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Quatre cocktails pour la St-Patrick




Recettes aussi publiées sur le blogue d'inspiration de Canal Vie 

Les Irlandais qui sont passés maîtres dans la fabrication de bières, de stouts, d’ales et de whiskys, attribuent une place toute particulière à l’alcool, dans leur culture. On raconte même que St-Patrick, le patron des Irlandais, pour ne pas manquer de bière, ne se déplaçait jamais sans le prêtre Mescan, son brasseur personnel. À l’époque, les moines irlandais bénéficiaient d’ailleurs, d’une allocation d’un gallon de bière par jour. Au Moyen-Âge cependant, apparut en Irlande un alcool illégal que seuls les plus téméraires se risquaient à avaler, et qui reste à ce jour, presque inconnu du reste du monde: le potcheen. Considéré comme l’un des alcools les plus forts de la planète, le potcheen était distillé à partir des aliments fondamentaux de l’agriculture irlandaise, l’orge et la pomme de terre. La qualité instable de cette eau-de-vie qui comptait entre 90 et 95% vol., avait autrefois la réputation de rendre aveugle et parfois même, de causer la mort par empoisonnement. Sa teneur en éthanol était si élevée, qu’un buveur en avalant un simple verre d’eau le lendemain d’une cuite, pouvait aussitôt être réintoxiqué. Pas surprenant donc, que le leprechaun, populaire et emblématique lutin de la St-Patrick qui apprécie tout particulièrement le potcheen, nous fasse miroiter des visions d’arcs-en-ciel au pied desquels se trouvent des coffres remplis de pièces d’or! En 1997, une version légale et contrôlée du potcheen fut réintroduite sur le marché irlandais, au grand plaisir de ses amateurs… et bien sûr, des leprechauns.

«Le jour de la St-Patrick, on est tous un peu irlandais!»

After Eight

  • 1 once crème de cacao
  • 1 once crème de menthe verte
  • 1 once Bailey’s

Dans un verre à shooter ou à cordial, étager tous les ingrédients dans l’ordre énuméré.

*Pour obtenir des étages bien nets, verser la crème de cacao dans le verre choisi. Poser une petite cuillère juste au-dessus de la crème de cacao (presque en surface, elle peut toucher la paroi du verre), et verser très doucement la crème de menthe dans la petite cuillère. Délicatesse, précision et minutie sont de mise, pour éviter d’embrouiller les liqueurs. Procéder de la même façon pour le Bailey’s. À noter que les professionnels, utilisent le dos, plutôt que l’intérieur de la petite cuillère.

R&R

  • Sucre
  • 1 once Midori (plus quelques gouttes pour la collerette de sucre)
  • 1 once Cointreau
  • 1 once tequila
  • Cerise au sirop

Dans une première soucoupe, verser quelques gouttes de Midori et y tremper le pourtour du verre en l'y faisant tourner.

Dans une seconde soucoupe, verser un peu de sucre et y tremper le pourtour du verre  en l'y faisant tourner (le sucre adhérera au Midori et se teintera d'un vert très pâle).

Étager tous les ingrédients dans l’ordre énuméré (voir les instructions du cocktail After Eight, afin d’obtenir des étages bien nets).

Laisser délicatement tomber une cerise au sirop dans le cocktail.

Vodka «Jolly Rancher»

  • 4 à 5 bonbons «Jolly Rancher» pomme verte (toute autre saveur fera aussi l’affaire)
  • Glaçons
  • 2 onces vodka de qualité

Remplir un verre de type "highball" de glaçons, en alernant avec les bonbons "Jolly Rancher".

Verser la vodka sur le tout et servir accompagné d'une touillette (plus les bonbons fonderont, plus la vodka prendra le goût des bonbons, votre invité devra donc touiller son cocktail pour bénéficier de toute sa saveur).

Bière irlandaise de la St-Patrick

  • Quelques gouttes de colorant alimentaire vert
  • 1 bouteille de bière (au choix)

Dans une choppe ou un verre à bière, verser quelques gouttes de colorant.

Verser la bière sur le colorant et mélanger délicatement au besoin, à l’aide d’une touillette.

*Le choix d’une bière blonde ou légèrement ambrée fera d’autant plus ressortir la couleur verte. Cependant, les brunes et les noires qui ne changeront que légèrement de couleur, obtiendront tout de même un beau col vert brillant!





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The Grinch


Tous les Who de Whoville adoraient la fête de Noël, tous sauf le Grinch. Le Grinch, qui habitait tout juste au nord de Whoville, détestait Noël. En fait, il détestait toute la saison de Noël. Personne à ce jour, ne sait réellement pourquoi, mais on se doutait alors, que peut-être était-ce parce que son cœur était deux tailles trop petites. Mais peu importe la raison, il restait planté là, chaque veille de Noël, haïssant les Who, regardant fixement de sa cave, d’un air grave et amer, les maisons illuminées de Whoville. Il savait très bien que tous les Who étaient affairés à suspendre le gui, les bas de Noël, les couronnes et les ornements. «Je dois trouver un moyen d’empêcher Noël d’arriver» pensait-il en faisant tambouriner ses doigts sur le rebord de sa falaise. Il savait que tous les enfants de Whoville se lèveraient tôt le lendemain, ils se rueraient sur leurs cadeaux et ensuite… Oh! Le bruit! Le tintamarre! Le tonnerre! C’était ce qu’il détestait le plus: les cris de joie, l’animation, les rires. Ensuite, les Who prendraient place à table et festoieraient, festoieraient et festoieraient encore! Il y aurait du Who-pouding et du Whosbif, tout ce que le Grinch ne pouvait supporter. Enfin, ils feraient ce que le Grinch haïssait le plus, ils chanteraient! ...et plus le Grinch les imaginaient chantant joyeusement, plus il était convaincu de vouloir empêcher Noël d’arriver. «Depuis plus de 50 ans que je les supporte avec leur Noël, je dois les arrêter» se disait le Grinch. Puis il eut une idée! Il se mit à rire à gorge déployée en cherchant ce qui pourrait lui servir de déguisement. Vêtu d’un manteau et d’un chapeau rouges, il continuait de rire, et rire, et rire encore. «Tout ce dont j’ai besoin maintenant c’est d’un renne» se dit-il. Il regarda autour et décida d’utiliser son chien Max, sur la tête duquel il posa un énorme bois de cerf. Il attrapa de grands sacs de toiles et parti vers Whoville sur son traîneau tiré par le minuscule Max. Imitant le Père Noël, le Grinch entra par la cheminée de toutes les maisons de Whoville, et pris la nuit entière pour voler à Whoville tout ce qui lui rappelait Noël: cadeaux, décorations, confiseries, chandelles, sapins, Who-pouding, Whosbif, tout, tout, tout, il entassa tout dans ses énormes sacs de toiles. Dans une des maisons, il entendit un petit bruit comme celui d’une colombe roucoulant. Il se retourna et vit une petite Who. La petit Cindy-Lou Who le fixait curieusement. «Père Noël, dit-elle d’une petite voix, pourquoi prends-tu notre sapin de Noël?» Mais le Grinch avait déjà prévu son mensonge et lui répondit : «C’est pour le réparer dans mon atelier, je le rapporterai encore plus beau, demain matin!». Et Cindy-Lou le cru. Il tapota sa chevelure et parti en emportant même la bûche qui brûlait dans l'âtre de la cheminée! Il ne restait plus rien à Whoville, pas même des miettes pour que les souris fêtent la Noël. À l’aurore, alors que les Who dormaient encore, sur son traîneau chargé à bloc, le Grinch remonta la montagne au nord de Whoville, avec le minuscule Max en tête. «C’est bien fait pour les Who, Noël ne viendra jamais et j’ai bien hâte de les entendre pleurnicher» criait-il en chemin. Le Grinch tendit l'oreille pour mieux entendre le bruit qui remontait de la vallée; il entendait à peine ce que c’était, puis le bruit amplifia et il réalisa enfin qu’il n’était pas triste du tout! Le bruit était joyeux, même très joyeux! «C’est impossible», pensa le Grinch! Tous les Who de Whoville, petits et grands chantaient! Sans cadeaux, ni sapins, ils chantaient. Le Grinch figé sur place, les pieds gelés dans la neige, restait perplexe. «Comment est-ce possible?» se demandait-il. Il avait volé rubans, cartes, boîtes et bonbons durant plus de trois heures, jusqu’à ce que ses pieds le fassent souffrir. Mais le Grinch réfléchi quelques instants et une idée l’effleura. «Peut-être que Noël ne vient pas du magasin? Peut-être que Noël signifie plus que simplement les cadeaux, le sapins et le repas?» Et ce qui arriva alors… Eh! bien à Whoville on dit que le cœur du Grinch grossit de trois tailles ce jour-là! Et à la minute où il senti son cœur grossir, le Grinch dévala la montagne avec son attelage et son butin, dans la lumière du petit matin, et rapporta les cadeaux, le repas, les lumières et les bonbons à Whoville! Pour terminer la fête, il découpa lui-même le Whosbif de Noël!


Chanson thème du film How The Grinch Stole Christmas - 1966
Tiré de la série de livres pour enfants "Dr. Seuss"
  • 2oz Midori (ou autre liqueur de melon)
  • 1oz vodka
  • ½ oz jus de citron
  • 1 c. à table sirop de base (2 parts de sucre pour 1 part d’eau, bouillis 5 minutes et refroidis)
  • Glaçons
  • Sucre coloré, tranche de citron, cerise au marasquin, etc. (pour le décor)
Frotter le rebord d’un verre de 8 à 10oz, de jus de citron et le tourner dans le sucre coloré afin de créer une collerette.

Remplir le verre de glaçons, réserver.

Dans un shaker rempli de glaçons, secouer le Midori, la vodka, le jus de citron et le sirop de base, jusqu’à ce que tous les ingrédients soient bien froids.

Verser dans le verre préparé en retenant les glaçons et servir si désiré, décoré d’une tranche de citron et d’une cerise au marasquin.


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Melon Patch


Le 8 mai 2007, la maison new yorkaise Sotheby’s, avait le privilège d’offrir à ses clients, une aquarelle de Paul Cézanne, la plus importante à être restée jusqu’à ce jour, en collection privée. Peinte en 1902-06, «Nature morte au melon vert», un chef d’œuvre d’une rare puissance, était vendu avec l’approbation du grand connaisseur d’Art chinois, Giuseppe Eskenazi, propriétaire de cette splendeur depuis près de 20 ans. Le tableau démontre un style extraordinairement audacieux, une qualité confiante et une assurée dans la technique de l’artiste, qui d’ailleurs caractérise très bien ses dernières années. Ayant complètement développé son style après 1900, Cézanne avait atteint une liberté d’exécution et une expression très bien incarnées dans «Nature morte au melon vert». En délimitant les contours des objets de son œuvre en bleu, en saturant le corps de l’aquarelle de vert, de rouge et de jaune, l’étendue du travail atteint la fraîcheur et l’effervescence d’une huile. Sa composition tout en juxtaposition contraste bien l’emphase linéaire des contours et l’amplitude de son coup de pinceau. Les natures mortes de Cézanne sont depuis longtemps reconnues comme certaines des plus belles réalisations qui démontrent clairement l’innovation menant au développement de la stylistique du début du 20e siècle. Les historiens et artistes affirment que Cézanne avait atteint le summum du génie d’un disciple de la nature morte; son genre lui permettait le capturer l’essence même de son sujet. La maison Sotheby’s avait l’honneur de mettre cette œuvre en vente pour la troisième fois. La première, lors de la vente légendaire de la collection Robert von Hirsch en 1978, une des plus vaste collection vendue par Sotheby’s depuis la Seconde Guerre Mondial. La seconde, lors de la British Rail Pension Funds en 1989, la plus belle collection à s’être vendue en Europe au cours des années '80. Mr Eskenazi avait acheté le Cézanne en 1989 pour un prix record de $4.5M, record qui tenu jusqu’en mai 2007 alors qu’estimé à $16M, l’aquarelle rapportait un faramineux $25.5M. «L’œuvre a changé de mains très peu souvent cours de ses 100 ans d’existence. 'Nature morte au melon vert' semble à tout coup, être retourné sur le marché en parfaite condition. La saturation de ses couleurs et sa luminosité reste virtuellement inchangées depuis sa réalisation» affirme David Norman, président du département d’Art moderne et impressionniste chez Sotheby’s. Mr Eskenazi ajoutait que le tableau lui avait procuré beaucoup de plaisir pendant 18 années, mais croyait que le temps était venu de donner la chance à un autre collectionneur d’en profiter et de l’apprécier autant que lui avait su le faire.


Nature morte au melon vert, aquarelle de Paul Cézanne - 1902-06
  • 1oz Midori (ou autre liqueur de melon)
  • ½oz Triple Sec (ou autre liqueur d’orange)
  • 2oz vodka
  • Glaçons
  • Eau minéral (ou Club soda)
  • Tranche d’orange
Dans un shaker, bien secouer les quatre premiers ingrédients.

Verser le tout (glace comprise) dans un grand tumbler et remplir d’eau minérale.

Décorer d’une tranche d’orange.


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