, les plantations de citrons, de liège et les champs de blé; macéré et pilé dans un grand bol appelé un «dornillo», le gaspacho n’était autre chose que du pain, de l’eau et de l’huile: la nourriture des pauvres.
  • 2 tranches de pain rassis
  • 4 c. à table huile d’olives
  • 3 gousses d’ail
  • 2 grosses tomates mûres épépinées hachées
  • ½ concombre haché (⅓ détaillé en brunoise)
  • ½ oignon haché (⅓ détaillé en brunoise)
  • 1 poivron rouge, orangé ou jaune haché (⅓ détaillé en brunoise)
  • 2 c. à table vinaigre de xérès
  • 1 à 2 t. eau très froide
  • Sel et poivre au goût
  • Croûtons
Dans la jarre du blender, mettre le pain, l’huile et l’ail et pulvériser jusqu’à l’obtention d’une pâte épaisse.

Ajouter tous les légumes (sauf les portions détaillées en brunoise), 1 tasse d’eau glacée et pulvériser à nouveau jusqu’à bien lisse.

Ajouter le vinaigre et jusqu’à 1 tasse d’eau supplémentaire selon la texture désirée, et pulvériser à nouveau.

Garder le tout au frigo pendant au moins 1H afin de laisser les goûts se développer, puis saler et poivrer au goût avant de servir bien froid dans un verre, parsemé de croûtons et des légumes détaillés en brunoise.


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mercredi 8 juillet 2009

Burgers à la grecque


Ap'to parathiro mou stelno ena dio
Ke tria ke tessera filia
Pou ftanoun sto limani ena ke dio
Ke tria ke tessera poulia
Pos tha 'thela na iha ena ke dio
Ke tria ke tessera pedia
Otan tha megalosoun ola na ginoun
Leventes yia hari tou Pirea

Oso ki an psazo
Den vrisko allo limani
Trelli na m' echi kani
Apo tou Pirea
Pou otan vradiazi
Tragoudia m' aradiazi
Ke tis pennies tou allazi
Yemizi apo pedia

Apo tin porta mou san vgo
Den iparhi kanis
Pou na min ton agapo
Ke san to vradi kimitho
Xero pos xero pos
Pos tha ton onirefto
Petradia vazo sto lemo
Ke mia ha ke mia ha
Ke mia hantra filachto
Yiati ta vradia kartero
Sto limani san vgo
Kapion agnosto na vro

Oso ki an psazo
Den vrisko allo limani
Trelli na m' echi kani
Apo tou Pirea
Pou otan vradiazi
Tragoudia m' aradiazi
Ke tis pennies tou allazi
Yemizi apo pedia

Pos tha 'thela na iha ena ke dio
Ke tria ke tessera pedia
Homa pou gennithika
Pote mou de s'arnithika

Spiti mou spitaki mou
Ayiatrefto meraki mou
Ki an ton kosmo yirisa
Konta sou xanayirisa

Ta Pedhiá tou Pireá composé par Mános HADJIKADIS
pour le film Jamais le dimanche – 1960


Ta Pedhiá tou Pireá (Les enfants du Pirée), interprété par
Mélina Mercouri dans Jamais le dimanche - 1960
  • 1 lbs bœuf haché
  • 1 c. à table basilic séché
  • ½ t. oignon finement haché
  • Sel et poivre au goût
  • 1 c. à table huile d’olives
  • Tzatziki
  • Tranches de tomates, d’oignons, de cornichons
  • Olives vertes ou kalamata dénoyautées tranchées
  • Fromage feta
  • Jeunes épinards en feuilles
  • 4 pains à hamburgers plats
Dans un bol, mélanger les 3 premiers ingrédients, saler et poivrer et façonner en 4 galettes d’environ ¾‘’ d’épaisseur.

Dans une grand poêlon, faire chauffer d’huile sur un feu modéré et y faire cuire les galettes environ 4 à 5 minutes de chaque côtés.

Poser les galettes au centre de pains à hamburgers et garnir des ingrédients suivants, au goût.


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mardi 7 juillet 2009

Brownies hommage à Katharine Hepburn


Recette suggérée par Lisa de Surviving Oz
dans le cadre de ma soixantième participation aux TWD

Il y a quelques jours à peine qu'était célébré le sixième anniversaire de la mort de Katharine Hepburn, née le 12 mai 1907 à Harfort au Connecticut. Au cours de ses plusieurs décennies sur les planches, au petit comme au grand écran, Katharine Hepburn était une gagnante qui déployait une forte présence sur scène. Elle s’attaquait aisément à la comédie autant qu’au drame et excellait aux côtés de nombreuses grandes stars masculines d’Hollywood, telles que Spencer Tracey son conjoint de plusieurs années, Humphrey Bogart et Cary Grant. C’est en 1928, à Baltimore, qu’elle fait ses débuts; en quelques années seulement, elle atteint la célébrité internationale, reconnue pour sa sublime intensité. Parmi les plus grands films dans lesquels elle a tenu l’affiche et gagné un Oscar pour sa performance: Gloire du matin (1933), Devine qui vient diner? (1967), Le lion en hiver (1968) et La maison du lac (1981), notons aussi qu’elle était remarquable dans L’odyssée de l’African Queen. Sur Broadway, Hepburn a joué de nombreux «Shakespeare» vers les années ’50 et connu un succès fracassant dans le musical Coco en 1969. À la télévision, elle eut de belles victoires avec La ménagerie de verre (1973), L’amour parmi les ruines (1975), L'ultime solution de Grace Quigley (1984) et Mme Delafield veut se marrier (1986). En 1991, elle publiait Me: Stories of My Life. Après avoir souffert de nombreux problèmes de santé dont la maladie de Parkinson, Katharine Hepburn s’éteint à l’âge de 96 ans, le 29 juin 2003. Le président George Bush avait dit le jour de sa mort: «Pendant plus de six décennies, Katharine Hepburn a enchanté son audience par son talent unique. Elle était reconnue pour son intelligence et sa sagesse et restera gravée dans nos mémoires comme l’un des trésors artistiques de notre nation». Afin de lui rendre un dernier hommage, des centaines d’admirateurs se sont amassés près de la demeure de Hepburn le lundi de sa mort, et d’innombrables fans ont entouré son étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Les cartes laissées derrières disaient : «À une vraie dame, une vraie star, vous nous manquerez» et «Il ne s’en fait simplement plus comme vous». Sheridan Morley, l’auteur de la biographie de Hepburn disait de l’actrice: «Elle était une actrice d’un énorme talent, d’une distinction et d’un courage incroyable; une actrice extraordinairement prenante». Le mardi suivant sa mort, la lumière des réverbères longeant Broadway à New York, fut tamisée pour la nuit.

Quelques années avant sa mort, le 16 juin 1999, l’American Film Institute dévoilait une liste des 100 meilleures actrices de légendes et Hepburn y figurait en tête.

Katharine Hepburn était la seconde enfant d’une famille de six. Son père, un riche et brillant chirurgien du Connecticut, avait toujours fortement encouragé ses filles à s’affirmer, à faire du sport et à devenir indépendantes. Katharine a toujours été avant-gardiste en ce qui avait trait à la condition des féminine. Elle disait même: «J’ignorais tout à fait que les femmes étaient le sexe de second ordre; parfois, je me demande si les hommes et les femmes sont réellement fait pour être ensemble. Peut-être auraient-ils tout intérêt à être voisins et ne se rencontrer que de temps à autres».


Katharine Hepburn (Sydney Fairfield) et David Manners (Kit Humphreys)
dans Héritage (1932) - adpatation d'une pièce de Clemence Dane

  • ¼ t. farine
  • Pincée de sel
  • ½ t. beurre mou
  • 2 c. à table café instantané finement moulu
  • ½ t. cacao
  • 2 gros œufs
  • 1 t. sucre
  • 1 c. à thé vanille
  • 1 t. noix hachées
  • 4oz chocolat mi-sucré haché
Dans un bol, bien mélanger la farine et le sel, réserver.

Dans une casserole à fond épais ou en cuivre, faire fondre le beurre sur un feu doux.

Lorsque le beurre commence à fondre, tamiser le cacao et la café instantané sur le beurre.

Continuer la cuisson en remuant constamment à l’aide d’un maryse, jusqu'à ce que le tout soit bien amalgamé.

Hors feu, incorporer délicatement les œufs toujours à l’aide de la maryse et en prenant soin de ne pas laisser entrer trop d’air dans le mélange.

Ajouter le sucre et la vanille, et continuer de remuer délicatement, jusqu’à bien incorporé.

Ajouter les noix et le chocolat haché toujours à l’aide de la maryse.

Étaler le tout dans un moule de 8x8’’ préalablement tapissé de papier parchemin et cuire au four sur la grille du centre, à 325° pendant 30 minutes.

Laisser tiédir quelques minutes avant de démouler et couper en carrés aussitôt ou réfrigérer quelques minutes pour obtenir des carrés bien nets.

Garder dans un contenant hermétique, à température ambiante.

Source : Baking, From My Home to Yours - Dorie Greenspan - déclinaison


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