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Pizza au Gorgonzola et oignons caramélisés à la Blanche de Chambly (croûte maison à la Blanche)





Dès le début du 17e siècle, les rapides de Chambly sur le Richelieu, ont posé problèmes aux Européens. Les Amérindiens connaissaient bien l’obstacle que ces chutes représentaient, pour les avoir contournées de nombreuses fois. Aux abords de ces chutes qui culminent dans un large et apparemment calme bassin, fut construite une série de forteresses; la quatrième, plus grande que les autres, stratégiquement située pour devenir un arrêt obligé sur le grand sentier de guerre des nations, fut fortifiée dès le début de la colonisation en Amérique du Nord: Fort Chambly. Le célèbre Carignan de Salières l'utilisait comme base pour ses expéditions vers le sud, mais aussi pour protéger des Iroquois, ses Compagnies Franches de la Marine. En 1690, la forteresse fut rebâtie, cette fois pour protéger les riverains de la région jusqu’en 1702, où elle fut rasée par les flammes, en plein hiver. Le printemps suivant, une nouvelle forteresse fit son apparition toutefois, ses ennemis n’étaient plus les mêmes. Avec le traité de la Grande Paix de Montréal, signé en 1701, la menace iroquoise avait disparue, pour être remplacée par celle des Britanniques; mais une forteresse de bois serait-elle suffisante pour stopper les tirs de fusils anglais? La menace était de taille et donc, un nouveau genre de fort fut construit. L’impressionnante structure de pierre, toujours en place aujourd’hui, fut terminée en 1711, sous les soins de l’ingénieur français Josué Dubois Berthelot de Beaucours. Le fort du roi de France repoussa ainsi l’ennemi jusqu’à la fin de la Guerre de Sept Ans entre les Français et les Amérindiens, soit jusqu’en 1760. Le 1er septembre de la même année, après avoir été évacuée de tout Français sous Bougainville, la forteresse de Chambly devient un bastion britannique. Sept jours plus tard, la Nouvelle-France entière tombe aux mains des Anglais.


Fort Chambly à Chambly aux abords du Richelieu, sur la rive-sud de Montréal,
à moins de 2km des brasseurs de la Blanche de Chambly: Unibroue.

Croûte

  • 1 cuillerée à table sucre
  • 1 tasse Blanche de Chambly tiède (110°F)
  • 1 enveloppe de levure sèche
  • 3 tasses farine
  • 1 cuillerée à thé sel
  • ½ tasse huile d’olive
  • Farine de maïs

Garniture

  • ¼ tasse Blanche de Chambly
  • 2 gros oignons coupé en fines tranches
  • 2 cuillerées à table beurre
  • 2 cuillerées à table cassonade
  • 1 tasse Gorgonzola émietté
  • ¾ tasse mozzarella râpé
  • 2 cuillerées à table thym frais

Pour la croûte

Dans un bol, dissoudre le sucre dans la Blanche de Chambly et y ajouter la levure; remuer légèrement et laisser mousser 5 minutes, ou jusqu’à ce qu’un col de mousse se soit formé.

Dans une grande jatte, bien mélanger la farine et le sel.

Façonner un puits au centre des ingrédients secs et y verser l’huile et le mélange de bière.

À l’aide d’un batteur électrique, battre le tout en ajoutant un peu plus de farine ou de bière tiède, selon que l’appareil est trop sec ou trop liquide (la pâte doit être épaisse et collante).

Effectuer une quarantaine de tours dans la pâte (ou pétrir sur un plan de travail fariné, environ 10 à 15 minutes).

Déposer la pâte dans une grande jatte huilée (bien nettoyer la précédente si nécessaire), couvrir d’une pellicule plastique et laisser le pâte 1H30, à l’abri des courants d’air.

Donner un coup dans la pâte pour la dégonfler, puis la façonner à la taille désirée (cette recette donne assez de pâte pour faire une grande pizza de 16", ou deux plus petites de 10", d’environ ¼" d’épaisseur).

Poser la pâte sur une plaque à pizza, préalablement tapissée de papier parchemin saupoudré de farine de maïs et cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 5 à 10 minutes, ou jusqu’à légèrement dorée, réserver.

Pour la garniture

Dans un grand poêlon, faire chauffer la Blanche de Chambly sur un feu modéré, et y faire cuire les oignons en remuant de temps à autres, pendant 30 minutes.

Ajouter le beurre et la cassonade et poursuivre la cuisson pendant 5 minutes, en remuant souvent.

Parsemer le Gorgonzola et la mozzarella sur la croûte pré-cuite, disposer les oignons caramélisés uniformément sur les fromages et terminer par le thym.

Remettre à cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant une quinzaine de minutes, ou jusqu’à ce que la croûte soit bien dorée et la garniture bouillonnante.

Laisser tiédir quelques instants avant de découper pour servir.




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Gelée de porto et cheddar vieilli






RECETTE AUSSI PUBLIÉE SUR LE BLOGUE D'INSPIRATION DE CANAL-VIE

Le cheddar, plus qu’un fromage.

Il existe réellement un village, une grande paroisse située dans le comté de Somerset en Angleterre, curieusement appelée "Cheddar". Bien évidement, comme pour les villes françaises de Brie et de Camembert, ou encore celle de Gruyère en Suisse, Cheddar a donné son nom au fromage qu’il a vu naître. Mais autrement que pour son fromage, Cheddar est aussi reconnu pour ses caves et ses gorges, qui comptent parmi les plus profondes et les plus spectaculaires du Royaume-Uni. Une légende anglaise raconte d’ailleurs, qu’il y a plus de 800 ans, une jeune laitière, peut-être attirée dans une de ces caves par un amoureux persuasif, y aurait oublié son seau de lait. Quoiqu’il en soit, à une température constante de 7°C, le lait de la distraite laitière, aurait maturé en un cheddar parfait! …Et le premier cheddar serait ainsi né.

De l'Angleterre à chez nous.

Ce n’est que depuis les années ’90 que le Québec, pionnier des fromages au lait cru en Amérique du Nord, élabore de tels fromages pour son marché commercial. Née de l’union de dix producteurs laitiers désireux d’employer des méthodes de fabrication traditionnelles, la Fromagerie L’Ancêtre voit le jour en 1992; elle compte aujourd’hui plus d’une douzaine de fromages "bios" dont les tous récents cheddars vieillis 4 ans et 5 ans. Quoique vous puissiez certainement apprêter ces sublimes fromages à votre guise, il serait presque sacrilège de les dénaturer en les cuisinant, puisque contrairement aux autres cheddars, qu’ils soient doux, forts ou encore marbrés, les cheddars vieillis gagnent à être dégustés natures, accompagnés d’un bon vin, d’un riche porto ou d’une bière bien fraîche, pour ainsi bien profiter de toute leur complexité.

  • 1 tasse de porto rouge (de bonne qualité si possible)
  • 1½ cuillerée à thé de gélatine neutre en poudre
  • ½ tasse de raisins secs sultana
  • Cheddars vieillis (Fromagerie de L’Ancêtre ou autres)
  • Variétés de craquelins ou de pains, saucissons, olives, noix et autres bouchées

Dans un bol, déposer les raisins et les arroser du porto, laisser macérer pendant 1H.

Transférer le tout dans une petite casserole, et saupoudrer de la gélatine; laisser ainsi reposer quelques minutes ou jusqu’à ce que la gélatine ait gonflé.

Chauffer le tout sur un feu doux et laisser mijoter en remuant continuellement, jusqu’à ce que la gélatine soit complètement dissoute.

Retirer du feu et laisser tiédir à température ambiante.

Passer au chinois en versant le liquide dans un petit contenant, réserver les raisins.

Réfrigérer le mélange au frigo pendant environ 3H ou jusqu’à ce qu’il ait la consistance d’une gelée ferme.

Démouler la gelée en trempant le contenant dans l'eau chaude, poser la gelée sur une planche à découper et la trancher en fines lamelles.

Servir avec les raisins réservés, de fines tranches de Cheddar vieilli et un assortiment de craquelins ou de pains, de saucissons, d’olives, de noix et d’autres bouchées.




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Pain de viande roulé aux épinards et à la feta





L’Espagne a le lâcher des taureaux de Pampelune, mais en Angleterre, un événement annuel aussi téméraire, attire les casse-cous sur Cooper’s Hill dans le comté de Gloucester: la course des fromages. Une fois l’an, au mois de mai, comme on le fait depuis des centaines d’années, d'audacieux jeunes hommes et de courageuses jeunes femmes se précipitent en bas d’une montagne si pentue qu’il est impossible de s’y tenir debout, dans le but de poursuivre des meules de fromage Double Gloucester, de huit livres. Personne ne connaît exactement l’origine de cette tradition, mais on sait cependant qu’elle était déjà bien établie à Whitsun, au début des années 1800. Aujourd’hui, des milliers de spectateurs de partout autour du monde, se rendent sur les lieux, applaudir les vaillants participants de la course aux fromages. Et à ceux qui croiraient que cette course folle ne serait pas aussi dangereuse qu’on le raconte, considérez ceci: il y quelques années, les ambulanciers bénévoles présents en cas d’incidents, avaient déclaré être incapables d’escalader la montagne pour aller secourir les blessés; une équipe de secouristes spécialisés dans les sauvetages spéléologues fut donc dépêchée pour l’événement. La plupart des blessures ne sont habituellement que des coupures, des éraflures et des foulures, mais les participants qui rebondissent, déboulent, roulent et glissent, ne sont pas étrangers aux cassures occasionnelles. Il est pratiquement impossible pour ces hardis concurrents, de descendre de la montagne sur leurs deux jambes; il n’était pas rare autrefois, de voir des spectateurs placés trop près de la descente, débouler et se joindre à la course malgré eux, mais des mesures de sécurité renforcées, ont fait en sorte que de tels incidents ne puissent plus se produire. Même l’assistant rouleur qui pousse les fromages vers le bas, doit être aidé par le maître de cérémonie, pour reprendre sa place, une fois les fromages envolés. Pour éviter les blessures, de nombreux volontaires s’affairent à débroussailler la montagne de ses buissons et ses orties, deux semaines à l’avance, et des filets de sécurité sont mis en place de chaque côté de la course, pour éviter que les participants n’aillent s’écraser contre les arbres. Les concurrents doivent obligatoirement avoir 18 ans, et le gagnant se mérite le fromage artisanal Double Gloucester de huit livres, qu’il réussit à attraper!

La course aux fromages de Gloucestershire, mai 2009.

  • 7 à 8 tranches bacon
  • 1 livre bœuf haché maigre
  • ½ livre chair à saucisse
  • ¾ tasse fromage feta émietté
  • ¼ tasse chapelure
  • 1 gros œuf
  • 1 oignon haché finement
  • 1 cuillerée à table basilic séché
  • Sel et poivre au goût
  • 1 paquet jeunes épinards frais
  • 1¼ tasse fromage cheddar râpé (ou autre au goût)

Tapisser un moule à pain standard, des tranches de bacon posées en travers de la largeur, réserver.

Dans une grande jatte, avec les mains, bien mélanger le bœuf haché, la chair à saucisse, la feta, la chapelure, l’œuf, l’oignon, le basilic, le sel et le poivre.

Sur une grande feuille de papier ciré, étendre l’appareil en un rectangle d’environ 12x16"; bien presser le tout, réserver.

Déposer les épinards dans un contenant allant au four micro-ondes, ajouter un peu d’eau et faire cuire au four micro-ondes à couvert, pendant environ 3 minutes, ou jusqu’à tombés.

Bien égoutter les épinards et les disposer sur le rectangle de viande réservé, de façon à bien en couvrir toute la surface.

Recouvrir les épinards du fromage râpé.

À l’aide du papier ciré, rouler le tout en commençant par le côté de plus étroit, jusqu’à l’obtention d’un gros rouleau bien serré.

Pincer les extrémités du rouleau de façon à ce que la garniture de fuit pas lors de la cuisson.

Poser le rouleau pliure par-dessous, dans le moule à pain tapissé des tranches de bacon et rabattre le bacon sur le dessus de la viande, de façon à bien envelopper le rouleau.

Poser le moule sur une plaque de cuisson et faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 30 minutes, puis à 350° pendant 35 à 45 minutes supplémentaires.

Laisser tiédir quelques minutes à température ambiante avant de servir, ou complètement refroidir au frigo pour une coupe bien nette.




Gâteau renversé aux canneberges et cheddar, parfumé à la sauge




Recette suggérée par Sabrina de Superfluous
dans le cadre de ma cent-vingtième participation aux TWD


La canneberge, qui pousse sur une vigne des endroits marécageux, fut originalement cultivée dans le Massachusetts vers 1815; elle constitue un des trois types de fruits indigènes à l’Amérique du Nord. Certains champs de canneberges existent d’ailleurs, depuis plus de 100 ans. Outre le Canada, les grands producteurs de canneberges se situent surtout dans le Massachusetts, le Wisconsin, le New Jersey, l’Oregon et Washington; ces états produisent environ 110 000 tonnes métriques de canneberges par année, dont le tiers sert à la fabrication de jus. Comme les canneberges abîmées ne sont pas admissibles à la vente de produits frais, ces petites baies vendues entières peuvent parfois être coûteuses du fait que certains producteurs les cueillent à la main, pour éviter de les endommager. Mais bien avant les Nord-Américains, les amérindiens utilisaient la canneberge autant pour leurs produits médicinaux que pour préserver les aliments, par l’acidité; on en faisait un pâte qu’on mélangeait aux viandes pour allonger leur durée de vie. On en faisait aussi des mixtures pour extirper le poison de blessures causées par les pointes de flèches. Le terme «cranberry» fut donné à la plante par les pèlerins qui estimaient que son fruit ressemblait à la tête d’une grue du Canada, appellée «sandhill crane» en anglais; originalement on les appelaient donc «craneberry», mais le «e» disparu avec le temps. Une canneberge saine et fraîche rebondira, et pour cette raison, on lui donne aussi parfois le surnom de «bounceberry». Pour être propre à la consomation, elle devrait être charnue et lustrée, et d’un rouge qui varie entre vif et sombre; la canneberge plissée ou tachée devrait être évitée. Il faut aussi savoir que la canneberge ne mûrira plus après avoir été cueillie. On la conserve fraîche, jusqu’à deux mois au frigo, bien emballée dans un sac de plastique hermétique et comme beaucoup d’autre baies, la détérioration d’une seule baie entraînera rapidement celle des autres. Lavée, la canneberge se garde congelée, pendant un an. Une fois cuite, elle peut être conservée pendant un mois, aussi au frigo. La canneberge est souvent trop surette pour être mangée tel quel; elle devra être cuite avant d’être consommée et peut importe la méthode de cuisson, elle ne doit pas non plus être trop cuite afin d’éviter qu'elle ne devienne amère.


Grue du Canada - Grus canadensis
  • 1 tasse farine
  • 1 cuillerée à thé poudre à pâte
  • 1 cuillerée à thé sauge séchée
  • Pincée de sel
  • 14 cuillerées à table beurre divisées
  • 9 cuillerées à table sucre divisées
  • ½ tasse pacanes grillées hachées
  • 2 tasses canneberges fraîches (ou congelées et non décongelées)
  • 2 œufs
  • ⅓ tasse lait
  • 1 tasse cheddar fort râpé
Dans un bol, bien mélanger la farine, la poudre à pâte, la sauge et le sel, réserver.

Dans une petite casserole faire fondre 6 cuillerées à table de beurre, sur un feu modéré.

Saupoudrer 6 cuillerées à table de sucre sur le beurre fondu et amener à ébullition en remuant de temps à autres.

Aux premiers bouillons, retirer du feu et verser dans un moule carré de 8x8’’, préalablement beurré.

Parsemer le sirop des pacanes grillées hachées et des cannberges, presser le tout légèrement, réserver.

Dans une grande jatte, à l’aide d’un batteur électrique, battre le reste du beurre et le reste du sucre jusqu’à bien pâle et crémeux, environ 3 minutes.

Ajouter les œufs un à la fois en battant pendant une minute après chaque addition.

Ajouter les ingrédients secs aux ingrédients liquides en trois étapes, en alternant avec le lait et en prenant soin de commencer et terminer par les ingrédients secs.

Plier le cheddar râpé dans l’appareil obtenu.

Transférer le tout dans le moule, par-dessus les fruits, en prenant soin de bien uniformiser la pâte à l’aide d’une maryse.

Cuire au four du la grille du centre, à 350° pendant 40 à 45 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau, en ressorte propre.

Poser une assiette sur le dessus du gâteau et le faire basculer de façon à le renverser sur l’assiette (ne pas retirer le moule aussitôt!).

Retirer le moule après quelques minutes et laisser tiédir une dizaine de minutes avant de servir.

Source: Baking, From My Home to Yours - Dorie Greenspan - déclinaison


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Pain aux trois fromages et à la Blonde de Chambly




Recette aussi publiée sur le site d'Unibroue 
sous la rubrique "Recettes - Blonde de Chambly" 

Il y 20 ans, déjà conscients de la passion que les Québécois vouent à la bière artisanale, André Dion et Serge Racine décident, envers et contre tous, de se lancer dans la folle aventure du brassage de la bière. Malgré les complexes formalités d’obtention d’un permis de brasseur au Québec, Dion et Racine s’entêtent en faisant l’acquisition en 1990, de la majorité des actions d’une microbrasserie lennoxvilloise. Un an plus tard, les deux comparses voient la Brasserie Massawippi devenir la Brasserie Broubec, qui fusionnera en 1992 avec la désormais sacro-sainte Unibroue. En 1993, récompensés de leurs efforts, Dion et Racine ont la chance de s’associer au brasseur belge Vantieghem, spécialisé dans le brassage de bières sur lie et lancent sur le marché nord américain, la première bière blanche refermentée et brassée selon la tradition belge: la Blanche de Chambly. Près de cinq ans plus tard, après le baptême de nombreuses bières et la conquête du marché canadien d’un océan à l’autre, mais aussi des marchés américains, français, suisse ainsi que celui de son mentor, la Belgique, Unibroue devient une société publique cotée à la Bourse torontoise. À présent reconnu de par l’Amérique et l’Europe, avec une production moderne et de très haute qualité de bières sur lie, de lagers et de millésimées, Unibroue se voit convoitée par le géant Sleeman, qui pour une somme de 36.5 millions de dollars, fera l’acquisition en 2004, de ce David devenu Goliath. Deux ans plus tard, c’est au tour de la plus vieille brasserie commerciale japonaise, Sapporo, de s’intéresser à Sleeman-Unibroue. Qui aurait cru qu’il faille 20 ans et 400 millions de dollars, pour faire couler une bière fleurdelisée, vers un étang de lotus? Même en focalisant sur les bières sur lie telles que les classiques La Fin du Monde, Maudite, et Don de Dieu, Unibroue continue de diversifier son produit avec quelques excellentes lagers telles que les U Blonde, U Miel et La Bolduc, ainsi que plusieurs bières de garde millésimées brassées sous éditions spéciales telles que la Quelque Chose et la Unibroue 17. Au début de juin, à l’occasion de l’édition 2010 du Mondial de la Bière de Montréal, les amateurs de bières ont pu tester la plus récente brassée d’Unibroue: la Blonde de Chambly. Bière dite de saison, soit une bière qui rappelle les bières wallonnes que brassaient autrefois les paysans au tout début du printemps, pour leur propre consommation; une bière légère et rafraîchissante, donnant parfois lieu à d’heureuses complexités de saveurs et d’arômes épicés et fruités. La Blonde de Chambly qui ne fera son apparition sur les tablettes qu’à la mi-juillet, se veut une blonde facile à boire, ensoleillée et légèrement voilée, au nez fruité agrémenté d’un léger arôme de blé avec en bouche, une pointe d’agrumes et d’herbes séchées finalisée par une délicate tonalité de citron vert. Santé!
  • 3 tasses farine
  • 1 cuillerée à table poudre à pâte
  • 1 cuillerée à thé sel
  • 1 cuillerée à table ciboulette ciselée
  • 1 tasse gruyère râpé
  • 1 tasse cheddar râpé
  • ½ tasse parmesan râpé
  • 1 tasse Blonde de Chambly à température ambiante
  • ¾ tasse crème sure
  • 1 œuf
  • ¼ tasse jus de tomate
  • 1 cuillerée à table moutarde de Dijon
  • 2 cuillerées à thé sauce Worcestershire
Dans une grande jatte, bien mélanger la farine, la poudre à pâte, le sel, la ciboulette, la moitié du gruyère, la moitié du cheddar et la moitié du parmesan, réserver. Dans un bol, à l’aide d’un fouet à main, fouetter la bière, la crème sure, l’œuf, le jus de tomate, la moutarde, et la sauce Worcestershire, jusqu’à bien homogènes. Ajouter les ingrédients liquides aux ingrédients secs et mélanger à l’aide d’une cuillère de bois, jusqu’à l’obtention d’une pâte très épaisse (ne pas trop travailler la pâte!). Transférer l’appareil obtenu dans un moule à pain préalablement beurré, et presser légèrement sur le dessus, de façon à obtenir une croûte relativement uniforme à la cuisson. Parsemer du reste des fromages et faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 45 à 50 minutes, ou jusqu’à bien gonflé et croûté. Laisser tiédir une quinzaine de minutes avant de démouler. Couper en tranches et servir tiède ou froid, accompagné de saucissons ou de pâté, et pourquoi pas d’une Blonde de Chambly bien fraîche.
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"Grilled cheese" à la compote de poires et d'oignons




Les historiens culinaires s’entendent généralement pour affirmer que la combinaison pain grillé et fromage, qu’elle soit de formes, de textures ou de saveurs différentes, est un plat connu depuis fort longtemps sur la plupart des continents et dans la majorité des cultures. On retrouve les premières recettes écrites et faisant référence à cette combinaison de pain et de fromages, dans d’anciens livres de recettes romains, et le grilled cheese moderne descendrait vraisemblablement de ces recettes. Mais qui a inventé le grilled cheese que l’on connaît aujourd’hui? Nul ne le saura, cependant il est possible de placer le grilled cheese moderne sur la ligne du temps. À l’évidence, le grilled cheese moderne composé de pain blanc tranché et de fromage fondu, aurait fait ses débuts dans les années '20. À cette époque, le pain tranché commençait tout juste à être abordable et le fromage américain peu cher, faisait son entrée dans les commerces. Les livres de bord remplis par les cuisiniers militaires du gouvernement américain, font d’ailleurs mention de centaines de "sandwiches au fromage" qui auraient été grillés à bord des navires, pendant la Seconde Guerre. Ces données font beaucoup de sens puisque ce sandwich était économique, facile à préparer, savoureux lorsque bien fait et surtout, il rencontrait les standards nutritionnels gouvernementaux. Au courant des années '40 et '50, ces sandwiches s’ouvrirent pour ressembler aux croques français; ceux-ci devinrent très populaires auprès des cafétérias scolaires et institutionnelles. Plus tard encore, dans les années ’60, la tranche de pain supérieure refit son apparition et devint le standard. Pourquoi? La raison n’est pas claire, mais l’on croit qu'il y a 50 ans, elle était la façon la plus économique de rendre le sandwich plus bourratif. Certaines personnes depuis, s’interrogent sur la différence entre un grilled cheese et un sandwich au fromage toasté. Sont-ils identiques? En apparence, les deux recettes donnent des résultats très similaires: du fromage fondu entre deux tranches de pain beurrées, tièdes et croustillantes. Mais les historiens affirment que le pain toasté est obtenu en le faisant griller devant une source de chaleur sèche telle un feu ou des braises, remplacés aujourd’hui par le grille-pain. Le pain grillé pour sa part est obtenu en la faisant cuire devant une chaleur irradiante, comme lorsque l’on fait cuire une pièce de viande sur ou sous un grill (les Nord-Américains disent "broil "). Un sondage des livres de recettes américains, révèle que le sandwich au fromage toasté aurait précédé le populaire grilled cheese; le terme écrit "grilled cheese" ne fait d'ailleurs pas son apparition avant les années '60. Mais il semble que ces anciennes recettes faisaient référence à un sandwich au fromage cuit sous le grill (ou « broil » pour les Américains). Et pour compliquer les choses davantage, il semble qu’il n’existe aucune corrélation entre le nom de la recette et la façon de l’apprêter; les méthodes de cuisson incluent à la fois le grill, le four, le poêlon et tout autre appareil similaire. Il est intéressant de noter qu’aucune livres de recettes recensés ne fait mention de "fried cheese", même si la méthode de nombreuses recettes était telle.
  • 1 poire ferme parée tranchée en lamelles
  • 1 oignon moyen
  • 2 cuillerées à table beurre
  • 1 cuillerée à thé sucre
  • 1 cuillerée à thé thym séché
  • Gruyère et emmental finement tranchés (brie, cantal, ou autres)
  • 3 à 4 tranches jambon blanc "forêt noire"
  • Pain tranché aux oignons
  • Beurre
  • Olives, caperons géants, oignons marinés, etc. (facultatif)
Dans un poêlon, faire fondre le beurre sur un feu modéré et y faire tomber l’oignon 2 à 3 minutes, sans le laisser dorer.

Baisser le feu à moyen-doux, ajouter les lamelles de poires, saupoudrer le sucre et le thym et continuer de la cuisson pendant une dizaine de minutes en remuant de temps à autres, jusqu’à ce que le tout ait légèrement compoté, réserver.

Beurrer une tranche de pain aux oignons et la poser face beurrée vers le bas, sur une assiette.

Garnir le pain des fromages finement tranchés, de la quantité désirée de compote réservée, de lanières de jambon et refermer enfin le sandwich d’une seconde tranches de pain beurré, côté beurré vers le haut.

Faire cuire le sandwich dans un poêlon chauffé sur un feu moyen-doux, environ 5 minutes de chaque côté, en prenant soin de presser le sandwich à quelques reprises, à l’aide d’une spatule.

Trancher en deux, piquer d’olives et de caperons géants ou autres garnitures, au goût.



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Cake au jambon, figues et échalotes caramélisées


Angel food cake, Apple cake, Battenburg cake, Birthday cake, Black Forest cake, Bundt cake, Butter cake, Butterfly cake, Carrot cake, Cheesecake, Chocolate cake, Christmas cake, Chiffon cake, Cupcake, Depression cake, Devil's food cake, Eccles cake, Fairy cake, Fruit cake, Garash cake, German chocolate cake, Hot milk cake, Ice cream cake, Jaffa cakes, Lava cake, Mooncake, Pancake, Pineapple Upside Down cake, Pound cake, Queen Elizabeth cake, Red bean cake, Red velvet cake, Seed cake, Simnel cake, Spice cake, Sponge cake, Stack cake, Suncake, Teacake, Victoria Sponge cake.
  • 2 t. farine
  • 2 c. à thé poudre à pâte
  • Pincée de sel
  • 4 œufs
  • 7 c. à table huile d’olive
  • 7 c. à table lait
  • 1 t. figues fraîches coupées en petits cubes
  • 1½ t. jambon cuits coupé en cubes
  • 1 t. fromages Gruyère et Emmental râpés
  • 3 échalotes finement hachées
  • 1 c. à table beurre
  • 1 c. à table cassonade
Dans un poêlon, faire chauffer le beurre à feu moyen et y faire caraméliser les échalotes avec la cassonade, réserver.

Dans un grand bol, mélanger la farine, la poudre à pâte et le sel.

Ajouter les œufs, le lait et l’huile, bien mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.

Incorporer les figues, le jambon, les échalotes caramélisées et le fromage, bien mélanger le tout.

Verser la pâte dans un moule à pain beurré et mettre au four sur la grille du centre, à 350° pendant 1H.

Attendre quelques minutes avant de démouler.


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Pain aux tomates, fromage et basilic






Recette aussi publiée sur le blogue d'inspiration de Canal-vie

Célébrée le 4e mercredi du mois d’août, depuis 1945, la « Tomatina » attire plus de 30 000 touristes chaque année dans la petite ville espagnole de Buñol, commune de Valence dans le Nord de l’Espagne. Née d’un malentendu entre groupes de jeunes, cette bagarre « à la tomate » fut prohibée par les autorités pendant plus de 7 ans au courant des années « Franco ». Mais la popularité de cette fête avait été telle, que dès les années ’70, la Plaza del Pueblo vit revenir des milliers de gantés armés de lunettes de protection, venus ...lancer la tomate!

« Tomate : un légume très timide qui rougit en prenant des formes. »

Maxime ALLAIN
  • ½ t. beurre
  • ¼ t. pâte de tomate
  • 2 c. à table cassonade
  • 2 œufs
  • 2 t. farine
  • 2 c. à thé basilic
  • 1 c. à thé sel
  • 1 c. à thé poudre à pâte
  • 1 c. à thé soda à pâte
  • ½ t. jus de tomate
  • ½ t. fromage râpé (Gruyère, Emmental, Cheddar fort ou autre au choix)
Dans un grand bol, mettre en crème le beurre, la pâte de tomate, la cassonade et les œufs, bien mélanger au batteur électrique.

Dans un autre bol, mélanger ensemble la farine, le basilic, le sel, le soda et la poudre à pâte.

Ajouter graduellement les ingrédients secs aux ingrédients liquides en alternant avec le jus de tomate: ajouter 1/3 farine et mixer, ajouter 1/3 jus et mixer, ajouter 1/3 farine et mixer, ajouter 1/3 jus et mixer, etc. bien battre au batteur électrique après chaque addition.

Incorporer le fromage et verser le tout dans un moule à pain légèrement beurré et enfariné.

Cuire au four à 350° pendant environ 45 minutes à 1 heure ou jusqu’à ce que le test du cure-dent réussisse.

Laisser refroidir au moins 5 minutes avant de démouler et trancher.

Source : Canadian Living Cook Book


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Gratin de fenouil et pommes de terre



Eh! non... ce n'est pas votre imagination! Le fenouil goûte bien l'anis... C'est que tout comme l'anis et la badiane, il renferme de l'anéthol. L'anéthol est un éther aromatique insaturé qui à température ambiante, se présente sous forme de cristaux blancs. À l'état liquide, l'anéthol est incolore et hydrophobe, il a aussi un goût clairement sucré; scientifiquement parlant ...treize fois plus sucré que le sucre. Le goût ressenti est agréable même en concentrations élevées mais celles-ci sont légèrement toxiques et pourraient être irritantes en grande quantité. L'anéthol est tout de même et sans contredit un excellent stimulant digestif.

  • 1 bulbe de fenouil
  • 3 grosses pommes de terres rouges, pelées ou non
  • 1 t. crème 35%
  • 1 t. lait
  • 1 c. à thé poudre d'ail
  • 1 t. Gruyère râpé
  • 1 t. Emmental râpé
  • Sel et poivre au goût

Couper les pommes de terres et le bulbe de fenouil à la mandoline, pour obtenir des tranches et des rondelles très fines.

Dans un plat allant au four, déposer un premier rang de tranches de pommes de terre, puis un second de rondelles de fenouil, un troisième de tranches de pommes de terre et ainsi de suite jusqu'à un dernier rang de tranches de pommes de terres.

Mélanger la crème, le lait, la poudre d'ail, le sel et le poivre ensemble et verser le tout sur l'ensemble fenouil/pommes de terre.

Recouvrir des deux fromages rapés.


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Gratin de pommes de terre et céleri-rave

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Le gratin est une couche de fromage râpé que l'on dépose sur un plat et que l'on fait griller à la fin de la cuisson du plat. Cette couche de fromage fond alors puis durcit sous l'effet du gril et prend l'aspect d'une sorte de croûte dorée. Par extension, on nomme gratin tout plat préparé de cette manière, ou qui présente un aspect similaire, même sans fromage, c'est le cas par exemple du gratin dauphinois,

Mais on parle aussi de gratin au figuré, pour désigner les personnes les plus hautement placées dans une hiérarchie sociale: par exemple « le gratin de Paris »; cet usage possède une légère connotation péjorative. On peut parler aussi d'une personne en disant qu' « un tel est gratiné », cela prend dans ce cas-là un sens très péjoratif.

  • 2 grosses pommes de terre Russet pelées et tranchées finement
  • (préférablement à la mandoline)
  • 1 3/4 t. crème 35%
  • 1 gros céleri-rave pelé et tranché finement (préférablement à la mandoline)
  • 2 t. Emmental (ou Gruyère, ou les deux)
  • 1 c. à table persil frais

Dans un pyrex moyen, déposer une première couche de pommes de terre.

Ajouter 1/ 2 t. de crème, saler et poivrer.

Couvrir d’une couche de céleri-rave et parsemer de 1/2 t. de fromage.

Répéter ces étapes en terminant par la crème.

Réserver la dernière portion de fromage pour la fin de la cuisson.

Bien presser le gratin pour faire certain qu’il est submergé de crème.

Couvrir le plat de papier d’aluminium et faire cuire à 350° pendant 1h30.

Sortir du four, enlever le papier d’aluminium et parsemer du reste du fromage.

Retourner au four à 450°, pendant une dizaine de minutes ou jusqu’à ce que le fromage soit doré.

Parsemer de persil haché et servir.


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Gratin de chou-fleur "subito-presto"


Membre de la famille des crucifères, le chou-fleur est originaire du Proche-Orient, où on le récoltait déjà il y a plus de 2 000 ans. Très apprécié dans l'Antiquité par les Grecs et les Romains,
il tombe dans l'oubli avant que les Italiens ne l'introduisent en France et que le jardinier de Louis XIV, La Quintinie, ne le mette à la mode. Au 17ème siècle enfin, la multiplication de sa culture par semis, se développe en France. C'est grâce à Louis XV que sa notoriété s'est vue assurée; comme il en était très friand, toutes sortes de préparations à base de ce légume ont été mises au point, dont une crème appelée "à la du Barry", en hommage à l'une de ses favorites.
  • 1 chou-fleur coupé en fleurets
  • 1 enveloppe de sauce "à la king"
  • (plus les ingrédients nécessaires à la préparation de la sauce, soit eau et lait, selon la recette suggérée au dos de l'enveloppe)
  • 1 t. Gruyère râpé
  • 1 t. Emmental râpé
Dans un grand pyrex, déposer les fleurets de chou-fleur, réserver.

Dans une petite casserole, préparer la sauce selon le mode d'emploi au dos de l'enveloppe, souvent avec de l'eau et du lait.

Verser la sauce sur le chou-fleur.

Couvrir le tout des deux fromages râpés.

Faire cuire au four à découvert, à 350° pendant environ 45 minutes jusqu'à bien doré.


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