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Magret au miel de sarrazin et couscous épicé





Saturnin le canard, personnage principal des 78 épisodes de la série télévisée pour enfants «Les aventures de Saturnin», n’est probablement pas très connu des moins de 30 ans, puisqu’il fut diffusé de 1965 à 1970, en France et dans plusieurs pays francophones. La série qui mettait en scène de vrais animaux, habillés de lunettes fumées, de chapeaux et de toutes sortes d’autres accoutrements, racontait les histoires abracadabrantes du canard vedette. Écrite et réalisée par le cinéaste Jean Touraine, elle nécessita plus de 50 canetons différents, du fait que les figurants ne pouvaient tenir le rôle de Saturnin que quelques jours dû à leurchangement de morphologie; elle eut pourtant beaucoup de succès auprès des enfants qui ne se sont jamais rendu compte du subterfuge! Au début des année ’90, les Américains achetèrent les droits de diffusion de la série et utilisèrent Saturnin pour quelques commerciaux de la chaîne Fox Kids Network. Ceux-ci furent à nouveau si populaires, que le producteur Nathan Sassover décida de rééditer les clips et de remanier le script pour en faire une nouvelle émission du genre «détective», nommée «Dynamo Duck». Et donc, les anglophones ne connaissent pas plus que les moins de 30 ans, le professeur Popof, Jeanot Lapin ou encore Dame Belette, du village où les animaux se déplacent en voiture, mangent à table, jardinent et font du ski. Que de bons souvenirs…

Approchez, tous les amis
Les grands et les petits
Regardez bien !
Le coeur fier et l'oeil malin
Voici venir au loin
Votre ami Saturnin

On dit que rien ne lui fait peur
Quand il s'agit d'aventure
Il est têtu et batailleur
Mais gentil je vous le jure

Et s'il est un peu bavard
Et même un peu vantard
Ça ne fait rien
Car plus vous le connaîtrez
Et plus vous l'aimerez
Votre ami Saturnin


Thème original de l'émission Saturnin - 1960

  • 1½ t. semoule moyenne
  • 2 c. à table beurre
  • 1 oignon finement haché
  • 1 poignée de raisins secs
  • 1 c. à table cari
  • 1 c. à table cumin
  • 1½ t. eau
  • Huile d’olive (au goût)
  • Sel et poivre (au goût)
  • ¼ t. noix de cajou grillées hachées
  • Quelques brins de coriandre fraîche hachée
  • 1 magret de canard
  • 2 c. à table vinaigre balsamique
  • 1 c. à table miel de sarrasin

Pour le couscous

Dans un grand poêlon, faire griller les grains de semoule à sec, sur un feu modéré, quelques minutes en remuant de temps à autres, réserver.

Dans le même poêlon, faire fondre le beurre sur un feu modéré et y faire tomber l’oignon pendant 3 à 4 minutes.

Ajouter les raisins et poursuivre la cuisson 1 minute en remuant constamment pour bien enrober les raisins de beurre.

Ajouter le cari et le cumin, bien en enrober l’oignon et les raisins, poursuivre la cuisson 1 minute supplémentaire.

Ajouter l’eau et amener à ébullition.

Aux premiers bouillons, ajouter la semoule, bien mélanger.

Retirer du feu aussitôt, saler et poivrer au goût, ajouter un filet d’huile, couvrir et laisser gonfler environ 5 minutes, avant de séparer les grains à la fourchette, réserver.

Pour le magret

Pratiquer des entailles croisées dans le gras du magret, assez profondes mais non jusqu’à la chair.

Dans un poêlon, faire cuire le magret côté gras en premier sur feu modéré, environ 7 à 10 minutes.

Débarrasser le poêlon du gras superflu (le garder au frais pour un usage futur!), tourner le magret du côté chair et le laisser cuire 5 minutes (saignant) à 8 minutes (bien cuit) supplémentaires.

Retirer le poêlon du feu, transférer le magret sur une planche à découper et le recouvrir le papier d’aluminium, réserver 5 à 10 minutes.

Dans le poêlon encore chaud (mais pas posé sur le feu!), verser le vinaigre balsamique et le miel, afin de les amalgamer au reste du gras de canard, bien racler le fond du poêlon.

Couper le magret en tranches d’un peu plus de 1cm; dans une assiette placer de façon harmonieuse, quelques tranches arrosées du mélange de miel accompagnées de couscous parsemé de noix de cajou hachées et de coriandre fraîche.



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Macaroni de Mme Fanchon





À Naples, alors que le nombre de boutiques de pâtes passait de 60 à 280 entre 1700 et 1785, les aristocrates anglais voyageant en Italie, en visite dans la région napolitaine, étaient tout simplement amusés par cette habitude qu'avaient les Italiens de faire sécher leurs pâtes en bordures des rues, sur les balcons et même sur les toits! Le commerçant typique vendait ses pâtes dans un petit kiosque avec en son cœur un four à bois et certainement un grand bol de Romano râpé à portée de la main. Les clients suivaient son exemple en soulevant de grands brins de pâte jusqu’à leur bouche et pour cette raison, la gente touristique de l’époque croyait la fourchette très peu utilisée en Italie… Alors qu’en vérité, la fourchette fut introduite en Europe par les Vénitiens au 16e siècle. Les aristocrates s’en retournaient enfin dans leur Angleterre natale, remplis de l’Italie, affectés de toutes sortes de nouvelles manières étrangères. On les surnomma d’ailleurs les «Macaronis». Les Macaronis sont aujourd’hui, l’histoire en témoigne, les ancêtres des dandys. Vers la fin du 18e siècle, le terme «macaroni» fit même référence à une coiffure bouffie surfaite que ces dandys portaient fièrement.

  • 1 livre bœuf haché mi-maigre
  • 1 gros oignon émincé
  • 1 cuillerée à table beurre
  • Sel et poivre au goût
  • 1 grosse boîte tomates étuvées en dés
  • 1 boîte crème de tomate concentrée
  • 1 tasse  jus de tomate (ou de légumes)
  • 1 cuillerée à table cassonade
  • 2 cuillerées à table basilic séché
  • 1 boîte macaroni longs (500gr)
  • 1 livre fromage cheddar rapé (ou autre au choix)

Dans un grand poêlon faire fondre le beurre et y faire tomber l'oignon sur un feu moyen.

Ajouter le bœuf et le faire cuire complètement en le défaisant à la fourchette, saler et poivrer au goût.

Ajouter les tomates, la crème de tomate, le jus de tomate, la cassonade et le basilic, laisser mijoter à feu doux.

Pendant ce temps, faire cuire les macaroni à grande eau salée, jusqu’à très «al dente» (puisqu'ils continueront de cuire au four), égoutter.

Dans un plat allant au four mêler les macaroni et la sauce, couvrir du fromage.

Cuire au four sur la grille du centre, à 375° environ 30 minutes ou jusqu'à ce que le fromage soit bien fondu.




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Poulet Marbella aux abricots






Marbella est une des villes les plus exclusives de la Costa del Sol, dans le Sud de l’Espagne. Habitée à l’année par environ 200 000 citoyens, elle se gonfle l’été venu, pour atteindre 700 000 vacanciers tous plus célèbres, les uns que les autres. Ville méditerranéenne du «jet-set», du glamour et du «m’as-tu vu?», Marbella était autrefois sauvage, libre, légère et remplie d’espoir. À présent bétonnée, modernisée, écrasante et sans saveur, on pourrait croire que, paralysée et aveuglée par les milliers d’hôtels plantés en bordure de certaines des plus belles plages du monde, elle renie ses racines andalouses au profit d’une fébrile économie. Conquise à quelques reprises par les musulmans, il y  a plus de 1000 ans, l’Andalousie a su conserver ses influences arabes jusque dans sa gastronomie. C’est d'ailleurs dans le très célèbre livre des années ’80, The Silver Palate Cookbook, qu’on retrouve la déclinaison d’un plat assurément espagnol, et influencé par les fruits du moyen-orient: le poulet Marbella. Dans l’histoire de la gastronomie, il ne sera plus possible d’oublier la beauté originale de Marbella, la dualité et la richesse de son histoire, puisque même après des centaines d'années son caractère et sa personnalité sont toujours à l’origine de grandes inspirations. À l’origine, The Silver Palate, n'incluait que des pruneaux à sa recettes, mais bien des déclinaisons sont apparues depuis 30 ans, et plusieurs y incluent d’autres fruits séchés: abricots, raisins, canneberges, etc. Un plaisir insensé, pour les amateurs de «sucré-salé».

  • 4 poitrines de poulet (ou grosses cuisses, avec ou sans peau et/ou os)
  • 1 tasse pruneaux dénoyautés
  • 1 tasse abricots séchés
  • 1 tasse grosses olives expagnoles (dénoyautées ou non)
  • 1 tasse vin blanc doux
  • ½ tasse huile d’olive
  • ¼ tasse vinaigre de cidre de pomme (ou vinaigre de vin)
  • ¼ tasse vinaigre balsamique
  • 4 feuilles de laurier
  • 1 cuillerée à table origan séché
  • Quelques branches de rhym frais (ou 1 cuillerée à table thym séché)
  • ½ tasse cassonade
  • 1 pincée de sel

Dans un grand sac à congélation, bien mélanger tous les ingrédients (sauf le poulet).

Ajouter le poulet retirer le plus d’air possible du sac, réfrigérer au moins 2H ou mieux encore, toute une nuit.

Retirer les poitrines de la marinade, égoutter légèrement et bien saisir dans une poêle chaude, jusqu’à bien grillé, soit environ 5 à 6 minutes de chaque côtés.

Transférer les poitrines dans un plat allant au four et verser la marinade et tous les fruits, sur la viande.

Couvrir d’une feuille de papier d’aluminium et cuire au four sur la grille du centre, à 375° pour 30 minutes, ou jusqu’à ce que l’intérieur de la viande ait perdu sa couleur rosée.

Détailler les poitrines en tranches et servir accompagné des fruits, de pâtes, de riz ou d’un mélange de légumes racines, bien arrosé de la sauce.



 
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Pizza au Gorgonzola et oignons caramélisés à la Blanche de Chambly (croûte maison à la Blanche)





Dès le début du 17e siècle, les rapides de Chambly sur le Richelieu, ont posé problèmes aux Européens. Les Amérindiens connaissaient bien l’obstacle que ces chutes représentaient, pour les avoir contournées de nombreuses fois. Aux abords de ces chutes qui culminent dans un large et apparemment calme bassin, fut construite une série de forteresses; la quatrième, plus grande que les autres, stratégiquement située pour devenir un arrêt obligé sur le grand sentier de guerre des nations, fut fortifiée dès le début de la colonisation en Amérique du Nord: Fort Chambly. Le célèbre Carignan de Salières l'utilisait comme base pour ses expéditions vers le sud, mais aussi pour protéger des Iroquois, ses Compagnies Franches de la Marine. En 1690, la forteresse fut rebâtie, cette fois pour protéger les riverains de la région jusqu’en 1702, où elle fut rasée par les flammes, en plein hiver. Le printemps suivant, une nouvelle forteresse fit son apparition toutefois, ses ennemis n’étaient plus les mêmes. Avec le traité de la Grande Paix de Montréal, signé en 1701, la menace iroquoise avait disparue, pour être remplacée par celle des Britanniques; mais une forteresse de bois serait-elle suffisante pour stopper les tirs de fusils anglais? La menace était de taille et donc, un nouveau genre de fort fut construit. L’impressionnante structure de pierre, toujours en place aujourd’hui, fut terminée en 1711, sous les soins de l’ingénieur français Josué Dubois Berthelot de Beaucours. Le fort du roi de France repoussa ainsi l’ennemi jusqu’à la fin de la Guerre de Sept Ans entre les Français et les Amérindiens, soit jusqu’en 1760. Le 1er septembre de la même année, après avoir été évacuée de tout Français sous Bougainville, la forteresse de Chambly devient un bastion britannique. Sept jours plus tard, la Nouvelle-France entière tombe aux mains des Anglais.


Fort Chambly à Chambly aux abords du Richelieu, sur la rive-sud de Montréal,
à moins de 2km des brasseurs de la Blanche de Chambly: Unibroue.

Croûte

  • 1 cuillerée à table sucre
  • 1 tasse Blanche de Chambly tiède (110°F)
  • 1 enveloppe de levure sèche
  • 3 tasses farine
  • 1 cuillerée à thé sel
  • ½ tasse huile d’olive
  • Farine de maïs

Garniture

  • ¼ tasse Blanche de Chambly
  • 2 gros oignons coupé en fines tranches
  • 2 cuillerées à table beurre
  • 2 cuillerées à table cassonade
  • 1 tasse Gorgonzola émietté
  • ¾ tasse mozzarella râpé
  • 2 cuillerées à table thym frais

Pour la croûte

Dans un bol, dissoudre le sucre dans la Blanche de Chambly et y ajouter la levure; remuer légèrement et laisser mousser 5 minutes, ou jusqu’à ce qu’un col de mousse se soit formé.

Dans une grande jatte, bien mélanger la farine et le sel.

Façonner un puits au centre des ingrédients secs et y verser l’huile et le mélange de bière.

À l’aide d’un batteur électrique, battre le tout en ajoutant un peu plus de farine ou de bière tiède, selon que l’appareil est trop sec ou trop liquide (la pâte doit être épaisse et collante).

Effectuer une quarantaine de tours dans la pâte (ou pétrir sur un plan de travail fariné, environ 10 à 15 minutes).

Déposer la pâte dans une grande jatte huilée (bien nettoyer la précédente si nécessaire), couvrir d’une pellicule plastique et laisser le pâte 1H30, à l’abri des courants d’air.

Donner un coup dans la pâte pour la dégonfler, puis la façonner à la taille désirée (cette recette donne assez de pâte pour faire une grande pizza de 16", ou deux plus petites de 10", d’environ ¼" d’épaisseur).

Poser la pâte sur une plaque à pizza, préalablement tapissée de papier parchemin saupoudré de farine de maïs et cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 5 à 10 minutes, ou jusqu’à légèrement dorée, réserver.

Pour la garniture

Dans un grand poêlon, faire chauffer la Blanche de Chambly sur un feu modéré, et y faire cuire les oignons en remuant de temps à autres, pendant 30 minutes.

Ajouter le beurre et la cassonade et poursuivre la cuisson pendant 5 minutes, en remuant souvent.

Parsemer le Gorgonzola et la mozzarella sur la croûte pré-cuite, disposer les oignons caramélisés uniformément sur les fromages et terminer par le thym.

Remettre à cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant une quinzaine de minutes, ou jusqu’à ce que la croûte soit bien dorée et la garniture bouillonnante.

Laisser tiédir quelques instants avant de découper pour servir.




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Chili 1837





En 1997, 160 ans après la rébellion des Patriotes, Unibroue lançait la 1837 en l’honneur des héros morts pour notre patrie - Une blonde forte, légèrement mais élégamment voilée, sèche, vive et très pétillante. Elle révèle des notes soutenues de levures et de grains, combinées à de fragiles touches de poivre, de gingembre, de girofle, de phénols, de miel et de poire. Presque unidimensionnelle, son amertume est quasi impalpable, mais sa texture et son corps sont très acceptables; on pourrait croire au croisement d’une Belge et d’une domestique qui gagne en saveurs à 10°C et plus. Disponible au Québec, exclusivement dans la caisse mixte d’Unibroue.

Les racines d’un Québec souverain.

«Jean-Olivier Chénier: la persistance d'une censure mémorielle» Parmi tous les chefs patriotes, Jean-Olivier Chénier est un de ceux qui a subi le plus profondément et le plus longtemps la rancune de l'Église, ses restes n'ayant été admis dans un cimetière catholique qu'en 1987.

Marc COLLIN, Docteur en histoire à l’Université de Laval

En 1828, à seulement 21 ans, Jean-Olivier Chénier est autorisé à pratiquer la médecine au Québec. La qualité de ses soins et son dévouement, contribuent rapidement à sa renommée. Établi à Saint-Benoît dans les Basses-Laurentides, Chénier s’immisce dans l’activité politique de son comté où règne un contexte d’affrontement entre la Chambre d’assemblée et le gouvernement, sur la question des troupes de réserves militaires. Lorsque Saint-Benoît résiste aux autorités en ne procédant pas aux rassemblements des miliciens effectués chaque été, Chénier fait partie des 7 personnes accusées d’obstruction. En 1834, Chénier quitte Saint-Benoît pour s’établir à Saint-Eustache où il est élu au sein d’un comité visant à résister à l’oppression. C’est lors de cette assemblée qu’il prononcera les célèbres paroles: «Ce que je dis, je le pense et le ferai; suivez-moi, et je vous permets de me tuer si jamais vous me voyez fuir». À la fin de novembre 1837, le Québec vit sous un régime de terreur, les Patriotes de Saint-Eustache se réunissent pour s’organiser, mais décident de ne pas attaquer les Britanniques du côté de Montréal, où la loi martiale a été proclamée. Le 14 décembre, Chénier doit assumer le commandement des troupes patriotes contre l’infanterie britannique… le combat est amorcé. Chénier et quelques 60 hommes armés, réfugiés dans l’église de Saint-Eustache, sont attaqués par le général Colborne et 1300 de ses hommes; l’église est incendiée et Chénier touché par deux fois, périt. Ses compagnons d’armes sont exterminés et tout près, le village de Saint-Benoît est rasé par les flammes. Partout au Québec les patriotes se révoltent, de Saint-Jean, à Saint-Denis, en passant par Saint-Charles et Saint-Paul. En février 1838, le Parlement britannique suspend la constitution du Bas-Canada, peu de temps avant que les Patriotes ne proclament son indépendance, ainsi que la séparation de l’Église et de l’État, la suppression de la dîme, l’abolition des redevances seigneuriales, la liberté de presse, le suffrage universel, la nationalisation des terres de la couronne et celles de la British American Land Co., l’élection d’une Assemblée constituante et l’emploi des deux langues dans les affaires publiques. Des Patriotes capturés par les Britanniques, tous seront accusés de haute trahison envers la Couronne britannique, 12 seront pendus devant la prison au Pied-du-Courant, d’autres seront déportés en Australie ou bannis du pays. En février 2011, pour souligner le 173e anniversaire des rébellions de 1837-38, avait lieu au Pied-du-Courant, une marche aux flambeaux silencieuse, pour honorer la mémoire de ces patriotes qui ont contribué aux racines d’un Québec souverain.

  • 1 livre bœuf haché
  • 2 oignons rouges hachés
  • 4 gousses d’ail pressées
  • 2 cuillerées à table huile d’olive
  • 1 cuillerée à table paprika fumé
  • 3 cuillerées à table poudre de chili mexicain
  • 2 cuillerées à table cumin en poudre
  • 2 cuillerées à table origan séché
  • 1 cuillerée à thé flocons de piment fort (plus ou moins, au goût)
  • 2 bouteilles 1837 (2 x 341ml)
  • 4 tasses tomates étuvées en dés (jus inclus)
  • 2 boîtes haricots noirs rincés égouttés
  • 2 boîtes haricots rouges rincés égouttés
  • Sel et poivre au goût
  • Cheddar fort râpé (pour le service)
  • Crème sure (pour le service)
  • Jus de lime fraîchement pressé (pour le service)
  • Coriandre fraîche ciselée (pour le service)

Dans une grande casserole, sur un feu modéré, faire chauffer l’huile et y faire tomber les oignons et l’ail, jusqu’à translucides, environ 7 minutes.

Ajouter le bœuf haché en l’émiettant, et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la viande ait perdu sa couleur rosée.

Ajouter toutes les épices, bien mélanger et cuire 2 à 3 minutes supplémentaires.

Ajouter la bière, amener à ébullition.

Aux premiers bouillons, ajouter les tomates les haricots, saler et poivrer au goût, bien mélanger et ramener à ébullition.

Aux premiers bouillons, baisser le feu au minimum et laisser mijoter à découvert pendant 1H30, en remuant de temps à autres (si désiré, laisser mijoter plus ou moins longtemps, pour un chilli plus ou moins dense).

Servir accompagné de cheddar fort, crème sure, coriandre ciselée, arrosé d’une filet de jus de lime.


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Cassolettes de pâtes sans gluten, au chorizo et chèvre





En mai dernier, à l’occasion du mois de la maladie de cœliaque, Metro lançait sa nouvelle ligne de produits Irrésistibles Sans Gluten. Une variété de 24 produits regroupés sous l’appellation Irrésistibles Sans Gluten, répond à présent à la demande croissante des personnes atteintes d’intolérance au gluten. Craquelins, pâtes, céréales, barres tendres, chapelures et croûtons, ne sont que quelques exemples des produits qui sont offerts dans les supermarchés Metro, Métro Plus et Super C. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez est atteint de la maladie cœliaque, sachez qu’il n’est donc plus nécessaire pour bien manger, de chercher de midi à quatorze heures dans les boutiques d’aliments spécialisés, ou de produits naturels, puisque tout vous est désormais offert chez votre épicier du coin! Au Canada seulement, on estime qu’environ une personne sur cent, serait atteinte de la maladie cœliaque (prononcé céliaque). Ce qui élèverait le nombre de Canadiens intolérants au gluten, à environ 300 000; mais nombre d’entre eux ignorent en être atteints, et c’est un peu le drame de ces statistiques. La maladie cœliaque est une condition médicale qui touche la surface absorptive de l’intestin grêle, en la rendant fragile et facilement endommagée par une substance appelée «gluten». Cette condition a pour résultat d’empêcher au corps d’absorber correctement les nutriments tels que protéines, vitamines, gras, hydrates de carbone et minéraux, qui sont nécessaires à la santé. Les symptômes de la maladie cœliaque, peuvent apparaître ensemble ou séparément, chez l’enfant comme chez l’adulte, et à divers degrés. En général, les signes d’une mauvaise absorption des nutriments tels que l’anémie, la fatigue, le déficit en calcium peuvent être reliés à la maladie cœliaque, mais bien d’autres indications tels que les maux de ventre, la perte de poids involontaire et la dénutrition peuvent aussi présager de ce trouble du petit intestin. Le gluten est une protéine retrouvée surtout dans le blé, le seigle et l’orge, et qui transformé en farine aide entre autre le pain et les pâtes, à garder leur forme en empêchant qu’ils ne s’émiettent. C’est d’ailleurs cette qualité liante du gluten, qui en fait un produit très employé dans la fabrication des aliments transformés. Il n’existe pour le moment aucun traitement pour guérir la maladie cœliaque, mais les personnes atteintes peuvent aisément en contrôler désagréments en suivant une diète sans gluten; de récentes études démontrent aussi, que l’avoine pure et non contaminée peut faire partie intégrante de cette diète.

  • 8 onces pâtes sans gluten
  • 1 cuillerée à table huile d’olive
  • ¼ tasse oignons verts hachés
  • 2 gousses d’ail pressées
  • 1 tasse bouillon de poulet (maison ou du commerce, sans gluten)
  • ¾ tasse crème 35%
  • 4 onces chèvre crémeux
  • ½ cuillerée à thé piment d’Espelette
  • Sel et poivre au goût
  • 1 tasse Gruyère râpé
  • 2 chorizo piquants coupés en cubes
  • 1 tasse pois verts congelés (ou frais)
  • 2 cuillerées à table chapelure (maison ou du commerce, sans gluten)
  • 2 cuillerées à table Parmesan finement râpé
  • 2 cuillerées à table beurre coupé en petits cubes

Dans une grande casserole, faire cuire les pâte à grande eau salée, jusqu’à al dente (les pâtes sans gluten, semblent cuire plus rapidement que les pâtes de blé dur, soit environ 6 minutes).

Égoutter les pâtes, réserver.

Dans un grand poêlon, faire chauffer l’huile sur un feu modéré et y faire tomber l’oignon et l’ail, pendant 3 à 4 minutes, ou jusqu’à translucides.

Déglacer au bouillon de poulet, et laisser réduire pendant 5 minutes.

Ajouter la crème, bien mélanger et laisser à nouveau réduire pendant 5 minutes.

Ajouter le chèvre en l’émiettant, et remuer jusqu’à complètement fondu.

Ajouter le piment d’Espelette, et ajuster l’assaisonnement en salant et poivrant au goût.

Retirer le poêlon du feu, et y ajouter le gruyère, le chorizo en cubes, les pois et les pâtes réservées, bien mélanger et diviser le tout dans 6 à 8 cassolettes (selon la taille).

Dans un petit bol, bien mélanger la chapelure au Parmesan, en saupoudrer les cassolettes et parsemer le tout des petits cubes de beurre.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 20 minutes, puis sous le grill pendant 2 à 3 minutes, ou jusqu’à ce que le dessus des cassolettes soit doré et croustillant.

Laisser tiédir quelques instants avant de servir.


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Porc au caramel de coco






Brochettes, filets, rôtis, côtelettes et nombreuses autres coupes de porc, ont longtemps été snobées chez nous, parce qu’avant que le Québec n’ose le rose, la viande maigre du porc avait la réputation d’être sèche, et disons-le franchement assez raide. Nos grands-pères se sont donc contentés pendant longtemps des traditionnels bacon, jambon, cretons, ragoût de patte et tourtière qui ne sont pas pour autant piqués des vers, mais qui avouons tout de même, manquent un peu de versatilité; plus on élargit ses horizons, meilleur est le porc dans nos assiettes, dans nos bedons… À constater de toutes les façons d’apprêter le porc chez nous, on pourrait d’ailleurs croire que les Nord-américains, sont les plus grands consommateurs de porc au monde. En 2010, les Canadiens ont consommé près de 800 000 tonnes de viande de porc, pour une moyenne d’approximativement 45 livres de porc par personne, par année. Mais à cela se sont ajoutées près d’un million de tonnes de viande de porc produites en vue de l’exportation. L’exportation canadienne de viande de porc qui a plus que doublé depuis les 50 dernières années, est d’ailleurs la troisième plus importante au monde avec un chiffre d’affaires de 2.6 milliards. Mais de façon surprenante, se sont les Danois et les Espagnols, avec une consommation de plus de 120 livres de porc par personne, par année, qui gagnent la palme du cochon!

  • 2 livres de cubes de porc à mijoter (éviter la viande maigre)
  • 2 cuillerées à table d’huile
  • 1 boîte de lait de coco
  • 1 cuillerée à table de gingembre frais râpé
  • 2 cuillerées à table sauce soya
  • 2 grosses gousses d’ail pressées
  • ½ cuillerée à thé de piment de Cayenne
  • 6 cuillerées à table de sucre
  • Jus d’un citron
  • Coriandre fraîche ciselée

Dans une cocotte en fonte émaillée, faire chauffer l’huile sur un feu élevé et y faire griller les cubes de porc sur tous les côtés.

Retirer du feu, ajouter le lait de coco, le gingembre, la sauce soya, l’ail et le piment de Cayenne, bien mélanger, couvrir et remettre sur un feu très doux, à confire pendant 2H.

Trente minutes avant la fin de la cuisson, dans une petite casserole à fond épais ou en cuivre, faire chauffer le sucre sur un feu modéré, jusqu’à l’obtention d’un caramel blond profond.

Retirer du feu, ajouter le jus de citron (attention c’est chaud et ça peut éclabousser!) mélanger jusqu’à homogène, et verser dans la cocotte.

Bien mélanger et poursuivre la cuisson jusqu’à la fin (30 minutes restantes).

Servir idéalement sur un riz basmati au pois, généreusement arrosé de la sauce.

Source: Isabelle - Les gourmandises d'Isa


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