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Oeufs en purgatoire





D’après la religion catholique, le purgatoire est un endroit où toutes les âmes sont purifiées avant d’entrer au Ciel, faute de ne s’être repenties ou confessées de leur vivant. Cette recette typique de la Mauricie au Québec, illustre de façon rigolote les âmes représentées par les œufs qui flottent au dessus de l’Enfer ici, la sauce tomate.

«Si les femmes ne craignent pas la mort, ça doit être à cause de leur coquetterie. Peut-être qu'elles s'imaginent qu'en faisant de l'oeil au diable, en arrivant chez lui, il leur fournira un laissez-passer pour le purgatoire!»

Paul LEGENDRE, extrait de «La fête au village»

  •  4 œufs
  • 2 tasses sauce tomate
  • 1 oignon finement haché
  • 1 cuillèrée à table ail haché
  • 2 cuillèrées à table beurre
  • 1 feuille de laurier
  • Fines herbes au goût (basilic, thym, sauge, etc.)
  • Sel et poivre fraîchement moulu au goût
  • Copeaux de parmesan

Dans une casserole, faire fondre le beurre à feu modéré et y faire blondir l’oignon et l'ail, environ 4 minutes.

Ajouter la sauce tomate, les fines herbes, le laurier, le sel et le poivre et laisser mijoter environ 15 minutes.

*La recette originale était originalement préparée avec des restes de sauces à la viande; les restes de porc, de bœuf, de veau ou autres, peuvent donc aussi être ajoutés avant de faire mijoter.

Retirer le laurier et diviser la sauce dans 4 ramequins allant au four (env. 1/2 tasse chacun).

Casser un œuf dans chaque ramequin, sur la sauce, sans mélanger.

Faire pocher les œufs dans la sauce en les mettant au four à 350° pour environ 7 minutes ou jusqu’à ce que les blancs soient pris et les jaunes bien coulants.

Servir garni de copeaux  de parmesan et de mouillettes de pain grillé, pour saucer.


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Macaroni de Mme Fanchon





À Naples, alors que le nombre de boutiques de pâtes passait de 60 à 280 entre 1700 et 1785, les aristocrates anglais voyageant en Italie, en visite dans la région napolitaine, étaient tout simplement amusés par cette habitude qu'avaient les Italiens de faire sécher leurs pâtes en bordures des rues, sur les balcons et même sur les toits! Le commerçant typique vendait ses pâtes dans un petit kiosque avec en son cœur un four à bois et certainement un grand bol de Romano râpé à portée de la main. Les clients suivaient son exemple en soulevant de grands brins de pâte jusqu’à leur bouche et pour cette raison, la gente touristique de l’époque croyait la fourchette très peu utilisée en Italie… Alors qu’en vérité, la fourchette fut introduite en Europe par les Vénitiens au 16e siècle. Les aristocrates s’en retournaient enfin dans leur Angleterre natale, remplis de l’Italie, affectés de toutes sortes de nouvelles manières étrangères. On les surnomma d’ailleurs les «Macaronis». Les Macaronis sont aujourd’hui, l’histoire en témoigne, les ancêtres des dandys. Vers la fin du 18e siècle, le terme «macaroni» fit même référence à une coiffure bouffie surfaite que ces dandys portaient fièrement.

  • 1 livre bœuf haché mi-maigre
  • 1 gros oignon émincé
  • 1 cuillerée à table beurre
  • Sel et poivre au goût
  • 1 grosse boîte tomates étuvées en dés
  • 1 boîte crème de tomate concentrée
  • 1 tasse  jus de tomate (ou de légumes)
  • 1 cuillerée à table cassonade
  • 2 cuillerées à table basilic séché
  • 1 boîte macaroni longs (500gr)
  • 1 livre fromage cheddar rapé (ou autre au choix)

Dans un grand poêlon faire fondre le beurre et y faire tomber l'oignon sur un feu moyen.

Ajouter le bœuf et le faire cuire complètement en le défaisant à la fourchette, saler et poivrer au goût.

Ajouter les tomates, la crème de tomate, le jus de tomate, la cassonade et le basilic, laisser mijoter à feu doux.

Pendant ce temps, faire cuire les macaroni à grande eau salée, jusqu’à très «al dente» (puisqu'ils continueront de cuire au four), égoutter.

Dans un plat allant au four mêler les macaroni et la sauce, couvrir du fromage.

Cuire au four sur la grille du centre, à 375° environ 30 minutes ou jusqu'à ce que le fromage soit bien fondu.




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Tartelettes feuilletées aux fruits divers






Recette aussi publiée sur le blogue d'inspiration de Canal-vie 

Un petit cours de physique pour les plus jeunes?

Pour expliquer le fonctionnement de la pâte feuilletée aux plus jeunes (aux grand aussi) qui pourraient demander: «Comment c’est possible que la pâte se sépare en petites feuilles, quand on la cuit?», vous pourriez répondre… Après que le pâtissier ait préparé une belle pâte lisse, il la roule avec un grand rouleau et la beurre bien épais… comme une grosse tartine! Ensuite, en criant abracadabra! il pratique un pliage mystérieux pour emprisonner le beurre dans la pâte. Puis il la roule et la plie de nouveau; il peut rouler et plier la pâte, des dizaines de fois! Lorsqu'il a terminé, des dizaines de couches de pâtes sont séparées par des dizaines de couches de beurre. Il met ensuite la pâte au frigo, pour que le beurre emprisonné soit bien dur. Et finalement, pendant que la pâte cuit, le beurre devient très, très chaud et produit de la vapeur qui fait lever les couches de pâte. On peut alors dire que le beurre qui se cachait entre chaque feuille de pâte, n’a laissé que des espaces vides en prenant la poudre d’escampette!

Un petit cours de cuisine pour les plus grands?

Comme la pâte feuilletée ne contient aucune levure, elle a besoin pour gonfler, que le beurre qu’elle contient, soit ferme et très froid. Elle se conserve donc très bien au congélateur, mais doit absolument être décongelée au frigo, parce qu’à température ambiante, le beurre se réchauffera, empêchant ainsi un beau feuilletage. Plus on travaille la pâte feuilletée, plus on la roule, plus on la manipule… plus elle se réchauffe et moins elle feuillettera. Il est donc important de la façonner rapidement et le moins possible. Enfin, le meilleur truc: après avoir créé votre chef-d’œuvre, réfrigérez-le au moins 20 minutes pour raffermir à nouveau le beurre, avant la cuisson (notez que le beurre trop fondu ne raffermira pas correctement). En général, la pâte feuilletée est cuite à 350-400°F de 15 à 20 minutes et sa magie opère lorsqu’elle cuit rapidement et à haute température, permettant ainsi aux feuilles de cuire avant que le beurre n’ait terminé de les faire monter…

  • 3 cuillerées à table cassonade
  • Pincée de cannelle (ou anis, gingembre, thym, sauge, etc. au goût)
  • Pêches, abricots, nectarines, poires etc. parées et tranchés très finement (avec ou sans peau)
  • 2 cuillerées à table confiture d’abricots (ou autre au goût)
  • 1 cuillerée à thé eau
  • 1 paquet pâte feuilletée (maison ou du commerce)
  • Amandes effilées
  • Sucre glace (pour le service)

Dans un petit bol, bien mélanger la cassonade et la cannelle.

Dans une grande assiette, déposer les lamelles de fruits et les saupoudrer du mélange de cassonade, réserver.

Dans un petit bol, mélanger la confiture et l’eau, réserver.

Rouler la pâte feuilletée (bien froide) en deux grands carrés d’environ 8x8"; à l’aide d’un couteau bien tranchant ou d’une roulette à pizza, couper les deux carrés obtenus en 4 parties égales (pour un total de 8 plus petits carrés).

*On peut aussi découper d’autres formes à l’aide de divers emporte-pièce.

À l’aide d’un couteau d’office, pratiquer une entaille sur le pourtour des carrés, à 1cm du bord, sans transpercer la pâte (ce contour entaillé permettra à la pâte de feuilleter plus haut autour des fruits).

À l’aide d’un pinceau de cuisine, badigeonner le centre des carrés de la confiture liquéfiée (ne pas badigeonner le contour des carrés!).

*La confiture peut ici être remplacée par du fromage, du chocolat, etc. qui saura marier le choix de vos fruits et épices.

Recouvrir la confiture des lamelles de fruits, toujours en évitant le contour des carrés, puis badigeonner les fruits, du reste de la confiture.

Réfrigérer le tout, le temps de faire sûr que le four est bien préchauffé à 400°.

Parsemer les tartelettes d’amandes effilées et cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 15 à 20 minutes.

Laisser complètement refroidir avant de servir saupoudré de sucre glace.

*Donne environ 8 tartelettes (selon leur taille et leur forme).


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Pizza au Gorgonzola et oignons caramélisés à la Blanche de Chambly (croûte maison à la Blanche)





Dès le début du 17e siècle, les rapides de Chambly sur le Richelieu, ont posé problèmes aux Européens. Les Amérindiens connaissaient bien l’obstacle que ces chutes représentaient, pour les avoir contournées de nombreuses fois. Aux abords de ces chutes qui culminent dans un large et apparemment calme bassin, fut construite une série de forteresses; la quatrième, plus grande que les autres, stratégiquement située pour devenir un arrêt obligé sur le grand sentier de guerre des nations, fut fortifiée dès le début de la colonisation en Amérique du Nord: Fort Chambly. Le célèbre Carignan de Salières l'utilisait comme base pour ses expéditions vers le sud, mais aussi pour protéger des Iroquois, ses Compagnies Franches de la Marine. En 1690, la forteresse fut rebâtie, cette fois pour protéger les riverains de la région jusqu’en 1702, où elle fut rasée par les flammes, en plein hiver. Le printemps suivant, une nouvelle forteresse fit son apparition toutefois, ses ennemis n’étaient plus les mêmes. Avec le traité de la Grande Paix de Montréal, signé en 1701, la menace iroquoise avait disparue, pour être remplacée par celle des Britanniques; mais une forteresse de bois serait-elle suffisante pour stopper les tirs de fusils anglais? La menace était de taille et donc, un nouveau genre de fort fut construit. L’impressionnante structure de pierre, toujours en place aujourd’hui, fut terminée en 1711, sous les soins de l’ingénieur français Josué Dubois Berthelot de Beaucours. Le fort du roi de France repoussa ainsi l’ennemi jusqu’à la fin de la Guerre de Sept Ans entre les Français et les Amérindiens, soit jusqu’en 1760. Le 1er septembre de la même année, après avoir été évacuée de tout Français sous Bougainville, la forteresse de Chambly devient un bastion britannique. Sept jours plus tard, la Nouvelle-France entière tombe aux mains des Anglais.


Fort Chambly à Chambly aux abords du Richelieu, sur la rive-sud de Montréal,
à moins de 2km des brasseurs de la Blanche de Chambly: Unibroue.

Croûte

  • 1 cuillerée à table sucre
  • 1 tasse Blanche de Chambly tiède (110°F)
  • 1 enveloppe de levure sèche
  • 3 tasses farine
  • 1 cuillerée à thé sel
  • ½ tasse huile d’olive
  • Farine de maïs

Garniture

  • ¼ tasse Blanche de Chambly
  • 2 gros oignons coupé en fines tranches
  • 2 cuillerées à table beurre
  • 2 cuillerées à table cassonade
  • 1 tasse Gorgonzola émietté
  • ¾ tasse mozzarella râpé
  • 2 cuillerées à table thym frais

Pour la croûte

Dans un bol, dissoudre le sucre dans la Blanche de Chambly et y ajouter la levure; remuer légèrement et laisser mousser 5 minutes, ou jusqu’à ce qu’un col de mousse se soit formé.

Dans une grande jatte, bien mélanger la farine et le sel.

Façonner un puits au centre des ingrédients secs et y verser l’huile et le mélange de bière.

À l’aide d’un batteur électrique, battre le tout en ajoutant un peu plus de farine ou de bière tiède, selon que l’appareil est trop sec ou trop liquide (la pâte doit être épaisse et collante).

Effectuer une quarantaine de tours dans la pâte (ou pétrir sur un plan de travail fariné, environ 10 à 15 minutes).

Déposer la pâte dans une grande jatte huilée (bien nettoyer la précédente si nécessaire), couvrir d’une pellicule plastique et laisser le pâte 1H30, à l’abri des courants d’air.

Donner un coup dans la pâte pour la dégonfler, puis la façonner à la taille désirée (cette recette donne assez de pâte pour faire une grande pizza de 16", ou deux plus petites de 10", d’environ ¼" d’épaisseur).

Poser la pâte sur une plaque à pizza, préalablement tapissée de papier parchemin saupoudré de farine de maïs et cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 5 à 10 minutes, ou jusqu’à légèrement dorée, réserver.

Pour la garniture

Dans un grand poêlon, faire chauffer la Blanche de Chambly sur un feu modéré, et y faire cuire les oignons en remuant de temps à autres, pendant 30 minutes.

Ajouter le beurre et la cassonade et poursuivre la cuisson pendant 5 minutes, en remuant souvent.

Parsemer le Gorgonzola et la mozzarella sur la croûte pré-cuite, disposer les oignons caramélisés uniformément sur les fromages et terminer par le thym.

Remettre à cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant une quinzaine de minutes, ou jusqu’à ce que la croûte soit bien dorée et la garniture bouillonnante.

Laisser tiédir quelques instants avant de découper pour servir.




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Cassolettes de pâtes sans gluten, au chorizo et chèvre





En mai dernier, à l’occasion du mois de la maladie de cœliaque, Metro lançait sa nouvelle ligne de produits Irrésistibles Sans Gluten. Une variété de 24 produits regroupés sous l’appellation Irrésistibles Sans Gluten, répond à présent à la demande croissante des personnes atteintes d’intolérance au gluten. Craquelins, pâtes, céréales, barres tendres, chapelures et croûtons, ne sont que quelques exemples des produits qui sont offerts dans les supermarchés Metro, Métro Plus et Super C. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez est atteint de la maladie cœliaque, sachez qu’il n’est donc plus nécessaire pour bien manger, de chercher de midi à quatorze heures dans les boutiques d’aliments spécialisés, ou de produits naturels, puisque tout vous est désormais offert chez votre épicier du coin! Au Canada seulement, on estime qu’environ une personne sur cent, serait atteinte de la maladie cœliaque (prononcé céliaque). Ce qui élèverait le nombre de Canadiens intolérants au gluten, à environ 300 000; mais nombre d’entre eux ignorent en être atteints, et c’est un peu le drame de ces statistiques. La maladie cœliaque est une condition médicale qui touche la surface absorptive de l’intestin grêle, en la rendant fragile et facilement endommagée par une substance appelée «gluten». Cette condition a pour résultat d’empêcher au corps d’absorber correctement les nutriments tels que protéines, vitamines, gras, hydrates de carbone et minéraux, qui sont nécessaires à la santé. Les symptômes de la maladie cœliaque, peuvent apparaître ensemble ou séparément, chez l’enfant comme chez l’adulte, et à divers degrés. En général, les signes d’une mauvaise absorption des nutriments tels que l’anémie, la fatigue, le déficit en calcium peuvent être reliés à la maladie cœliaque, mais bien d’autres indications tels que les maux de ventre, la perte de poids involontaire et la dénutrition peuvent aussi présager de ce trouble du petit intestin. Le gluten est une protéine retrouvée surtout dans le blé, le seigle et l’orge, et qui transformé en farine aide entre autre le pain et les pâtes, à garder leur forme en empêchant qu’ils ne s’émiettent. C’est d’ailleurs cette qualité liante du gluten, qui en fait un produit très employé dans la fabrication des aliments transformés. Il n’existe pour le moment aucun traitement pour guérir la maladie cœliaque, mais les personnes atteintes peuvent aisément en contrôler désagréments en suivant une diète sans gluten; de récentes études démontrent aussi, que l’avoine pure et non contaminée peut faire partie intégrante de cette diète.

  • 8 onces pâtes sans gluten
  • 1 cuillerée à table huile d’olive
  • ¼ tasse oignons verts hachés
  • 2 gousses d’ail pressées
  • 1 tasse bouillon de poulet (maison ou du commerce, sans gluten)
  • ¾ tasse crème 35%
  • 4 onces chèvre crémeux
  • ½ cuillerée à thé piment d’Espelette
  • Sel et poivre au goût
  • 1 tasse Gruyère râpé
  • 2 chorizo piquants coupés en cubes
  • 1 tasse pois verts congelés (ou frais)
  • 2 cuillerées à table chapelure (maison ou du commerce, sans gluten)
  • 2 cuillerées à table Parmesan finement râpé
  • 2 cuillerées à table beurre coupé en petits cubes

Dans une grande casserole, faire cuire les pâte à grande eau salée, jusqu’à al dente (les pâtes sans gluten, semblent cuire plus rapidement que les pâtes de blé dur, soit environ 6 minutes).

Égoutter les pâtes, réserver.

Dans un grand poêlon, faire chauffer l’huile sur un feu modéré et y faire tomber l’oignon et l’ail, pendant 3 à 4 minutes, ou jusqu’à translucides.

Déglacer au bouillon de poulet, et laisser réduire pendant 5 minutes.

Ajouter la crème, bien mélanger et laisser à nouveau réduire pendant 5 minutes.

Ajouter le chèvre en l’émiettant, et remuer jusqu’à complètement fondu.

Ajouter le piment d’Espelette, et ajuster l’assaisonnement en salant et poivrant au goût.

Retirer le poêlon du feu, et y ajouter le gruyère, le chorizo en cubes, les pois et les pâtes réservées, bien mélanger et diviser le tout dans 6 à 8 cassolettes (selon la taille).

Dans un petit bol, bien mélanger la chapelure au Parmesan, en saupoudrer les cassolettes et parsemer le tout des petits cubes de beurre.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 20 minutes, puis sous le grill pendant 2 à 3 minutes, ou jusqu’à ce que le dessus des cassolettes soit doré et croustillant.

Laisser tiédir quelques instants avant de servir.


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Fondue parmesan






Recette aussi publiée sur le blogue d'inspiration de Canal vie

Qui suis-je?

Je pèse près de 80lbs, et ne suis confectionné que d’avril à novembre, en Italie. Depuis ma naissance on m'envie et me copie, mais je ne suis authentique qu’au sortir de quelques communes spécifiques à la province de Parme, dans la région d’Émilie-Romagne. Né au Moyen-Âge, je n'existerais point sans le lait cru semi écrémé des vaches. Avant d'être affiné, mon corps est cuit et pressé pendant 3 jours, dans un moule appelé "fascera". Pour arriver sur vos marchés, je dois avoir au moins un an d’âge, lorsque j’en ai deux on me surnomme «vecchio», trois «stravecchio» et quatre, «stavecchione». Mon goût unique, fruité et acidulé à la fois, combiné à ma texture friable, sont très prisés de par le monde entier. Je suis si convoité que lors du festival annuel de Modène, on peut m’acheter pour un prix allant jusqu’à près de $1000!

Je suis le roi des fromages italiens, le parmigiano reggiano, plus communément appelé: parmesan!

N'est pas parmesan qui veut...

Officiellement marqué du label européen IGP (Indication Géographique Protégée) depuis 1996, l'origine et l'appelation du parmesan authentique, sont à présent protégées. Toute mention du terme «Parmigiano Reggiano» sur une imitation, est d’ailleurs passible de fortes amendes et c’est tant mieux, parce qu’en 1969, un Italien voulant faire un coup d’argent rapide, s’est vu arrêté pour avoir vendu ce qu’il prétendait être du parmesan râpé, mais qui en fait, s’était avéré être des manches de parapluie râpés!

La fondue parmesan, une entrée qui fut très populaire durant les années ’80, était à l'époque achetée prête à cuire, mais facile à préparer, elle sera d'autant plus goûteuse cuisinée à la maison, et parfaite, servie sur la fraîcheur d'une salade verte, lors des soirées barbecue qui s’annoncent! Sachez que les plats dans lesquels le goût du parmesan domine, s’accompagnent très bien de Champagne (pas trop sec), Chianti, Merlot, Zinfandel, Amarone, Sauvignon blanc, Sancerre, Porto et pourquoi pas, d’une bonne bière brune, fruitée et légèrement amère.

  • 3 tasses lait (divisées)
  • 4 cuillerées à table fécule de maïs
  • ½ tasse beurre
  • 4 cuillerées à table farine
  • 1½ tasse parmesan finement râpé
  • ½ tasse Emmental finement râpé (ou Gruyère)
  • 1 cuillerée à thé muscade
  • ½ cuillerée à thé poudre d’ail
  • Sel et poivre au goût
  • 2 gros œufs
  • Chapelure assaisonnée (maison ou du commerce)
  • Huile végétale (pour la friture)

Dans un bol, délayer la fécule de maïs dans une tasse de lait, réserver.

Dans une casserole, faire fondre le beurre sur un feu modéré, sans le laisser roussir.

Retirer la casserole du feu et y ajouter la farine et la fécule délayée réservée, bien mélanger à l’aide d’un fouet à main, jusqu’à homogène.

Ajouter le reste du lait et remettre la casserole sur un feu moyen-fort en remuant constamment, jusqu’à très, très épais (l'appareil doit commencer à se détacher des parois).

Baisser le feu à doux, ajouter les fromages et remuer à nouveau, jusqu’à complètement fondu.

Ajouter la muscade et la poudre d’ail, bien mélanger, goûter et rectifier l’assaisonnement si besoin en ajoutant sel et poivre au goût.

Verser l’appareil dans un moule de 8x8", préalablement chemisé de papier parchemin, ou d'une pellicule plastique.

Réfrigérer au moins 6H ou jusqu’à bien ferme.

Démouler la garniture, peler le papier parchemin et couper la garniture en carrés de 2x2", soit 16 carrés, réserver.

Dans une assiette creuse, bien battre les œufs à la fourchette; déposer la chapelure dans une seconde assiette creuse.

Passer chaque carré de fondue dans l’œuf en l’enrobant bien, et de même dans la chapelure.

Repasser chaque carré dans l’œuf, et à nouveau dans la chapelure (chaque carré doit avoir été enrobé un total 4 fois : œuf – chapelure – œuf – chapelure).

Mettre le tout au congélateur, pendant 30 minutes.

Pendant ce temps, chauffer l’huile à friture entre 350°F et 365°F et y plonger les fondues panées deux à la fois, pendant 3 minutes, ou jusqu'à bien dorées.

Égoutter quelques secondes sur 2 à 3 feuilles de papier absorbant (à ce stade, les fondues peuvent être congelées pour être réchauffées quelques minutes au four à 350°F par la suite, pour en attendrir le cœur avant le service).

Servir aussitôt, nature ou accompagné d’une salade au choix.

*Donne 16 fondues parmesan




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Muffins à la saucisse et au gruyère




Aussi surnommé «chien-saucisse», ou «hot-dog», le teckel est une des races de chiens les plus populaires en Amérique, depuis 1950. La race, telle qu’on la connaît aujourd’hui, serait née en Allemagne, où elle aurait été lentement développée sur une période de plus de 100 ans, spécifiquement pour chasser le blaireau. Curieusement, c’est aux États-Unis que le teckel porte le nom de dachshund, tiré de l’allemand «dachs» pour  «blaireau» et «hund» pour «chien». D’ailleurs, même le plus petit des teckels peut être un féroce et téméraire chasseur; rares sont les teckels au tempérament timide. Les standards de la race stipulent même que le teckel doit être courageux au point d’en être inconscient, puisque le teckel était autrefois entraîné non seulement à rapporter les proies, mais aussi à les tuer. Avec sa mécanique admirable et parfaitement adaptée, le teckel est aussi la seule race de chien à chasser aussi bien sur terre, que sous terre. Tous les aspects de ce chien que plusieurs trouvent comique, voire même étrange, sont conçus pour l’aider à accomplir sa tâche originale. Ses courtes pattes lui permettent de descendre profondément sous terre, à la poursuite des blaireaux. Sa queue longue et solide, permet à son maître de le récupérer en le tirant hors des terriers. Ses pattes sont particulièrement larges et parfaites pour creuser. Même sa peau est lâche, pour éviter qu’elle ne se déchire le long des étroits tunnels dans lesquels il s’engouffre. Ses poumons sont larges pour lui permettre de chasser longtemps sous terre, son nez est fin et allongé pour mieux flairer ses proies et son aboiement, très grave pour sa taille, permet à son maître de mieux l’entendre lorsqu’il disparaît. Les propriétaires de teckels le savent pertinemment, en le promenant sur une laisse, qu'on peut réellement constater de la force osseuse et musculaire du teckel, ainsi que de sa vitesse que nul ne pourrait soupçonner aussi rapide, pour un chien si court sur pattes La popularité du teckel, autant pour sa compagnie que pour sa forme et ses expressions cocasses, a fait de lui le favori des artistes, illustrateurs, fabricants de jouets, sculpteurs et surtout, des publicistes. Figurines, peluches, jouets mécaniques, salières, poivrières, vaisselle et encore bien d’autres objets à l’effigie du plus médaillé des chiens de chasse, ont trouvé le chemin de milliers de foyers, au 19e et 20e siècle. Malheureusement, la grande popularité du teckel le menace, surtout aujourd’hui, d’être une des races les plus fréquemment retrouvées dans les chenils illégaux.

Teckel à poils courts

  • 1½ tasse farine
  • 1 ½ cuillerée à table poudre à pâte
  • 1 cuillerée à table sucre
  • 1 cuillerée à thé sel
  • ½ tasse lard froid coupé en cubes
  • ⅓ tasse lait en poudre
  • 1 tasse farine de maïs
  • Poivre au goût
  • 1 cuillerée à table poudre de chili
  • ½ cuillerée à thé poudre d’ail
  • 1 cuilleré à thé thym séché
  • 3 gros œufs
  • 1¾ tasse lait
  • ½ livre chair à saucisse crue émiettée 
  • 1 oignon finement haché
  • 1 ½ tasse gruyère râpé (ou cheddar)

Dans une grande jatte, bien mélanger la farine, la poudre à pâte, le sucre et le sel.

Ajouter le lard, à l’aide d’un coupe-pâte, le couper dans les ingrédients secs, jusqu’à l’obtention d’un texture fine et granuleuse.

Ajouter le lait en poudre, la farine de maïs, le poivre, la poudre de chili, la poudre d’ail et le thym, bien mélanger, réserver.

Dans un bol, battre légèrement les œufs.

Ajouter le lait et la chair à saucisse, bien mélanger.

Ajouter les ingrédients liquides aux ingrédients secs, et ne mélanger que jusqu’à bien imbibés.

Incorporer l’oignon et le fromage.

Diviser l’appareil obtenu dans les 15 cavités d’un moule à muffins préalablement beurrées ou chemisées de caissettes de papier.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 375° pendant 15 minutes, ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre d’un muffin, en ressorte propre.

Laisser tiédir quelques minutes avant de démouler.

*Donne 15 muffins moyens.


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