Glace à la crème de menthe et au chocolat blanc


Créé en 1916 dans la Mystérieuse Affaire de Styles, on dit qu’il est la plus belle création d’Agatha Christie, un des plus célèbres détectives de son genre. Il est d'ailleurs le seul personnage fictif ayant été honoré d’une page couverture nécrologique de la revue Times, au moment de son décès. Hercule Poirot, petit détective excentrique des romans d’Agatha Christie apparaît clairement comme le favori de l’auteure, à travers les 33 romans et 65 nouvelles dans lesquels elle le mets en scène comme son héro. Sous la plume de Christie, avec les indices disponibles les plus infimes, Poirot ne peut compter que sur ses «petites cellules grises» et ses analyses psychologiques des suspects pour résoudre les crimes les plus complexes. Toujours au grand désarroi de l’inspecteur Japp, Poirot dépasse constamment ses collègues, réussissant à résoudre les cas de l’inspecteur à sa place. Les solutions rapides aux mystérieux et obscurs meurtres qu’il investigue, sont la procédure standard d’opération pour ce privé au sens de l’humour éloquent. Il répète que tout crime peut être résolu simplement, en agençant correctement les pièces du puzzle. Connu de ses amis et collègues pour son caractère pompeux et maladivement ordonné, ceux-ci lui vouent malgré tout un immense respect, connaissant aussi sa perspicacité et ses grandes qualités de raisonnement. Quelques peu égocentrique et orgueilleux, il reste extrêmement observateur, intelligent et heureusement, assez distingué pour assortir à sa vanité, un brin d’innocence. Sa petite corpulence et son allure distincte, avec sa moustache étrangement noire, ses yeux verts brillants et son drôle de crâne ovoïdal toujours incliné, lui donnent un air très exotique et absolument typé. Toujours tiré à quatre épingles, chaussures en cuir luisant et chapeau melon, il se dandine un peu à la façon d’un élégant pingouin, mais malgré tout, il est un personnage remarquable et quelque peu amusant à la fois. On le voit souvent pinçant les lèvres et plissant les yeux en regardant à travers ses fines lunettes à la recherche d’indices, ou encore sirotant sa favorite crème de menthe pour calmer ses maux d’estomac, en compagnie de sa secrétaire perfectionniste, Mlle Félicité Lemon. Au petit écran, le rôle de Poirot est impeccablement interprété pour la première fois en 1989 par David Suchet, excellent acteur britannique d’origine française. Agatha Christie n’a malheureusement jamais rencontré Suchet, mais le petit-fils de Christie, Mathew, a un jour commenté: «Personnellement, je regrette beaucoup qu’elle n’ait jamais rencontré Suchet. Je crois que visuellement parlant, il est tout a fait convaincant et réussit très bien à véhiculer assez de l’irritation associée avec le perfectionnisme du personnage, pour convaincre son public».


Hercule Poirot, d'Agatha Christie, interprété par David Suchet
  • 1½ t. crème 35%
  • 3oz chocolat blanc haché
  • 1½ t. lait
  • 3 jaunes d’œufs
  • ¼ t. sucre
  • 3 c. à table crème de menthe verte
  • Pincée de sel
Déposer le chocolat blanc dans un bol, réserver.

Dans une petite casserole, faire chauffer la crème sur un feu modéré.

Aux premiers bouillons verser la crème sur le chocolat blanc, poser une assiette sur le bol et laisser reposer quelques minutes.

Pendant ce temps, dans un bol, battre légèrement les œufs et le sucre au fouet à main, jusqu’à bien amalgamés, réserver.

Faire chauffer le lait dans la même casserole, toujours sur un feu modéré.

Aux premiers bouillons, verser le lait en un mince filet sur le mélange d’œufs en battant constamment.

Retourner le mélange obtenu dans la casserole et continuer de cuire en remuant toujours et jusqu’à ce que le mélange épaississe légèrement et qu’un doigt passé sur le dos de la cuillère nappée du mélange, laisse une trace claire et précise (entre 170° et 180°).

Hors du feu, incorporer le tout au mélange de chocolat blanc, couvrir et mettre au frigo pendant au moins 3H ou encore mieux toute une nuit.

Lorsque complètement refroidi, ajouter la crème de menthe et le sel, verser le tout dans la sorbetière et faire turbiner selon les directives du manufacturier.

Transférer dans un contenant hermétique et garder au mettre au congélateur jusqu'à bien pris.

Sortir quelques minutes avant de servir.

Source : Lindsay de Café Johnsonia - déclinaison


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Bavarois à la fraise, parfumé au Cointreau


Le lederhose fut rapidement adopté par les bûcherons des forêts de Bavière et d’Autriche, alors qu'il est apparu sur le marché vers 1830; on le considérait à l’époque comme un vêtement de paysan. Le lederhose qui signifie «leather» - cuir et «hosen» - pantalon, même s’il n’est pas porté tout les jours, reste aux Bavarois ce que le kilt est aux Écossais. Pour nombre d’entre eux d’ailleurs, il est une marque spéciale de leur appartenance à la montagne, une preuve de leur héritage culturel. Être propriétaire de lederhose reste une valeur sentimentale et traditionnelle pour les descendants autrichiens, suisses et bavarois à travers le monde. Comme plusieurs autres peuples, les Européens ont immigrés vers l’Amérique du Nord et n’ont pas seulement voyagé avec leur langue, leur coutumes et leurs chansons, mais avec leur habillement aussi. Dans les Alpes, mais aussi partout autour du monde, on porte le lederhose pour les occasions spéciales telles que «Oktoberfest», «Kirshweih», «Maitanz», «Volkfest», «Beerfest» ou «Fronleichnam»; celui qui le porte se démarque alors comme appartenant au clan des Alpes. Ce n’est pourtant qu’après la Première Guerre Mondiale, que le lederhose acquis sa grande popularité grâce au nombreux touristes qui s’intéressaient non seulement aux différents villages de Bavière mais aussi aux coutumes des Bavarois. Après la Seconde Guerre Mondiale, les Bavarois étaient bien contents d’avoir les lederhosen pour leurs enfants, pratiques et durables, ils étaient parfaits pour les petits qui jouaient dans les cours d’école. Les photos de classe dans la pose «lederhosen» sont gages de souvenirs d’enfance, même si seulement pour marquer ce stade dans l’album de famille. Dans toutes les autres sphères de la vie, les lederhosen ont cédé leur place à l’arrivée massive du denim. Cependant, les amateurs de lederhosen peuvent se consoler à l’idée que l’inventeur du «jeans» était un Bavarois qui immigra à San Francisco à l'âge de 18 ans, Levi Strauss.


Lederhose de luxe

Génoises
  • 3 œufs
  • ½ t. sucre
  • 1 t. farine
  • Colorant végétal rouge (ou autre couleur au choix)
Garniture
  • 2½ enveloppes de gélatine nature
  • ½ t. eau froide
  • 2 fraises équeutées finement tranchées
  • ⅔ t. sucre
  • 2 c. à table Cointreau (ou autre liqueur d’oranges)
  • 2 t. crème 35%
  • 1 t. fraises équeutées coupées en brunoise
Miroir
  • 1 enveloppe de gélatine nature
  • 2 c. à table eau froide
  • 4 c. à table cacao
  • 1/3 t. sucre
  • 1/3 t. eau
  • ½ t. crème 15%
  • Fruits variés tranchés ou non, feuilles de menthe, etc. (décoration)
Pour les génoises

Dans la partie supérieure d’un bain-marie, chauffer les œufs et le sucre en fouettant constamment à la main, jusqu’à ce que la température atteigne 105°.

Hors feu, continuer de battre au batteur électrique, jusqu’à ce que l’appareil ait triplé de volume et complètement blanchi (la totalité du mélange sera épaisse et mousseuse).

Plier la farine délicatement dans l’appareil obtenu et séparer la préparation en deux partions égales.

Verser la première portion dans un moule carrée de 8x8’’ préalablement beurré et étendre uniformément à l’aide d’une maryse.

Ajouter quelques gouttes colorant à la seconde portion et délicatement incorporer toujours à l’aide de la maryse.

Lorsque bien colorée, verser la seconde portion dans un deuxième moule de 8x8’’ aussi préalablement beurré.

Déposer les moules sur une plaque de cuisson et cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 10 à 12 minutes.

Laisser tiédir quelques minutes avant de démouler.

Pour chaque génoise, couper de façon très précise deux bandes de 2x8, que vous recouperez ensuite en petites lamelles d’environ 1x2’’ (au total, vous obtiendrez 32 lamelles, 16 blanches et 16 rouges).

Avec les lamelles, recouvrir le pourtour d’un moule à charnière de 9’’, préalablement tapissé de papier parchemin, en alternant les deux couleurs de lamelles et en prenant soin de poser le côté le plus lisse des lamelles vers l’extérieur (si besoin est, utiliser un peu de confiture pour faire adhérer les lamelles entre elles; mais ne pas tremper le côté des lamelles qui sera apparent, seulement la partie latérale!).

Couper en longues bandes le reste des génoises et tapisser le fond du moule (la taille des génoises confectionnées arrive juste, prendre donc soin de ne rien gaspiller!), réserver.

Pour la garniture (ne la préparer qu’une fois les génoises tapissées dans le moule!)

Saupoudrer la gélatine sur l’eau froide et laisser gonfler une dizaine de minutes, réserver.

Mettre les fraises, le sucre et le Cointreau dans la jarre du blender et pulvériser jusqu’à bien lisse.

Transférer le tout dans une petite casserole et chauffer sur un feu modéré.

Pendant ce temps, passer la gélatine une vingtaine de secondes au four micro-ondes, ou jusqu’à ce qu’elle soit bien fondue.

Ajouter la gélatine fondue à la casserole et bien mélanger.

Aux premiers bouillons, retirer du feu et laisser tiédir à température ambiante.

Monter la crème en chantilly et délicatement y plier le mélange de gélatine à la fraise tiédi.

Déposer les fraises détaillées en brunoise au fond du moule tapissé de génoise, puis l’appareil de crème par-dessus les fruits.

Mettre au frigo au moins 5H ou encore mieux, tout une nuit.

Pour le miroir (ne le préparer qu’au moment de le poser)

Saupoudrer la gélatine sur l’eau froide et laisser gonfler 5 minutes, réserver.

Dans une petite casserole, mettre le sucre et le cacao, ajouter l’eau et remuer à l’aide d’un fouet pour éviter les grumeaux, chauffer sur un feu modéré.

Ajouter la crème lentement en continuant de remuer toujours, aux premiers bouillons, baisser le feu et laisser frémir pendant 3 minutes.

Laisser tiédir quelques moments, pendant ce temps, passer la gélatine 15 secondes au four micro-ondes, ou le temps qu’elle soit bien fondue.

Ajouter la gélatine à la casserole et bien mélanger le tout.

Laisser tiédir une dizaine de minutes avant de verser doucement le tout sur le dessus du bavarois (le miroir ne doit pas être trop chaud, mais encore bien liquide pour être versé et bien couvrir le dessus du bavarois).

Remettre au frigo au moins 2H, avant de démouler et peler le papier parchemin.

Décorer au goût, de fruit tranchés et de feuilles de menthe.

Source(génoise): Isa de Les gourmandises d’Isa


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Tequila Sunrise


La majorité des gens ne prête pas attention à ce qui se passe au-dessus de leur tête. Même si beaucoup d’entre eux se sont un jour posé la question, rares sont ceux qui ont réellement cherché la réponse; la plupart se contentent de penser que ce n’est que là, que la façon dont le monde tourne, mais pourquoi le ciel change-t-il de couleur? Les couleurs du ciel sont créées parce que contenu dans l’atmosphère entre le soleil et la Terre, se trouvent différentes particules chimiques. Lorsque la lumière frappe ces particules, elle est brisée en plusieurs longueurs d’ondes qui sont à leur tour dispersées en différentes directions un peu comme la lumière qui frappe un prisme, un cristal, une pierre taillée, créer un arc-en-ciel de couleur. Les particules retrouvées dans l’atmosphère agissent un peu comme une infinité de cristaux. Durant le jour, le ciel est bleu parce que c’est le moment de la journée où la lumière est la plus directe. Parce qu’elle peut être brisée dix fois plus que le rouge, la longueur d’onde de la couleur bleue est la plus courte et c’est donc celle-là que nos yeux perçoivent alors que le soleil est au-dessus de nous. À la brunante, le soleil s’éloigne de nous ainsi, la lumière change d’angle, frappe les particules atmosphériques différemment et celles-ci réfléchissent des couleurs aux longueurs d’ondes plus longues telles que l’orangé, le rouge et le violet. À ce moment de la journée, le bleu et le vert sont toujours présents, mais leurs longueurs d’ondes étant dispersées en des millions de directions, elles ne parviennent plus jusqu’à nos yeux; elles font place aux plus longues longueurs d’ondes qui ne peuvent être dispersées autant de fois que les courtes et qui sont maintenant, plus directement visibles. La question qui survient alors est de savoir si un levé et un couché du soleil devrait nous apparaître les mêmes. En réalité ils sont très différents. Le couché du soleil tend à être plus brillant et présente des couleurs plus vibrantes que celles du levé du soleil. Cette différence est due au fait que pendant le jour, humains et animaux remuent poussières et les débris vers le ciel, ce qui a pour effet de temporairement augmenter la brillance de la lumière et la diversité des couleurs réfléchies par cette masse supplémentaire de particules. Il est donc logique de croire que plus l’atmosphère contient de particules, plus les levés et les couchés de soleil seront colorés, élaborés et variés; même s’il est malheureux de constater que les plus beaux couchés de soleil sont dus à la pollution, il n’en reste pas moins que c’est un fait.


La nature fait quand même bien les choses...
  • 2oz tequila
  • Jus d’oranges (fraîchement pressé de préférence)
  • .7oz sirop de grenadines
  • Glaçons
  • Tranches d’oranges, de citrons ou de lime, cerises au marasquin, etc. (décoration)
Dans un grand tumbler rempli au deux-tiers de glaçons, verser la tequila et compléter avec le jus d’oranges.

Couvrir le verre de la partie inférieure du shaker, secouer quelques instants et retourner le tout au verre.

Verser la grenadine dans le cocktail et laisser descendre au fond (ce qui aura pour effet de créer un dégradé de rose).

Décorer au goût et servir aussitôt.


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