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Tartelettes feuilletées aux fruits divers






Recette aussi publiée sur le blogue d'inspiration de Canal-vie 

Un petit cours de physique pour les plus jeunes?

Pour expliquer le fonctionnement de la pâte feuilletée aux plus jeunes (aux grand aussi) qui pourraient demander: «Comment c’est possible que la pâte se sépare en petites feuilles, quand on la cuit?», vous pourriez répondre… Après que le pâtissier ait préparé une belle pâte lisse, il la roule avec un grand rouleau et la beurre bien épais… comme une grosse tartine! Ensuite, en criant abracadabra! il pratique un pliage mystérieux pour emprisonner le beurre dans la pâte. Puis il la roule et la plie de nouveau; il peut rouler et plier la pâte, des dizaines de fois! Lorsqu'il a terminé, des dizaines de couches de pâtes sont séparées par des dizaines de couches de beurre. Il met ensuite la pâte au frigo, pour que le beurre emprisonné soit bien dur. Et finalement, pendant que la pâte cuit, le beurre devient très, très chaud et produit de la vapeur qui fait lever les couches de pâte. On peut alors dire que le beurre qui se cachait entre chaque feuille de pâte, n’a laissé que des espaces vides en prenant la poudre d’escampette!

Un petit cours de cuisine pour les plus grands?

Comme la pâte feuilletée ne contient aucune levure, elle a besoin pour gonfler, que le beurre qu’elle contient, soit ferme et très froid. Elle se conserve donc très bien au congélateur, mais doit absolument être décongelée au frigo, parce qu’à température ambiante, le beurre se réchauffera, empêchant ainsi un beau feuilletage. Plus on travaille la pâte feuilletée, plus on la roule, plus on la manipule… plus elle se réchauffe et moins elle feuillettera. Il est donc important de la façonner rapidement et le moins possible. Enfin, le meilleur truc: après avoir créé votre chef-d’œuvre, réfrigérez-le au moins 20 minutes pour raffermir à nouveau le beurre, avant la cuisson (notez que le beurre trop fondu ne raffermira pas correctement). En général, la pâte feuilletée est cuite à 350-400°F de 15 à 20 minutes et sa magie opère lorsqu’elle cuit rapidement et à haute température, permettant ainsi aux feuilles de cuire avant que le beurre n’ait terminé de les faire monter…

  • 3 cuillerées à table cassonade
  • Pincée de cannelle (ou anis, gingembre, thym, sauge, etc. au goût)
  • Pêches, abricots, nectarines, poires etc. parées et tranchés très finement (avec ou sans peau)
  • 2 cuillerées à table confiture d’abricots (ou autre au goût)
  • 1 cuillerée à thé eau
  • 1 paquet pâte feuilletée (maison ou du commerce)
  • Amandes effilées
  • Sucre glace (pour le service)

Dans un petit bol, bien mélanger la cassonade et la cannelle.

Dans une grande assiette, déposer les lamelles de fruits et les saupoudrer du mélange de cassonade, réserver.

Dans un petit bol, mélanger la confiture et l’eau, réserver.

Rouler la pâte feuilletée (bien froide) en deux grands carrés d’environ 8x8"; à l’aide d’un couteau bien tranchant ou d’une roulette à pizza, couper les deux carrés obtenus en 4 parties égales (pour un total de 8 plus petits carrés).

*On peut aussi découper d’autres formes à l’aide de divers emporte-pièce.

À l’aide d’un couteau d’office, pratiquer une entaille sur le pourtour des carrés, à 1cm du bord, sans transpercer la pâte (ce contour entaillé permettra à la pâte de feuilleter plus haut autour des fruits).

À l’aide d’un pinceau de cuisine, badigeonner le centre des carrés de la confiture liquéfiée (ne pas badigeonner le contour des carrés!).

*La confiture peut ici être remplacée par du fromage, du chocolat, etc. qui saura marier le choix de vos fruits et épices.

Recouvrir la confiture des lamelles de fruits, toujours en évitant le contour des carrés, puis badigeonner les fruits, du reste de la confiture.

Réfrigérer le tout, le temps de faire sûr que le four est bien préchauffé à 400°.

Parsemer les tartelettes d’amandes effilées et cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 15 à 20 minutes.

Laisser complètement refroidir avant de servir saupoudré de sucre glace.

*Donne environ 8 tartelettes (selon leur taille et leur forme).


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Galette des rois à la frangipane






La galette ou gâteau des rois, est un dessert associé à l’Épiphanie en Europe, et au Mardi Gras en Amérique. Elle est notoire pour la surprise qui s’y cache, souvent une figurine ou une pièce de monnaie. La personne qui trouve la surprise dans sa part de la galette, est nommée roi ou reine pour la journée, et devra obligatoirement acheter ou cuisiner la galette de l’année suivante. Les origines de la galette pourraient dater d’avant l’ère chrétienne, alors que dans la tradition païenne un haricot était caché dans un gâteau à l’occasion du rituel des moissons, et celui qui le trouvait pouvait se réjouir d'être élu roi pour l’année... avant d'être sacrifié lors du festival de l'année suivante! Au 14e siècle, le pape Jules II commémorait le 6e jour de janvier, comme celui du «Jour des rois». Mais les rois honorés par la galette moderne, sont en fait les trois rois mages qui selon l’histoire biblique, auraient suivi l’étoile de Bethléem jusqu’à l’étable où l’enfant Jésus est né. La Bible raconte que leur périple dura 12 jours, et donc l’Épiphanie, le Jour des rois, tombe 12 jours après Noël. La tradition de la fève ou d’un porte-bonheur, caché dans la galette, aurait cependant pu être empruntée au festival de la Rome Antique, les Saturnales, un festival célébré en fin d’année et au cours duquel les rôle sociaux étaient inversés. Pendant les Saturnales, celui qui trouvait la fève dans sa galette, était élu roi du festival, même s’il était esclave. Alors que la tradition du haricot voyagea à travers le temps et jusque dans les régions chrétiennes, les Anglais ont pris pour habitude de cacher un haricot ainsi qu’un pois dans la galette, de façon à couronner un roi et une reine, le douzième jour de Noël venu. On dit que plus tard, le roi et la reine furent sommés de payer une tournée de verres aux convives, probablement la raison pour laquelle le haricot aurait cédé place à une figurine de céramique ou une pièce de monnaie, beaucoup plus difficiles à avaler qu’une légumineuse… pour celui ou celle qui voulait éviter de payer la tournée!

  • ¼ tasse beurre pommade
  • ¼ tasse sucre
  • 1 tasse poudre d’amande
  • 1 cuillerée à table rhum ambré
  • 2 œufs
  • 3 cuillerées à table combles garniture aux amandes
  • 1 jaune d’œuf
  • 1 cuillerée à table eau froide
  • 1 cuillerée à table sucre glace
  • 2 disques pâte feuilletée (maison ou du commerce)

Dans une jatte, à l’aide d’une maryse, mélanger le beurre et le sucre, jusqu’à pâle et crémeux (ne pas battre au batteur électrique! Le but ici est de faire pénétrer le moins d’air possible dans la préparation).

Ajouter la poudre d’amande, le rhum, les œufs et la garniture aux amandes, bien mélanger, toujours à la maryse et en faisant pénétrer le moins possible d’air, réserver.

Dans un petit bol, bien mélanger le jaune d’œuf, l’eau froide et le sucre glace, réserver.

Sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin, déposer un premier disque de pâte feuilletée bien froide.

À l’aide d’un pinceau de cuisine, badigeonner un peu du mélange d’œuf sur ½" du pourtour de la pâte feuilletée.

Étendre l’appareil aux amandes réservé sur la pâte feuilletée, en évitant le pourtour badigeonné.

*Étape facultative : Poser un fève ou une pièce de monnaie dans la garniture, à l’endroit désiré.

Recouvrir le tout du second disque de pâte feuilletée froide et bien presser le pourtour de la pâte de façon à sceller la garniture à l’intérieur.

Uniformiser la garniture, en pressant légèrement le tout.

Badigeonner le dessus de la pâte feuilletée du mélange d’œuf.

Réfrigérer pendant 30 minutes; préchauffer le four à 450°, le temps de la réfrigération.

* Étape facultative : En travaillant rapidement, dessiner le motif désiré sur le dessus de la pâte feuilletée, à l’aide de la pointe d’un couteau, en prenant soin de ne pas traverser la pâte.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 35 minutes (après 25 minutes, si le dessus de la galette semble assez doré, déposer une feuille de papier d’aluminium sur le tout, le temps de terminer la cuisson).

Laisser tiédir à température ambiante avant de servir.




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Tarte fine




Recette suggérée par Leslie de Lethally Delicious
dans le cadre de ma cent-vingt-deuxième participation aux TWD

Elle se rendit dans une chambre sombre et isolée où personne n'allait jamais et y prépara une pomme empoisonnée. Extérieurement, elle semblait belle, blanche et rouge, si bien qu'elle faisait envie à quiconque la voyait; mais il suffisait d'en manger un tout petit morceau pour mourir. Quand tout fut prêt, la reine se farda le visage et se déguisa en paysanne. Ainsi transformée, elle franchit les sept montagnes pour aller chez les sept nains. Elle frappa à la porte. Blanche-Neige se pencha à la fenêtre et dit:
- Je n'ai le droit de laisser entrer quiconque ici; les sept nains me l'ont interdit.
- D'accord! répondit la paysanne. J'arriverai bien à vendre mes pommes ailleurs; mais je vais t'en offrir une.
- Non, dit Blanche-Neige, je n'ai pas le droit d'accepter quoi que ce soit.
- Aurais-tu peur d'être empoisonnée? demanda la vieille. Regarde: je partage la pomme en deux; tu mangeras la moitié qui est rouge, moi, celle qui est blanche.
La pomme avait été traitée avec tant d'art que seule la moitié était empoisonnée. Blanche-Neige regarda le fruit avec envie et quand elle vit que la paysanne en mangeait, elle ne put résister plus longtemps. Elle tendit la main et prit la partie empoisonnée de la pomme. À peine y eut-elle mis les dents qu'elle tomba morte sur le sol. La reine la regarda de ses yeux méchants, ricana et dit:
- Blanche comme neige, rose comme sang, noir comme ébène! Cette fois-ci, les nains ne pourront plus te réveiller!
Et quand elle fut de retour chez elle, et demanda au miroir:
Miroir, miroir joli,
Qui est la plus belle au pays?
Celui-ci répondit enfin:
Madame la reine, vous êtes la plus belle au pays.
Et son cœur jaloux trouva le repos, pour autant qu'un cœur jaloux puisse le trouver.

Extrait de Blanche-Neige et les sept nains,
Walt DISNEY – 1937

  • 3 à 4 pommes pelées épépinées tranchées en fines lamelles
  • Trait de jus de citron
  • 8 onces pâte feuilletée (maison ou du commerce)
  • 1 cuillerée à thé crème 35%
  • 1 œuf
  • ½ cuillerée à thé eau froide
  • 4 cuillerées à thé sucre
  • ⅓ tasse gelée de pommette
  • Sucre casson

Dans un bol, mélanger les lamelles de pommes et le jus de citron, afin d’éviter qu’elles ne brunissent, réserver.

Sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin dérouler la pâte feuilletée (veiller à ce qu’elle soit bien froide, sinon la remettre au frigo au moins 20 minutes).

Badigeonner le pourtour de la pâte de la crème, à l’aide d’un pinceau de cuisine.

Disposer les lamelles de pommes harmonieusement, sur la pâte, en les faisant légèrement chevaucher.

Dans un petit bol, battre l’œuf et l’eau froide, à l’aide d’une fourchette et badigeonner le dessus des pommes de cet appareil.

Saupoudrer de sucre le pourtour de la pâte feuilletée et les lamelles de pommes.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 20 à 30 minutes, ou jusqu’à ce que le la pâte feuilletée soit gonflée et bien dorée.

Pendant ce temps, faire chauffer la gelée de pommettes quelques secondes au four micro-ondes, jusqu’à bien liquide.

Badigeonner le dessus des pommes de la gelée liquéfiée et saupoudrer de sucre casson.

Couper en part et servir chaud, tiède ou froid. 





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Tarte tatin




Alors que les scientifiques ont un jour tenté de retrouver Altlantide, Lemurie et Mu, la situation reste cependant différente en ce qui concerne Avalon. Avalon du terme celte afal signifiant "pomme" et Ynes Affalon "Terre des pommes", est un endroit fabuleux célèbre pour ces pommes et mentionné dans les légendes arthuriennes. Cité pour la première fois en 1136 par Goeffrey de Monmouth dans Historia Regum Britanniae ou "L’histoire des rois de l’île de Bretagne", Avalon serait l’endroit où le roi Arthur fut emmené pour guérir de ses blessures après sa dernière bataille contre Mordred, à Camlann; Avalon serait aussi l’endroit où son épée, Excalibur, aurait été forgée. Au 12e siècle, Avalon fut associé à Glastonbury, où les moines disaient avoir retrouvé les dépouilles du roi Arthur et de sa reine. Mais Glastonbury n’était déjà plus une île, ses terres étaient désormais entourées de marais depuis le drainage des alentours de Somerset Levels. D’après les chroniques de Giraldus Cambresis, Henri de Blois, abbé de Glastonbury durant le reigne d’Henri II, aurait organisé une fouille des terres de son abbaye. À une profondeur de 5m, les moines découvrirent un cercueil de chêne massif, orné d’une croix de fer où l’on pouvait lire l’inscription: Hic jacet sepultus inclitus rex Arthurus in insula Avalonia, "Ci-gît le grand roi Arthur de l’île d’Avalon". Dans le cercueil furent trouvés deux corps, lesquels Giraldus appelle "Arthur et sa reine". En 1278, sous le regard du roi Edward I, les dépouilles furent à nouveau enterrées en grandes pompes, devant le Grand Autel de l’Abbaye de Glastonbury qui devint un lieu de pèlerinage jusqu’à la Réforme. Pourtant, les historiens excluent l’authenticité des dépouilles et l’attribuent à un coup de publicité visant à amasser des fonds pour les réparations de l’abbaye qui avait presque totalement brûlé en 1184. Avalon joue aussi un rôle dans la littérature non arthurienne, telles que les histoires de la fée Mélusine qui aurait grandit dans l’île d’Avalon et celle d’Ogier le Danois qui fut enlevé par Morgan le Fay, pour être emmené à Avalon. Dans la littérature médiévale romantique, l’identité d’Avalon est claire; il est un endroit couvert de vergers, comme traduit du celte, mais la route pour y accédé, que l’on dit uniquement connue des habitants de l’île et jamais précisément décrite, ne pourrait être que celle d’une pure fiction.
  • 6 à 8 grosses pommes à cuisson pelées parées tranchées en quartiers (Fuji, Cortland, etc.)
  • ½ tasse beurre
  • ¾ tasse sucre
  • Pincée de cannelle
  • 1 portion de pâte feuilletée bien froide
Dans un grand poêlon de fonte faire fondre le beurre sur un feu modéré, y saupoudrer le sucre et retirer du feu.

Poser harmonieusement les quartiers de pommes dans sur le sirop obtenu et remettre le poêlon sur le feu, toujours modéré.

Laisser cuire une quinzaine de minutes jusqu’à ce que le sirop caramélise et devienne ambré.

À nouveau, retirer du feu, couvrir les quartiers de pommes de la pâte feuilletée en poussant son pourtour vers le fond de la casserole.

Effectuer quelques petites entailles dans la pâte feuilletée de façon à laisser la vapeur s’échapper durant la cuisson.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 30 à 35 minutes, ou jusqu’à bien gonflée et dorée.

Laisser tiédir une vingtaine de minutes et prudemment renverser la tarte sur une grande assiette de service (au besoin, retirer un peu de sirop avant de renverser, si les pommes ont trop juté pendant la cuisson).

Source: Baking, From My Home to Yours - Dorie Greenspan - déclinaison


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Feuilletés aux épinards et à la feta



I'm Popeye the Sailor Man,
I'm Popeye the Sailor Man.
I'm strong to the finich
Cause I eats me spinach.
I'm Popeye the Sailor Man.

I'm one tough Gazookus
Which hates all Palookas
Wot ain't on the up and square.
I biffs 'em and buffs 'em
And always out roughs 'em
But none of 'em gets nowhere.

If anyone dares to risk my "Fisk",
It's "Boff" an' it's "Wham" un'erstan'?
So keep "Good Be-hav-or"
That's your one life saver
With Popeye the Sailor Man.

I'm Popeye the Sailor Man,
I'm Popeye the Sailor Man.
I'm strong to the finich
Cause I eats me spinach.
I'm Popeye the Sailor Man.


Chanson theme de Popeye the Sailorman
extraite de Popeye the Sailor Meets Sinbad the Sailor - circa 1929

  • ½ livre épinards parés hachés
  • 2 gousses d’ail pressées
  • ½ oignon finement haché
  • 2 cuillerées à table beurre
  • 1 œuf
  • 2 cuillerées à thé persil frais haché
  • Sel et poivre au goût
  • 3oz feta émietté
  • 1 portion pâte feuilletée bien froide
Dans un grand poêlon, faire chauffer le beurre sur un feu modéré et y faire tomber l’oignon et l’ail jusqu’à translucides.

Ajouter les épinards et continuer la cuisson en remuant régulièrement, environ 5 minutes.

Transférer le tout dans une jatte et y ajouter l’œuf et le persil, saler et poivrer, bien mélanger.

Ajouter la feta, bien mélanger à nouveau.

Poser la pâte feuilletée froide, sur un plan de travail (rouler si nécessaire jusqu’à une épaisseur d’environ ¼ à ⅛".

Étendre le mélange d’épinards et feta sur la pâte feuilletée en laissant un espace d’environ ½" sur le pourtour de la pâte.

Rouler le tout relativement serré, envelopper dans une pellicule plastique et mettre au frigo environ 30 minutes.

Retirer la pellicule plastique, couper le rouleau en 6 rondelles d’environ 1½" d’épaisseur, puis les déposer à l’horizontale dans les 6 cavités d’un moule à muffins préalablement beurré.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 25 à 30 minutes ou jusqu’à bien gonflés et dorés.

Source : Healthy Tasty Chow


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Pâte feuilletée (vols au vent)




Recette suggérée par Steph de A Whisk and A Spoon
dans le cadre de ma quatorzième participation aux défis Daring Bakers

En 2007, la production record d’énergie éolienne de l’Espagne comptait pour 27% de la totalité de sa consommation pour un jour donné. Ce résultat paraissait grandiose, mais il semble que seulement un an après, les turbines espagnoles ont réussi à satisfaire 40,8% de sa demande nationale à nouveau, pour un jour donné. Le record s’établie à 9,862 mégawatts, alors qu’un précédent record s’était déjà élevé à 10,032 mégawatts, totalisant 28% de la consommation un jour où la demande étaient bien plus forte. Donc, ce nouveau record de 40,8% en est un relatif, puisque le précédent reste la meilleure production d’énergie éolienne à ce jour. L’Espagne, avec l’Allemagne et le Danemark, compte parmi les trois plus grands producteurs d’énergie éolienne de l’Europe; elle vise à tripler sa production de ressources renouvelables d’ici 2020. Pour le moment, l’énergie éolienne produite en Espagne, augmente de 30% annuellement. Avec la peur du changement climatique, malgré les lois sur les émissions polluantes et le prix faramineux de l’essence, l’industrie de l’énergie éolienne est en plein essor. L’éolien représente une énergie cinétique qui convertit la puissance du vent en courant électrique via des turbines; elle est une alternative propre aux combustibles pétroliers, privilégiée par les environnementalistes. Présentement, d’immense parcs éoliens sont bâtis un peu partout à travers le monde, pour rencontrer diverses exigences énergétiques, mais les particuliers commencent eux aussi, à reconnaître les avantages de l’énergie éolienne résidentielle. L’installation de telles turbines est très simple et ne requiert pas que le système électrique d’une résidence soit changée, même dans les vieilles demeures. Si l’installation est cependant coûteuse, elle permet par contre d’économiser entre 50% et 90% de la facture électrique, faisant de cette alternative un bon investissement à long terme. La fiabilité et la longévité des turbines éoliennes comptent parmi les autres avantages de ce type d’énergie; elles ne requièrent que très peu d’entretien et s’activent automatiquement. Depuis quelques années, des milliers de gens investissent dans des turbines domestiques, espérant s’approprier une forme d’énergie durable, propre et peu coûteuse à long terme. De partout, on canalise, on dompte cette force de la nature, pour une vie durable.
  • 2½ t. farine tout usage
  • 1¼ t. farine à gateau
  • 1 c. à table sel
  • 1¼ eau glacée
  • 1lb beurre doux froid
  • 1 jaune d’œuf
  • 1 c. à table eau froide
Dans une grande jatte, bien mélanger les farines et le sel.

Ajouter l’eau glacée d’un coup et l’incorporer à l’aide d’une cuillère de bois, jusqu’à l’obtention d’une boule de pâte uniforme.

Pétrir légèrement la pâte afin d’obtenir une consistance lisse et rebondie.

Couvrir la pâte et la mettre au frigo une quinzaine de minute avant de commencer le roulage.

Pendant ce temps, couper le beurre en 4 carrés de 1" d’épaisseur.

Rouler la pâte sur une surface propre et bien enfarinée, jusqu’à l’obtention d’un carré d’environ 10" de côté.

Déposer les carrés de beurre côtes à côtes au centre de la pâte, de façon à ce qu’ils forment un losange sur le carré de pâte et que quatre coins triangulaires dépassent au bout de chaque côté du losange de beurre.

Refermer les coins de pâte sur le beurre en les ramenant vers le centre et en veillant à ce que le beurre soit bien enfermé dans la pâte (la figure ressemblera à une enveloppe).

Pour obtenir une belle pâte feuilletée, il est important que le beurre reste toujours froid et donc, à tout moment il est préférable de remettre le tout au frigo pendant une trentaine de minutes à la fois, avant de continuer le roulage.

Si la pâte est toujours fraîche et le beurre froid, veiller à ce que le plan de travail et le rouleau soient bien farinés et commencer à rouler sur la verticale seulement, afin d’obtenir un long rectangle d’environ 24" de haut (le beurre doit resté enveloppé par la pâte et ne pas traverser, si le beurre sort de la pâte, veiller à réparer la fissure avant de continuer).

Rouler quelques coups sur l’horizontale avant de plier la pâte en trois, telle une lettre d’affaire.

Envelopper la pâte dans une pellicule plastique et mettre au frigo 30 minutes.

Lorsque bien refroidie, poser la pâte sur le plan de travail enfariné de façon à ce que la pliure se trouve à la verticale, sur le côté gauche, exactement comme un livre que l’on s’apprêterait à ouvrir.

Rouler à nouveau sur la verticale seulement jusqu’à l’obtention d’un rectangle d’environ 24" de haut, puis quelques coups sur l’horizontale, avant de plier à nouveau en trois, telle une lettre d’affaire.

Si la pâte est restée assez froide, il est possible de refaire un tour, répéter alors les deux dernières étapes avant de remballer pour mettre au frigo 30 minutes.

Une fois terminée, la pâte aura dû être pliée en trois, six fois et réfrigérée au moins 4H avant d’être utilisée.

Pour des vols au vent

lorsque prête à l’emploi, abaisser la pâte à environ ¼" d’épaisseur et y découper autant de cercles à l’emporte-pièce, que possible.

Découper un cercle plus petit dans la moitié des cercles obtenus.

Poser les cercles entiers sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin ou d’un Silpat et à l’aide des doigts ou d’un pinceau de cuisine, en mouiller légèrement les pourtours d’un peu d’eau.

Poser les cercles «vides» par-dessus les cercles entiers et les badigeonner d’un jaune battu avec 1 cuillerée à table d’eau froide en prenant soin de ne pas badigeonner les côtés (le jaune d’œuf empêcherait le vol-au-vent de gonfler).

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pour les premières 10 à 15 minutes (jusqu’à légèrement dorés), puis à 350° pour les 15 à 20 dernières minutes.

*Pour garder le croustillant des vols-au-vent, les garder dans une boîte métallique.

**Au besoin, les repasser au four à 300° pendant 3 à 4 minutes avant de garnir, pour leurs redonner un peu de croustillant.

The September 2009 Daring Bakers' challenge was hosted by Steph of A Whisk and a Spoon. She chose the French treat, Vols-au-Vent based on the Puff Pastry recipe by Michel Richard from the cookbook Baking With Julia by Dorie Greenspan.


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Minis feuilletés au fromage cottage, escargots et pesto de tomates séchées




Recette suggérée par Jacque de Daisy Lane Cakes
dans le cadre de ma soixante-dixième participation aux TWD

Il était une fois, un escargot qui vivait heureux et confortable, dans la souche d’un vieil arbre. Dans son cœur, l’escargot avait toujours rêvé de parcourir le monde. Ses amis à qui il confiait tous ses secrets, lui affirmaient qu’un voyage était une très bonne idée et l’encourageait ardemment à partir. Mais en privé, ceux-ci pensaient qu’il serait bien difficile de savoir à quel moment leur ami escargot aurait entreprit son voyage, puisqu’il avançait tellement lentement. Mais comme le font les bons amis, ils l’épaulaient du mieux qu’ils le pouvaient. Quelques jours plus tard, un ami oiseau vint demander à l’escargot s’il avait commencé son périple. L’escargot qui n’était qu’à quelques centimètres de l’endroit où il se trouvait quelques jours auparavant, répondit qu’il avait en effet entamé son voyage. Après cette déclaration, tous ses amis revenaient régulièrement demander de ses nouvelles et constater son progrès. Plusieurs jours plus tard, il était clair pour tous que l’escargot n’avait toujours pas parcouru de grandes distances, mais dans son cœur, l’escargot voyait les choses bien autrement. La nuit, il se glissait sous une douce et confortable feuille, et le matin venu il étirait ses yeux à l’extérieur avec anticipation, pour voir quelles surprises ce nouveau jour lui apporterait. Un jour, alors qu’il gravit une parcelle de mousse tendre et moelleuse, il prit le temps de scruter chaque petite pousse. Il avançait lentement certes, mais il pouvait ainsi pendre le temps de faire l’expérience de chacune de ses découvertes. Il caressait chaque galet sur lequel il glissait, apprenait sa forme, sa couleur et sa texture; il mémorisait tout. Chaque nouvelle odeur remplissait tous ses sens pendant des heures. Une nuit, alors qu’il dormait sous une feuille, la pluie se mit à tomber. Elle était douce et constante, et tout ce qu’elle touchait s’étirait et s’ouvrait pour profiter de sa fraîcheur. L’escargot sorti de sous sa feuille et s’engagea sous la pluie. Chaque galet, chaque pousse, chaque goutte de pluie, le monde entier en fait, semblait avoir quelque chose à raconter, quelque chose que l’escargot languissait d’entendre. Tandis qu’il s’avançait dans la nuit, il vit tout près, une petite flaque d’eau que la pluie avait créée. Lorsque la pluie cessa, la flaque devint complètement lisse et rayonnante de luminère. Il sembla à l’escargot que l’essentiel du message qu’il tentait d’entendre, se trouvait dans l’intensité de cette brillance. Il s’approcha encore plus près de la flaque et étira ses yeux aussi loin qu’il le pu au-dessus de l’eau. Il vit que la luminosité de l’eau venait du reflet des étoiles. Pendant un long moment, il s’émerveilla de toute cette beauté, puis il vit autre chose dans le reflet de cette petite flaque, il vit son propre reflet. À ce moment, il entendit clairement le message, même s’il n’y avait pas de mots à proprement dit, l’univers autour de lui, vivait, et il en faisait partie. Les étoiles, l’eau, lui-même et tout le reste, ne faisait qu’un. Chaque partie avait son propre rythme exprimé dans une texture, une odeur, une couleur, mais tous ces éléments individuels formaient les notes du message que la pluie lui avait chanté cette nuit là. L’escargot fit demi-tour et rejoignit sa feuille en pensant au lendemain, quand il retournerait sous sa vieille souche d’arbre. Étrangement, son périple le ramenait chez lui, là où toutes les aventures du monde commencent et se terminent.

Le périple de l’escargot, Carol ROSINSKI – 2005

Pâte quasi feuilletée
  • 1 t. beurre salé à température ambiante
  • 2 c. à table parmesan finement râpé
  • 1 c. à table basilic séché
  • ¾ t. fromage cottage
  • 1⅔ t. farine
  • 1 jaune d’œuf
  • 1 c. à table eau froide
Garniture
  • 1bte. escargots égouttés (environ 36)
  • 3 c. à table beurre
  • 4 gousses d’ail hachées
  • ⅓ t. vin blanc
  • Sel et poivre au goût
  • ¼ t. pesto de tomates séchées (maison ou du commerce)
Pour la pâte quasi feuilletée

Dans une grande jatte, battre le beurre à l’aide d’un batteur électrique, jusqu’à bien crémeux.

Ajouter le parmesan et le basilic et battre à nouveau jusqu’à bien incorporés.

Ajouter le fromage cottage et battre 3 minutes supplémentaire ou jusqu’à l’obtention d’une texture quasi crémeuse.

Ajouter la farine et ne battre que jusqu’à bien imbibée (Ne pas trop battre!)

Transférer la pâte obtenue sur une pellicule de plastique, recouvrir et ferme de façon à obtenir un carré de pâte.

Presser sur la pâte ainsi emballée afin d’obtenir une épaisseur uniforme et mettre au frigo au moins 3H ou jusqu’à 2 jours.

Pour la garniture

Dans un poêlon, faire chauffer le beurre à feu modéré et y faire dorer l’ail environ 2 minutes en remuant de temps à autres.

Ajouter les escargots, les faire revenir pendant 5 minutes en les enrobant bien de beurre, saler et poivrer au goût.

Augmenter le feu à moyen-fort, déglacer au vin blanc et laisser réduire presque jusqu’à sec, de 3 à 5 minutes, réserver.

Pour l’assemblage

Sortir la pâte du frigo et la laisser reposer quelques minutes.

Rouler la pâte sur un plan de travail propre et légèrement fariné, jusqu’à l’obtention d’un grand rectangle de 20x24", d’une épaisseur d’environ ⅛".

Couper la pâte en deux à l’aide d’une roulette à pizza, afin d’obtenir deux rectangle de 10x12’’.

Sur une première portion de pâte, déposer environ ½ cuillérée à thé de pesto de tomates séchées, à intervalles d’environ 2", de façon à obtenir une trentaine de cuillérées dispersées sur la totalité d’une surface.

Déposer un escargot par-dessus chaque quantité de pesto.

À l’aide des doigts trempés dans un peu d’eau froide, bien mouiller la pâte sur le contour des garnitures.

Doucement, poser la seconde portion de pâte par-dessus la pâte garnie et presser légèrement avec les doigts, autour des escargots.

À l’aide d’un emporte-pièce ou encore mieux d’une presse à ravioli individuelle, découper les feuilletée de façon à ce que chacun contienne un escargot.

Déposer les feuilletés sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin et percer un minuscule trou au centre de chaque feuilleté.

Dans un petit bol, bien battre le jaune d’œuf et l’eau froide et en badigeonner les feuilletés à l’aide d’un pinceau de cuisine.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 10 à 12 minutes.

Laisser tiédir quelques instants avant de servir.

*Donne une trentaine de feuilletés

Source: Baking, From My Home to Yours - Dorie Greenspan - déclinaison


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Tartes fines aux fruits


Recette suggérée par Jessica de My Baking Heart
dans le cadre de ma cinquante-sixième participation aux TWD

Les abeilles, via la pollinisation, sont responsables de 15 à 30% de la nourriture que nous mangeons. Mais depuis les 50 dernières années, la population d’abeilles domestiques, celle dont les fermiers dépendent pour la pollinisation, a dramatiquement chuté de 50% selon les scientifiques. Si les moyens ne sont pas pris pour contrer le lent mais inévitable déclin des abeilles domestiques, et augmenter leur population, plusieurs fruits et légumes pourraient très bien disparaître de notre alimentation. La quantité de fermiers qui perdent l’entièreté de leur récolte due au manque d’abeilles, semble augmenter d’année en année. Apparemment, ce manque d’abeilles n’aurait toujours pas de réel impact sur les producteurs commerciaux, mais les fermiers de plus petites communautés ont déjà beaucoup de mal à trouver les abeilles nécessaires à la pollinisation de leurs cultures. Les scientifiques croient que le déclin qui affecte les populations d’abeilles autour du monde, qu’elles soient domestiquées ou sauvages, serait le résultat de maladies répandues et causées par divers parasites, mais aussi par l’utilisation de pesticides sur les cultures. Parmi les plus grand problèmes s’attaquant aux abeilles, notons le varroa, un parasite qui se nourrit de l’intérieur des jeunes abeilles, comme de celui des adultes; les abeilles attaquées restent avec des ailes ou des abdomens déformés, ce qui réduit de beaucoup leur résistance donc, leur durée de vie. Le varroa transmet aisément toutes sortes de maladies aux abeilles, particulièrement des virus. Si non traitée contre le varroa, une colonie d’abeilles peut facilement être décimée en quelques mois. Des décennies d’utilisation de pesticides ont aussi usé le système de défense des abeilles, même si les fermiers commencent à en restreindre leur application alors que leurs cultures fleurissent. En sachant à présent que l’utilisation de pesticides, même celle ciblée spécifiquement contre le varroa, peut avoir des conséquences néfastes, les chercheurs sont à inventer des mesures alternatives pour les contrôler. Pour le moment, au haut de la liste, se trouvent des agents dits de contrôle biologique tel un type de champignon qui s’attaquerait aux mites, mais non aux abeilles. Cependant, il reste encore à trouver comment livrer ce champignon dans une colonie d’abeilles.
  • 1 pqt. pâte feuilletée bien froide (maison ou du commerce)
  • 4 fruits parés pelés ou non selon le choix (pommes, poires, pêches, etc.)
  • 4 c. à table cassonade
  • 4 c. à thé beurre froid coupé en petit dé
  • Herbes et épices au goût (cannelle, cardamome, thym, vanille, anis, etc.)
Trancher les fruits choisis en fines lamelles, réserver.

Rouler la pâte feuilletée afin d’obtenir un rectangle d’environ 20x30cm.

À l’aide d’une roulette à pizza, couper le rectangle en 4 bandes égales, sur la largeur (4 bandes de 20x8cm).

Disposer les rectangles obtenus sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin ou d’un Silpat.

Disposer les tranches de fruits de façon harmonieuse, sur les rectangles de pâte feuilletée.

Parsemer chaque tartelettes de dés de beurre, saupoudrer de cassonade et d’herbes ou d’épices au choix.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant environ 20 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soir bien gonflée et dorée, et que les fruits soient tendres.

Laisser tiédir quelques minutes ou complètement refroidir avant de servir.

Source: Baking, From My Home to Yours - Dorie Greenspan - déclinaison


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Baluchons de veau wellington aux oignons caramélisés et foie gras


Perrette, sur sa tête ayant un pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue, elle allait à grands pas,
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
Cotillon simple et souliers plats.
Notre laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l'argent;
Achetait un cent d'œufs, faisait triple couvée! :
La chose allait à bien par son soin diligent.
« Il m'est, disait-elle, facile
D'élever des poulets autour de ma maison;
Le renard sera bien habile
S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s'engraisser coûtera peu de son;
Il était, quand je l'eus, de grosseur raisonnable
J'aurai, le revendant, de l'argent bel et bon.
Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau? »
Perrette là-dessus saute aussi, transportée:
Le lait tombe; adieu veau, vache, cochon, couvée.
La dame de ces biens, quittant d'un œil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s'excuser à son mari.
En grand danger d'être battue.
Le récit en farce en fut fait;
On l'appela le Pot au lait.

Quel esprit ne bat la campagne?
Qui ne fait châteaux en Espagne?
Picrochole, Pyrrhus, la laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous.
Chacun songe en veillant; il n'est rien de plus doux:
Une flatteuse erreurs emporte alors nos âmes;
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi;
Je m'écarte, je vais détrôner le Sophi;
On m'élit roi, mon peuple m'aime;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant:
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même,
Je suis Gros-Jean comme devant.

Jean de LA FONTAINE, Fable X - Livre VII


Illustration de La laitière et le pot au lait, Achille DEVÉRIA (1800-1857)
  • 2 portions de pâte feuilletés bien froides (maison ou du commerce)
  • 2 oignons moyens finement émincés
  • 3 c. à table beurre
  • 4 c. à table cassonade
  • 4oz foie gras de canard
  • 2 c. à table vinaigre balsamique
  • 1 filet de veau de 1lb tranché en 8 médaillons
  • Sel au goût
  • Lait, crème ou un jaune d’œuf battu au choix
Dans un grand poêlon, faire chauffer le beurre à feu moyen-doux et y faire tomber les oignons pendant une vingtaine de minutes en remuant régulièrement.

À mi-cuisson, ajouter la cassonade et bien en enduire les oignons, continuer de faire caraméliser toujours en remuant.

Lorsque bien compotés, laisser les oignons complètement refroidir à température ambiante.

Dans un bol, bien mélanger le fois gras, la compote d’oignons et le vinaigre balsamique, en les écrasant à l’aide d’une fourchette, réserver.

Rouler les pâtes feuilletées jusqu’à l’obtention de deux carrés d’environ 12x12", couper les carrés en quatre, afin d’obtenir 8 plus petits carrés de 6x6".

Déposer une cuillerée à table comble du mélange de foie gras au centre de chaque carré de pâte et couvrir le mélange d’un médaillon de veau, saler chaque médaillon au goût et ajouter une seconde cuillerée à table du mélange de foie gras sur le dessus de chaque médaillon.

À l’aide d’un pinceau de cuisine, délicatement mouiller le pourtour de chaque carré de pâte feuilletée et refermer les baluchons sur eux-mêmes de la façon désirée mais en prenant soin de voir à ce que la garniture des baluchons ne s’en échappe pas durant la cuisson.

Badigeonner chaque baluchon de lait, de crème ou d’un jaune d’œuf battu.

*Si la pâte feuilletée semble avoir eu le temps de tiédir pendant l’assemblage des baluchons, veiller à les mettre au frigo pendant 30 minutes à 1H, de façon à ce que la pâte soit très froide lorsque enfournée.

Faire cuire sur une plaque à cuisson tapissée de papier parchemin, sur la grille du centre, à 400° (très important que le four soit préchauffé) pendant 17 à 20 minutes ou jusqu’à ce que la température interne ait atteint 155°.

Source : Nicolas Vallée


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Pailles Darwin


Le Jour Darwin: célébration internationale de la science et de l’humanité tenue aujourd’hui, 12 février 2009, en mémoire de la naissance en 1809, d’un des plus grand scientifique que notre histoire ait connue, Charles Darwin; plus spécifiquement, nous célébrons cette année le 200e anniversaire de sa naissance. Ce jour exprime notre gratitude pour le savoir scientifique qu’il nous a légué à travers sa curiosité et son ingéniosité qui ont contribué à l’avancement de l’humanité. L’an dernier, à la même époque, un livre de recette créé par la femme de Charles Darwin, a été publié. Celui-ci offre un fascinant aperçu des recettes qui ont nourri l’esprit du grand naturaliste. Le livre se veut un guide de savoir-faire culinaire victorien, comprenant des recettes de champignons braisés, de pudding Penally, de gâteau aux pommes, de pailles au fromage et de nombreuses autres recettes traditionnelles et très festives. Même si basé sur les notes personnelles d’Emma Darwin, le livre contient aussi diverses instructions sur la cuisson du riz par exemple, écrites de la main de Darwin lui-même. Après avoir reçu l’accès aux archives de l’Université de Cambridge où Darwin a étudié entre 1828 et 1831, les auteurs Bateson et Janeway ont compilé le livre, recréant et testant 55 des recettes d’Emma. Bateson disait vouloir s’assurer que la contribution de Mme Darwin pour la carrière de son mari, serait bien représentée à travers l’énorme quantité de matériel lancé pour le bicentenaire de sa naissance, cette année. «Emma était une femme sous-estimée. Elle n’était pas une star de la gastronomie certes, et en réalité n’aimait même pas trop cuisiner, mais elle devait le faire pour son mari, ses 7 enfants et leurs 12 domestiques.» affirme Bateson. «[..] et bien sûr, la collection de ces recettes sur les tablettes des librairies, contraste grandement avec l’approche plus ‘glamour’ des célèbres chefs d’aujourd’hui.» ajoute-t-elle. Darwin avait de nombreuses et délicates conditions, et l’évidence suggère qu’il n’aurait certainement pas survécu si Emma n’avait pas été à ses côtés pour le garder en santé. Combien merveilleux alors, de pouvoir célébrer la vie et les découvertes de l’homme qui fut le premier à rigoureusement décrire l’évolution de l’Homme via la sélection naturelle, en se cuisinant une petite recette «à la Darwin».
  • 2 portions de pâte feuilletée froide (maison ou du commerce)
  • 4 c. à table moutarde au raifort
  • 1½ t. Emmental finement râpé
  • ½ t. Parmesan finement râpé
  • Poudre d’ail, poudre d’oignons, sauge, basilic, etc.
  • 1 jaune d’œuf
  • 2 c. à table d'eau très froide
  • Graines de sésame
Sur un plan de travail propre et légèrement enfariné, rouler le plus finement possible, la première portion de pâte feuilletée.

Badigeonner uniformément de la moutarde et le plus possible, sans laisser de rebord à nu.

Parsemer des fromages et saupoudrer de poudre d’ail, de poudre d’oignons, de sauge et de basilic (et autres fines herbes ou épices au goût), réserver.

Rouler la seconde portion de pâte feuilletée de la même façon que la précédente et poser par-dessus la première préalablement garnie.

Repasser le rouleau à pâte sur le tout, afin de bien faire coller ensemble la garniture et les pâtes feuilletées.

Dans un petit bol, mélanger le jaune à 2 c. à table d’eau très froide et battre légèrement.

Badigeonner le dessus de la pâte feuilletée, à l’aide d’un pinceau de cuisine.

À l’aide d’une roulette à pizza, couper de grande lanières dans la pâte garnie et les déposer sur une plaque de cuisson préalablement tapissé d’un Silpat ou d’un papier parchemin.

Saupoudrer les lanières de graines de sésame.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 450° pendant environ 10 à 15 minutes ou jusqu’à bien dorés.

Laisser tiédir avant de servir.

*Donne environ 2 douzaine de pailles.


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Tatin de tomates-cerises au caramel de vinaigre balsamique et Parmesan


Mille couchés de soleil parmi les plus spectaculaires du monde, mille souvenirs les plus abracadabrants les uns que les autres, mille bleus et des centaines de rouges et d’ors qui transpercent le ciel, voilà Santorin. Les poètes l’ont écrit, les peintres l’ont immortalisé, mais rien ne peut réellement décrire l’incomparable magie de sa beauté. Situés dans la mer Égée : Thera, Thirassia, Aspronisi, les îles Christiana, les sources chaudes de Palia Kameni et le volcan Nea Kameni, forment une partie du groupe méridional des Cyclades appelé Santorin. Ce petit archipel d'îles grecques, riche en histoire et imprégné de mythes, est sans contredit le joyau de la mer Égée. Autrefois réputée pour ses capitaines intrépides et leur commerce avec la Russie, l’Angleterre, la France et l’Italie, gravée dans l’histoire depuis sa catastrophe volcanique en 1500 av. J-C., Santorin reste aujourd’hui et avec raison, une des destinations touristiques les plus populaires du globe. Et c’est là, dans son riche sol volcanique, où elle puise sa saveur unique et distincte, que la variété de tomates-cerises qui compte parmi les plus succulentes au monde, la Santorini, se cultive avec grâce et tradition. Autrefois appelée «Chrysomilo» signifiant «pomme d’or», par le scientifique Kyriakos en 1875, sa culture requiert peu d’eau; facteur important pour les rares qui la cultivent encore de nos jours, puisque l’eau est une denrée précieuse à Santorin. À cause de la complaisance de notre société moderne et son manque de réflexion en regard avec les endroits d’où proviennent les aliments qui arrivent jusqu’à nos tables, la Santorini pourrait très bien être menacée d’extinction ou pire encore, vendue à des cultivateurs avides de variétés anciennes de semences et ce, pour le seul plaisir des fins gourmets du monde entier. Heureusement, plusieurs sont déjà concernés par les bénéfices de certains aliments sur la santé et rapportent à présent, que la Santorini aurait des propriétés vertueuses qui pourraient au final, sauver sa propre peau. Scientifiquement parlant, la tomate-cerise (et la plupart des tomates en général) contient une source non négligeable de lycopène, un caroténoïde contenant deux fois plus d’activités antioxydantes que la béta-carotène (vitamine A) et dix fois plus que l’alpha-tocophérol (vitamine E). Elle est un puissant agent de prévention contre tous les types de cancers et gagne d'ailleurs à être transformée, puisque le lycopène contenu dans sa chair, est plus facilement absorbé par le corps lorsque tranchée, cuite, moulue, réduite en purée ou simplement broyée.

Le spectaculaire panorama de Santorin, de jour et au couché du soleil - Île de Oia
  • 3 c. à table vinaigre balsamique
  • 3 c. à table cassonade
  • 3 t. tomates-cerises
  • 2 gousses d’ail finement hachées
  • ⅓ t. Parmesan finement râpé
  • 1 pâte feuilletée bien froide (maison ou du commerce)
Pratiquer une entaille dans chaque tomate-cerise, réserver.

Dans un poêlon, faire chauffer le vinaigre balsamique et la cassonade à feu moyen-doux, pendant 1 à 2 minute ou jusqu’à sirupeux.

Ajouter les tomates-cerises et l’ail, augmenter le feu à moyen-fort et continuer la cuisson pendant une dizaine de minutes en remuant de temps à autres pour bien enrober les tomates-cerises du caramel, les presser légèrement au cours de la cuisson pour que leur jus se mélange au caramel.

Éteindre le feu et laisser tiédir environ 30 minutes.

Une fois tiédi, transférer le mélange de tomates-cerises caramélisées, dans un moule à tarte ou à manqué.

Recouvrir les tomates-cerises caramélisées du Parmesan râpé.

Rouler la pâte afin d’obtenir une forme similaire au moule utilisé et recouvrir le tout de la pâte en pressant légèrement sur le pourtour pour border la garniture.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 20 à 25 minutes ou jusqu’à bien feuilleté et doré.

Poser une assiette de service à l’envers sur le dessus du moule et faire basculer le tout afin de renverser la tatin, démouler et servir chaud ou froid.


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Spirales à l'italienne


Dans une tasse de café, une cuillerée de lait mousseux crée une spirale lorsqu’on la touille lentement; des volutes tourbillonnent alors dans la tasse. En grossissant cette image des millions de fois, on obtient une spirale lunaire. Les spirales ou tourbillons lunaires, sont d’étranges marques sur la Lune, semblables à celles du lait dans un café, mais à une échelle bien plus grande. Elles ressemblent à des boucles de poussières lumineuses qui se tordent et tournoient sur plusieurs miles de distance, à la surface de la Lune. Elles sont plates et protégées par des champs magnétiques. Mais que sont elles réellement? « Personne ne le sait » répond Bob Lin de l’Université de Berkeley, qui les étudies depuis près de 40 ans, « Elle sont très étranges » ajoute-t-il. L’une d’entre elles, nommées Reiner Gamma, peut être observée à l’aide d’un télescope ordinaire. Elle est située près des rives de Oceanus Procellarum (l’Océan des Tempêtes) et ressemble à première vue, à un étrange cratère quelque peu désordonné. C’est d’ailleurs, ce que les astronomes croyaient jusqu’en 1966 alors que le satellite Lunar Orbiter II de la NASA, le photographia en le survolant, et ce qu’ils découvrirent n’était nullement un cratère. Peu de temps après, deux nouvelles spirales furent découvertes sur le côté le plus éloigné de la Lune. Elles sont complètement opposées l’une à l’autre, près de bassins créés par des impacts : Mare Imbrium (Mer des Pluies) et Mare Orientale (Mer Orientale). Il semble qu’un impact subit par la lune, créerait une spirale de l’autre côté. Mais personne ne sait pourquoi. Le mystère s’approfondit alors que Lin et ses collègues, découvrirent en 1972, que les spirales étaient magnétisées. Deux petits satellites furent déployés par Apollo 16 en 1972, et ceux-ci révélèrent beaucoup d’informations sur la queue magnétique de la Terre, mais bien plus encore, sur les différents champs magnétiques de la Lune. « Nous avons réalisé que la croûte lunaire étaient magnétisée » se souvient Lin, « Ce n’était pas par contre, un champ magnétique global mais plutôt, un genre de ‘patch-work’ de parcelles magnétiques ». Les parcelles dégageant la plus forte force magnétique se trouvaient inévitablement au dessus des spirales. Lin croit que des forces magnétiques lunaires si variées, sont un indice important concernant l’origine des spirales et émet la théorie suivante : « Il y a près de 4 milliards d’années, le cœur de la Lune était composé de fer liquide et celle-ci bénéficiait d’un champ magnétique global. Supposons qu’un astéroïde était alors entré en collision avec la Lune, l’impact aurait créé un nuage de gaz électrique (plasma) qui aurait balayé la circonférence de la Lune en poussant ce champ magnétique global vers le devant. Éventuellement, ce nuage aurait convergé au point directement opposé à celui de l’impact, concentrant ainsi tout le champ magnétique à ce même point. Bien des lustres plus tard, le cœur de la Lune a refroidi et son champ magnétique s’est dissipé. Seulement, les certaines parcelles éparses, les plus fortement magnétisées sont restées : les spirales.
  • 2 pqts pâte feuilletées (maison ou du commerce)
  • ½ bte pâte de tomates
  • ¼ lb jambon finement tranché (sec ou cuit)
  • 1 poivron rouge finement haché
  • ⅓ t. olives noires dénoyautées finement hachées
  • 2 c. à table persil frais finement haché
  • ¾ t. fromage Cheddar finement râpé
  • Farine pour abaisser les pâtes feuilletées
Hacher le jambon le plus finement possible et le mélanger au poivron rouge, au persil et au Cheddar, dans une jatte.

Abaisser les pâtes feuilletées sur une surface enfarinée, jusqu’à l’obtention de 2 rectangles d’environ 25 x 35cm chacun.

Badigeonner les rectangles obtenus de la pâte de tomate en laissant une lisière sans pâte de tomates sur un des côtés les plus longs, de chacun des rectangles.

Étendre la garniture également répartie sur chacun des rectangles.

Rouler sur la longueur et de façon compacte, les pâtes feuilletées ainsi garnies.

Arrivé aux extrémités sans pâte de tomates, humecter la pâte d’un peu d’eau pour bien sceller les rouleaux.

Couper chacun des rouleaux en 12 tranches d'environ 1,5cm et déposer les spirales ainsi obtenues, sur une plaque à cuisson tapissée de papier parchemin ou d’un Silpat.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 15 à 20 minutes ou jusqu’à dorées.

Source : Apéro (Collectif Marabout) - déclinaison


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