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Oeufs en purgatoire





D’après la religion catholique, le purgatoire est un endroit où toutes les âmes sont purifiées avant d’entrer au Ciel, faute de ne s’être repenties ou confessées de leur vivant. Cette recette typique de la Mauricie au Québec, illustre de façon rigolote les âmes représentées par les œufs qui flottent au dessus de l’Enfer ici, la sauce tomate.

«Si les femmes ne craignent pas la mort, ça doit être à cause de leur coquetterie. Peut-être qu'elles s'imaginent qu'en faisant de l'oeil au diable, en arrivant chez lui, il leur fournira un laissez-passer pour le purgatoire!»

Paul LEGENDRE, extrait de «La fête au village»

  •  4 œufs
  • 2 tasses sauce tomate
  • 1 oignon finement haché
  • 1 cuillèrée à table ail haché
  • 2 cuillèrées à table beurre
  • 1 feuille de laurier
  • Fines herbes au goût (basilic, thym, sauge, etc.)
  • Sel et poivre fraîchement moulu au goût
  • Copeaux de parmesan

Dans une casserole, faire fondre le beurre à feu modéré et y faire blondir l’oignon et l'ail, environ 4 minutes.

Ajouter la sauce tomate, les fines herbes, le laurier, le sel et le poivre et laisser mijoter environ 15 minutes.

*La recette originale était originalement préparée avec des restes de sauces à la viande; les restes de porc, de bœuf, de veau ou autres, peuvent donc aussi être ajoutés avant de faire mijoter.

Retirer le laurier et diviser la sauce dans 4 ramequins allant au four (env. 1/2 tasse chacun).

Casser un œuf dans chaque ramequin, sur la sauce, sans mélanger.

Faire pocher les œufs dans la sauce en les mettant au four à 350° pour environ 7 minutes ou jusqu’à ce que les blancs soient pris et les jaunes bien coulants.

Servir garni de copeaux  de parmesan et de mouillettes de pain grillé, pour saucer.


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Chips aux fines herbes façon vitrail





Recette aussi disponible sur le blogue d'inspiration de Canal-vie

Les 10 plus beaux plafonds de vitraux au monde :

Le Cosmovitral du jardin botanique de Toluca, Mexique. Représentation de la quête de l’homme-soleil à travers la voie lactée.


Le Wintertuin de l’Institut des Ursulines de Onze-Lieve-Vrouw-Waver, Belgique. Représentation art nouveau d’un jardin d’hiver.


Le palais de la musique catalane de Barcelone, Espagne. Représentation d’un chœur de femmes autour du soleil et de la lune.


Les symboles de la Plaza Kukulcan de Cancun, Mexique. Représentation de dieux et déesses mayas.


Le dôme de la mosquée Jame’asr Hassanal Bolkiah de Brunei. Représentation conçue en l’honneur du 25e anniversaire du règne du sultan.


Le Glory Windows de la Thanksgiving Chapel de Dallas, É.U. Représentation spirale conçue en l’honneur de l’action de grâce.


Le plafond de la bibliothèque Osgoode Hall de Toronto, Canada. Représentation conçue en 1860.


Le dôme de l’Hotel Adlon de Berlin, Allemagne. Représentation conçue selon un original de Friedrich William, en 1825.


La coupole du Café Flo - Le Printemps de Paris, France. Représentation conçue en 1923.


L’auvent du centre commercial de Victoria Quarter à Leeds, Royaume-Uni, Représentation conçue sur toute la longueur de la rue Queen Victoria

  • 1 grosse pomme de terre tranchée à la mandoline le plus finement possible (pelée ou non)
  • Fines herbes fraîches au choix (ciboulette, coriandre, persil, aneth, etc.)
  • Huile en atomiseur (type Pam)
  • Sel

Après avoir tranché les pommes de terre le plus finement possible à la mandoline (de préférence), poser les rondelles sur quelques épaisseur de papier absorbant, et les recouvrir aussi de papier absorbant; presser légèrement sur l’assemblage et laisser les pommes de terre ainsi s'assécher, pendant 5 minutes.

Pendant ce temps, tapisser une grande plaque à cuisson de papier parchemin et enduire le papier d’une fine couche d’huile en atomiseur.

Une fois les tranches de pommes de terre asséchées, les déposer sur la plaque de cuisson en prenant soin de ne pas les faire chevaucher.

Poser un brin d’herbe au choix, au centre de chaque rondelle de pomme de terre et recouvrir l’herbe d’une seconde tranche de pomme de terre (de préférence une rondelle de la même taille); presser légèrement.

Saler les chips au goût, poser une seconde feuille de papier parchemin sur les chips, puis une seconde plaque de cuisson sur le papier parchemin et enfin, un objet très lourd allant au four, comme par exemple un poêlon en fonte.

Récapitulation de l’ordre du montage :
  1. Plaque de cuisson
  2. Papier parchemin
  3. Huile en atomiseur
  4. Rondelles de pommes de terre
  5. Fines herbes
  6. Rondelles de pommes de terre
  7. Sel
  8. Papier parchemin
  9. Plaque de cuisson
  10. Objet très lourd allant au four

Cuire les chips ainsi enserrées au four, sur la grille du centre, à 400° pendant 25 minutes, ou jusqu’à dorées.

Laisser tiédir avant de servir sur du gros sel ou accompagné de trempette au choix.


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Omelette rayée, sauce crémeuse aux fines herbes et vin blanc


Si Pâques chez vous, exige presque autant de préparation que les fêtes de fin d'année, profitez-en donc pour vous simplifier un peu la tâche, avec cette petite entrée d'omelette qui saura faire de grands effets. Facile et rapide a réaliser, elle exige tout de même un peu de doigté et de finesse.

RECETTE DISPONIBLE SUR LE BLOGUE D'INSPIRATION DE CANAL VIE


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Soupe de tomate rouge




Qu’elle soit un fruit, un légume, une baie, la tomate aujourd’hui retrouvée dans les supermarchés, reste insipide. Pour trouver une tomate goûteuse de nos jours, il faut se lever tôt ou bien courir longtemps. Pourtant, malgré les plaintes de consommateurs qui sont à la hausse, les ventes de tomates du commerce restent stables. De plus, les exportateurs et les consommateurs rendent la vie encore plus difficile à cette pauvre tomate, en la conservant au frais où elle n’a clairement pas sa place. La tomate devient alors une espèce de masse spongieuse ou encore, sèche, dure et insipide. Seulement 10% des consommateurs disent préférer la tomate à tout autre légume, ce qui place la tomate tout juste devant la courge et le chou de Bruxelles, mais aussi derrière une douzaine d’autres légumes, de la carotte au chou-fleur. La plupart des tomates domestiques viennent des états du sud, alors que les importées viennent souvent du Mexique. Le problème c’est que la tomate n’est pas conçue pour voyager. Pour effectuer le long périple qui l’amènera de la vigne à nos supermarchés, la tomate a été modifiée de façon à être durable, belle et grosse; tous des facteurs qui sont responsables de son manque de goût actuel. Elles sont cueillies trop rapidement, avant qu’elles n’aient eu le temps de mûrir, et ont été par la suite traitées à l’éthylène pour parfaire un mûrissement qui améliorera surtout leur couleur. Le résultat est sans doute plaisant visuellement, mais tout de même sans goût. La saveur d’une tomate vient d’un mélange complexe de sucres, d’acides et d’une vingtaine d’autres agents naturels; pour la rendre plus durable, les scientifiques ont du extraire ces éléments, des variétés les plus courantes. À présent, les scientifiques doivent travailler à remettre le goût dans la tomate. La tâche est ardue, mais les scientifiques ne sont pas les seuls coupables de la tomate insipide, les exportateurs et les consommateurs semblent depuis longtemps avoir oublié la règle première de conservation de la tomate: jamais au frigo! La tomate commence déjà à perdre de sa saveur à 13°C. Pour le moment, la solution la plus sage est d’acheter nos tomates localement en saison et de se contenter des tomates italiennes ou tomates-cerises qui ont su plus facilement garder leur goût malgré leurs changements tout aussi intensifs que celles d’autres variétés; plus de 30 millions de consommateurs américains ont déjà abandonné la cause pour faire pousser leurs propres tomates dans leur jardin. Heureusement, les scientifiques et les cultivateurs s’entendent pour dire que le problème de la tomate insipide devrait être quasi résolu dans environ 5 ans.
  • 1 carotte coupée en rondelles
  • 1 oignon haché
  • 1 branche de céleri haché
  • 2 cuillerées à table beurre
  • 1 boîte tomates étuvées en cubes (avec le jus)
  • 5½oz jus de tomates
  • 2 cuillerées à thé sucre
  • 1 cuillerée à table fines herbes (italiennes ou au goût)
  • Sel et poivre au goût
  • 1¼ tasse eau
  • Croustilles au fromage (facultatif)
Dans une grande casserole, faire chauffer le beurre sur un feu modéré et y faire sauter la carotte, l’oignon et le céleri jusqu’à tendres.

Ajouter les tomates étuvées, le jus de tomates, les fines herbes, le sucre, le sel et le poivre, amener à ébullition.

Aux premiers bouillons baisser le feu et laisser mijoter 10 minutes.

Retirer du feu et passer au mélangeur-plongeur la quantité désirée de soupe, afin d’obtenir la texture désirée.

Ajouter l’eau, bien mélanger, remettre sur le feu et réchauffer.

Servir parsemé de croustilles au fromage si désirée.

Source : Better Homes and Gardens - déclinaison


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Fingerlings caramélisées aux fines herbes


Le terme «balsamique» fait référence au baume, une substance résineuse aromatique qui provient de diverses plantes, souvent utilisée en médecine. Mais ne contenant pas de baume à proprement dit, on appelle ainsi le vinaigre balsamique en considération de son parfum et de sa qualité épaisse et sirupeuse. Comme la plupart le savent déjà, tous les vinaigres ne se ressemblent pas. Différents producteurs en utilisant des techniques variées, préparent différentes recettes qui sont uniques à leur production. Cependant, pour les producteurs qui oeuvrent sous la bannière «Produzione Certificata Aceto Balsamico di Modena», les règles sont strictes. La manufacture et le contrôle de leur produit doivent être respectés et garantis afin de protéger et maintenir la qualité et l’image du vinaigre balsamique de Modène. À cet effet, le Consortium a établi une série de règlements basés sur des lois italiennes déjà existantes, relatives à la production de vinaigre balsamique, ainsi qu’une discipline qui vise à protéger l’unicité et l’uniformité du vinaigre balsamique de Modène. Ce vinaigre si particulier est obtenu par la réduction du moût de vin et de vinaigre de vin, additionné d’un pourcentage de vinaigre balsamique âgé de 10 ans qui servira à lui conférer les aspects organoleptiques caractéristiques. Le moût de vin doit nécessairement provenir de Modène, de Reggio Émilia ou de Bologne, toutes des provinces d’Émilie Romagne. Aussi, les activités entourant sa production, ainsi que son vieillissement, doivent être conduits dans la région de Modène ou de Reggio Émilia. Son vieillissement doit être fait en fût de chêne, ce qui avec l’aide de bactéries, permettra l’acidification du vinaigre. À son terme, les compositions chimiques et physiques du vinaigre, seront analysées pour en assurer les caractéristiques organoleptiques. On fait vieillir le vinaigre balsamique de Modène pendant environ 6 à 12 ans, mais certains des très bons vinaigres balsamiques peuvent être aussi vieux que 50 ans, voire même 100 ans. On peut s’y attendre, le prix de ce type de vinaigre peut être très élevé, les meilleurs iront jusqu’à $200.00 l’once. Même à ce prix, l’engouement pour ce produit ne date par d’hier puisque pendant des siècles, il fut si hautement considéré, qu’on l’incluait dans la dote de mariage des jeunes filles nobles, sans oublier de le mentionner spécifiquement dans les héritages. En 1944, au moment où l’on rapportait que les bombardements américains approchaient de la région de Modène, des petits fûts de vinaigre balsamique furent mis à l’abri, aux côtés de coffre d’argent, de bijoux et d’autres objets de valeurs.
  • Pommes de terre «Fingerling» tranchées en deux (ou rates)
  • Vinaigre balsamique
  • Huile d’olive
  • Romarin, thym, basilic, etc. (frais ou séché, au goût)
  • Sel et poivre au goût
Dans une grande jatte, bien mélanger une quantité similaire de vinaigre balsamique et d’huile d’olive bien assaisonnée de fines herbes au goût.

Ajouter les pommes de terre et bien les enrober du mélange.

Déposer les pommes de terre sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin ou d’un Silpat, en prenant soin de ne pas les faire chevaucher.

Saler et poivrer au goût et faire cuire au four à 400° pendant environ 20 minutes ou jusqu’à bien caramélisées et tendres (tourner les pommes de terre environ à mi-cuisson).


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Terrine de volaille aux herbes


Maman Poule, Nicola Hughes, pourrait bien être la mère d’enfants dont elle n’a pas accouché et ne verra peut-être jamais. Nicola a en effet donné 17 des ses ovules déjà, à des couples ne pouvant avoir d’enfants par eux-mêmes. Elle et sont mari Gavin ont 3 enfants de 8, 5 et 3 ans et même si Nicola a été stérilisée, son corps produit toujours des ovules dont elle fait don, de façon purement altruiste. Elle n’est pas payé pour ces dons, et le processus inclus une sérieuse évaluation pour savoir si elle est une donneuse convenable. Le conseiller qui vérifie si Nicola donne ses ovules pour les bonnes raisons, sait sur quels sentiments jouer pour détecter si elle est capable de renoncer à ce qui fait fondamentalement partie d’elle. Nicola doit s'administrer des injections d’hormones pour stimuler et préparer son corps; son mari Gavin, trouvait toute l'épreuve traumatisante, au départ : «Je trouvais que tout ça représentait de grandes épreuves à traverser, simplement pour aider les autres, sans en retirer aucun gain personnel.» De plus, les hormones peuvent provoquer des changements d’humeurs similaires au SPM, et Gavin devait y être préparé. Nicola a expliqué à ses enfants de façon un peu simpliste, ce qu’elle faisait: «Maman est un peu comme une poule, mais une poule qui n’a pas besoin de ses œufs. Il y a pourtant de nombreuses dames qui ne peuvent pas pondre d’œuf, alors maman leurs donne les siens.» Et à la pensée qu’un enfant naisse peut-être de ce don, Nicola n’est pas inquiète: «Cela paraîtra étrange pour certains, mais je ne pense pas à ces enfants comme faisant partie de moi. Je ne les ai pas mis au monde. Pour moi ce don n’est que tissu corporel et je n’ai aucun sentiment affectif pour ces ovules.» Mais une partie clé du procédé s’adresse à Gavin et aux soucis possibles qu’il pourrait avoir concernant les enfants résultants des dons de sa femme et du fait que ceux-ci pourraient éventuellement vouloir connaître leur donneur; il pourrait être très perturbant de voir un jeune homme cogner à sa porte dans 18 ans, et dire: « Bonjour, je suis votre fils… » Le don d’ovule est un procédé de 2 semaines au total, en incluant la convalescence et Nicola affirme qu’en effet, il s’agit d’une période très intense, mais une expérience qu'elle a bien l'intention de recommencer. autant de fois qu'elle le pourra. Elle avoue par contre, que ce n’est pas pour tout le monde. La donneuse a le droit de savoir si de son don, un enfant naîtra, mais seulement si les parents sont d’accord, elle connaîtra le sexe de cet enfant, sans plus. Nicola est satisfaite de l’information à laquelle elle a accès, Gavin aussi; les deux estiment qu'il n’ont pas besoin d’en savoir plus.
  • 4 poitrines de poulet moyennes coupées en cubes
  • 2 fines tranches de jambon cuit grossièrement coupées
  • 2 œufs
  • 2 c. à table crème sure
  • 4 champignons coupés en quartiers
  • 6 champignons finement hachés
  • 1 poignée coriandre fraîche finement hachée
  • 1 poignée persil frais finement haché
  • Sel et poivre au goût
Dans la jarre du hachoir ou du robot, déposer les poitrines, le jambon, les œufs, la crème sure et les champignons grossièrement coupés, pulvériser quelques secondes jusqu’à ce que le tout ressemble à une farce.

Ajouter les champignons hachés, la coriandre, le persil et bien mélanger.

Saler et poivrer au goût et transférer le tout dans un moule à pain préalablement beurré.

Déposer le moule sur une plaque de cuisson et faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 45 à 55 minutes.

Laisser tiédir 5 minutes avant de renverser sur une assiette de service et complètement avant de trancher pour servir accompagné de mayonnaise ou autres condiments.

Se mange très bien froid, tiède ou même chaud.

Source : Elle à table


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Velouté de poireau au cari et glaçons crémeux aux herbes


Un visiteur inattendu, souvent quelqu’un d’important, arrive toujours au moment où vous découvrez que vos glaçons se promènent d’un bord à l’autre du bac, comme des verres de contact séchés au fond d’un gobelet. C’est comme si un recycleur compulsif les aurait utilisés et remis en place pour une deuxième tournée. En fait, vos glaçons sont victimes de sublimation! La sublimation n’est pas un mince exploit. Elle nécessite qu’une substance passe aveuglément, d’un état solide directement à un état gazeux sans passer par la case «go», ni se liquéfier dans le procédé. Rien de tout ça n’est contre les lois de la chimie, et pourtant ce n’est pas une progression normale. En posant un glaçon sur le comptoir de votre cuisine, vous verrez comment une substance obéissante tiédie. Alors que ses molécules externes absorbent l’énergie de l’air ambiant, elles se meuvent plus rapidement et se séparent les unes des autres. La gravité tire ces molécules détachées vers le bas, formant une petite flaque autour du glaçon. En observant plus longtemps, vous verrez les molécules de la petite flaque se réchauffer encore plus, assez pour se libérer et se disperser dans l’air. Elles se seront alors, évaporées. Mais qu’est-ce qui pourrait bien inspirer un glaçon à se sublimer en omettant de se liquéfier d'abord? Dans chaque glaçons, bien que solidement gelé, il subsistera toujours quelques molécules à l’état liquide et d’autres aussi, à l’état gazeux. Pour éviter l’accumulation d’humidité et donc de givre dans les congélateurs, les modèles d’aujourd’hui sont munis d’une ventilation froide. Le courant d’air produit par cette ventilation fait en sorte que les molécules gazeuses contenues dans vos glaçons, quittent le bac plus facilement. Le congélateur sans givre est donc une invention séduisante pour qui veut éviter le grand labeur de la décongélation, mais son appétit pour la glace est un peu moins agréable. Dans des circonstances normales, les molécules extérieures d’un glaçon sont déjà fébriles et cherchent à peupler l’air ambiant du congélateur; c’est la nature même de tout gaz de disperser dans son environnement. Une fois séparé du glaçon la molécule gazeuse ira se déposer en fines couches sur l’élément évaporateur à l’intérieur des parois du congélateur. De temps à autre, l’élément chauffe légèrement pour éliminer la glace accumulée, et vos ex-glaçons enfin liquides, s’égouttent dans le plateau situé sous le frigo, où la chaleur du moteur les fait s’évaporer à nouveau. En assumant des factures d’électricité plus élevées, vous payez donc pour un service qui vous évite d’avoir à décongeler votre congélateur, et pour éviter que vos invités importants ne vous surprennent à chercher sous votre frigo, les glaçons qui se sont évadés!
  • 3 gousses d’ail hachées
  • 2 échalotes hachées
  • 3 c. à table beurre
  • 2 pommes de terre moyenne pelées coupées en cubes
  • 4 petits poireaux hachés (partie blanche et verte)
  • 1 c. à table cari (ou au goût)
  • 4 t. bouillon de poulet (maison ou du commerce)
  • 1 t. crème 35%
  • ½ botte coriandre fraîche finement hachée
Dans un bol, bien mélanger la crème et la coriandre, verser le tout uniformément dans un bac à glaçons, mettre au congélateur jusqu’à bien pris.

Dans une grande casserole, faire fondre le beurre à feu modéré et y faire tomber l’ail et les échalotes, jusqu’à bien tendres.

Ajouter les pommes de terre et les poireaux, faire cuire 3 minutes supplémentaires en remuant de temps à autres.

Ajouter le cari et continuer la cuisson pendant une minute en remuant constamment.

Ajouter le bouillon de poulet et amener à ébullition.

Aux premiers bouillons, baisser le feu et laisser mijoter pendant 15 à 20 minutes ou jusqu’à ce que les légumes soient bien tendres.

Passer le tout au mélangeur-plongeur jusqu’à lisse et crémeux ou jusqu’à consistance désirée.

Servir bien chaud accompagné d’un ou deux glaçons aux herbes.


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Pailles Darwin


Le Jour Darwin: célébration internationale de la science et de l’humanité tenue aujourd’hui, 12 février 2009, en mémoire de la naissance en 1809, d’un des plus grand scientifique que notre histoire ait connue, Charles Darwin; plus spécifiquement, nous célébrons cette année le 200e anniversaire de sa naissance. Ce jour exprime notre gratitude pour le savoir scientifique qu’il nous a légué à travers sa curiosité et son ingéniosité qui ont contribué à l’avancement de l’humanité. L’an dernier, à la même époque, un livre de recette créé par la femme de Charles Darwin, a été publié. Celui-ci offre un fascinant aperçu des recettes qui ont nourri l’esprit du grand naturaliste. Le livre se veut un guide de savoir-faire culinaire victorien, comprenant des recettes de champignons braisés, de pudding Penally, de gâteau aux pommes, de pailles au fromage et de nombreuses autres recettes traditionnelles et très festives. Même si basé sur les notes personnelles d’Emma Darwin, le livre contient aussi diverses instructions sur la cuisson du riz par exemple, écrites de la main de Darwin lui-même. Après avoir reçu l’accès aux archives de l’Université de Cambridge où Darwin a étudié entre 1828 et 1831, les auteurs Bateson et Janeway ont compilé le livre, recréant et testant 55 des recettes d’Emma. Bateson disait vouloir s’assurer que la contribution de Mme Darwin pour la carrière de son mari, serait bien représentée à travers l’énorme quantité de matériel lancé pour le bicentenaire de sa naissance, cette année. «Emma était une femme sous-estimée. Elle n’était pas une star de la gastronomie certes, et en réalité n’aimait même pas trop cuisiner, mais elle devait le faire pour son mari, ses 7 enfants et leurs 12 domestiques.» affirme Bateson. «[..] et bien sûr, la collection de ces recettes sur les tablettes des librairies, contraste grandement avec l’approche plus ‘glamour’ des célèbres chefs d’aujourd’hui.» ajoute-t-elle. Darwin avait de nombreuses et délicates conditions, et l’évidence suggère qu’il n’aurait certainement pas survécu si Emma n’avait pas été à ses côtés pour le garder en santé. Combien merveilleux alors, de pouvoir célébrer la vie et les découvertes de l’homme qui fut le premier à rigoureusement décrire l’évolution de l’Homme via la sélection naturelle, en se cuisinant une petite recette «à la Darwin».
  • 2 portions de pâte feuilletée froide (maison ou du commerce)
  • 4 c. à table moutarde au raifort
  • 1½ t. Emmental finement râpé
  • ½ t. Parmesan finement râpé
  • Poudre d’ail, poudre d’oignons, sauge, basilic, etc.
  • 1 jaune d’œuf
  • 2 c. à table d'eau très froide
  • Graines de sésame
Sur un plan de travail propre et légèrement enfariné, rouler le plus finement possible, la première portion de pâte feuilletée.

Badigeonner uniformément de la moutarde et le plus possible, sans laisser de rebord à nu.

Parsemer des fromages et saupoudrer de poudre d’ail, de poudre d’oignons, de sauge et de basilic (et autres fines herbes ou épices au goût), réserver.

Rouler la seconde portion de pâte feuilletée de la même façon que la précédente et poser par-dessus la première préalablement garnie.

Repasser le rouleau à pâte sur le tout, afin de bien faire coller ensemble la garniture et les pâtes feuilletées.

Dans un petit bol, mélanger le jaune à 2 c. à table d’eau très froide et battre légèrement.

Badigeonner le dessus de la pâte feuilletée, à l’aide d’un pinceau de cuisine.

À l’aide d’une roulette à pizza, couper de grande lanières dans la pâte garnie et les déposer sur une plaque de cuisson préalablement tapissé d’un Silpat ou d’un papier parchemin.

Saupoudrer les lanières de graines de sésame.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 450° pendant environ 10 à 15 minutes ou jusqu’à bien dorés.

Laisser tiédir avant de servir.

*Donne environ 2 douzaine de pailles.


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Petits cakes aux herbes fraîches


«Le désir de la sauge est de rendre l’Homme immortel» racontait un vieux livre médiéval. De sa seule appellation « Salvia », du Latin « salvere » qui veut dire « sauver », « santé », « cure », on peut aisément comprendre sa réputation bienveillante. Et en effet, la sauge a été louangée à travers l’histoire et sur tous les continents, pour ses pouvoirs de longévité. Les chinois, les Perses et certains Européens, disent aussi que l’homme qui plante de la sauge dans son jardin, vivra vieux. D’ailleurs, au 17e siècle, les Chinois valorisaient tellement la sauge, que les Hollandais prirent rapidement conscience que ceux-ci, échangeraient volontiers trois coffres de thé, contre un seul de sauge. Pour les Romains, elle était une plante sacrée dont la cueillette nécessitait une cérémonie; la personne désignée devait être a jeun, porter une tunique blanche et ne s’en approcher qu’avec les mains et les pieds bien propres. Les Indiens d’Amérique connaissaient le langage particulier de la nature et savaitent que la sauge était un puissant purificateur spirituel. La sauge de jardin, est une plante renfermant de grands pouvoirs de guérison et son goût prononcé dans divers emplois culinaires fait qu'elle est souvent meilleure utilisée seule.

Un Chef écrit un jour : « Dans le grand opéra de la cuisine, on peut aisément imaginer la sauge
dans un rôle de Prima Donna capricieuse et susceptible; elle aime avoir la scène à elle seule. »
  • ¾ t. farine
  • 1½ c. à thé poudre à pâte
  • 1/3 t. fécule de maïs
  • 3 œufs
  • 1/3 t. huile d’olives (canola, pépins de raisins, etc..)
  • ½ t. lait
  • 1 t. herbes fraîches hachées (persil, coriandre, ciboulette, aneth, sauge, etc.)
  • 1 gousses d’ail pressé
  • 1 c. à thé sel
  • Poivre au goût
  • Pluches d’herbes


Mélanger ensemble la farine, la poudre à pâte et la fécule, réserver.

En battant constamment les œufs, ajouter l’huile en filet pour créer une émulsion.

Ajouter le tiers des ingrédients secs aux ingrédients liquides, battre.

Ajouter le lait, battre.

Ajouter le reste des ingrédients secs, les herbes choisies, l’ail, le sel et le poivre, mélanger (la texture doit avoir l’apparence d’une pâte à crêpes).

Verser la préparation dans les cavités de 8 moules à muffins légèrement beurrés.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 10 à 15 minutes.

Couvrir d’une pellicule plastique à la sortie du four et plus tard, garder dans un contenant hermétique.

*Il est aussi possible d’utiliser un moule à pain standard, la cuisson sera alors de 35 à 40 minutes.

Source : Clotilde Dusoulier


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Gressins feuilletés aux fines herbes


Au 15e siècle, vivait à Turin un jeune duc du nom de Victor-Amédée II de Savoie. Le duc, reconnu pour son intelligence exceptionnelle et son amour pour les armes de son père aurait très bien pu régner seul sur l’état de Saubadia, malgré son bien jeune âge. Autrement que du distancement de sa mère et de la sévérité de son père, Victor-Amédée avait beaucoup souffert durant son enfance, d’une santé fragile. Dès la première année de sa vie en 1666, il avait été en très mauvaise santé. L’histoire veut qu’en 1668, alors que l’on n’espérait plus de le sauver, le Saint-Suaire fut exposé et des pèlerinages furent organisés, dans un dernier effort pour obtenir sa guérison. Le jeune souverain souffrait surtout de problèmes intestinaux qui affectaient son développement, le gardant ainsi de stature relativement petite. C’est lors d’une de ses batailles avec la maladie que le gressin fut pour la première fois, présenté à la cour. En 1675, le duc qui n’avait que 9 ans tomba sérieusement malade, encore une fois. Sa mère Maria Giovanna Battista de Nemours, avait demandé au médecin de la cour, Don Baldo Pecchio, de trouver un remède qui pourrait guérir mais surtout, nourrir son fils qui ne mangeait presque plus à cause de sa lente et très mauvaise digestion. L’homme eut un éclair de génie et fut en mesure de diagnostiquer un empoisonnement alimentaire dû à l’absorption de germes pathologiques provenant de pain dont la salubrité laissait à désirer. Il est vrai qu’à l’époque les conditions d’hygiène entourant la fabrication du pain, étaient pour le moins douteuses, surtout qu’on ne cuisait correctement celui-ci que très rarement, le consommant parfois même presque cru. Apparemment, le médecin lui-même avait aussi souffert du même genre de maladie dans sa jeunesse et s’en était sorti que grâce à l’ingénieuse idée de sa mère, de le nourrir d’un pain fin, comprenant peu de levure, complètement cuit et presque sans mie. Et le diagnostic fut un succès; le boulanger-thérapeute, Antonio Brunero di Lanzo se mit à fabriquer localement, ces petites baguettes, à l’époque appelées « Ghersa », et le duc pour sa part, fut complètement rétabli. Sa stature s’améliora et il devint le premier roi piémontais en 1713. On dit qu’il arrivait toujours dans sa villa de Venaria avec un panier rempli de gressins et qu’encore aujourd’hui, il hante ce domaine, chevauchant un étalon, tenant les rennes d’ une main …et un gressin ardent de l’autre!
  • Feuilles de pâte phyllo
  • Fines herbes diverses (au choix)
  • 2 c. à table beurre fondu
  • 6 c. à table vin blanc
  • Fleur de sel (ou sel de table)

Mélanger le beurre et le vin blanc ensemble et passer le tout quelques secondes au four micro-ondes.

Badigeonner la moitié d’une feuille de pâte philo du mélange et y étendre des fines herbes aléatoirement, saler légèrement.

Refermer l’autre moitié de la feuille de pâte philo par-dessus les fines herbes et presser le tout, délicatement.

Rouler l’ensemble de façon assez lâche dans le sens de la longueur, pour obtenir un genre de long cigare.

Procéder ainsi pour tous les gressins, jusqu'à épuisement du mélange beurre-vin, soit environ 12 grands gressins.

Poser les gressins sur une plaque à cuisson, avec ou sans Silpat (la cuisson aura tendance à être légèrement plus longue avec un silpat sur la plaque de cuisson).

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant de 3 à 6 minutes, toujours en gardant un oeil dessus et en les retournant pour les faire cuire de 3 à 6 minutes supplémentaires ou jusqu'à dorés au goût.


Source : Lucy de « Lucy’s Kitchen Notebook »


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