Gâteau tiramisu


Recette proposée par Megan de My Baking Adventures
dans le cadre de ma cinquante et unième participation aux TWD

En ouvrant un vieux livre de recettes italien, ne soyez pas surpris en scrutant son index, de n’y trouver aucune mention d’un tiramisu. Les premiers tiramisu ont fait leur apparition dans les années ’70. À l’époque le tiramisu ne ressemblait à aucun dessert connu des Italiens et de ce fait, l’engouement pour celui-ci fut immédiat. Aujourd’hui, beaucoup savent que le terme «tiramisu» ou plus spécifiquement la phrase italienne «tira me su» signifie «tire sur moi» ou plutôt «remonte-moi», une appellation très appropriée pour ce dessert ou du moins, pour l’élan d’énergie que l’on tire du sucre et de l’expresso à la base de sa préparation. En essayant de retracer avec précision l’origine du tiramisu, le premier indice découvert sera le nom du célèbre gastronome Giuseppe Maffioli qui, dans son livre «Il ghiottone Veneto» - Le glouton vénitien, publié en 1968, raconte de façon exhaustive l’histoire du sabayon. Le nom de cette crème viendrait de «zabaja», un dessert très populaire de la région côtière d’Illyrie, sur la Mer Adriatique. À cette époque, on préparait généralement le sabayon tiède, à partir d’un vin chypriote très sucré. On le servait parfois aussi accompagné de crème fouettée mais alors, il devait être servi très froid presque glacé et mangé avec de petits biscuits vénitiens: les baicoli. On réalise alors avec l’addition de crème fouettée et de biscuits, que l’on pourrait être en présence des éléments composants le tiramisu moderne; même l’allusion aux propriétés énergétiques du liquoreux sabayon, semblent faire référence au nom du tiramisu. Pourtant, la plus vieille mention du tiramisu n’est apparue qu’en 1983 dans le livre de Giovanni Capnist, «I Dolce del Veneto» - Les desserts de Vénétie, dans lequel y est proposé un tiramisu classique. Selon Capnist, cette recette récente et ses variations infinies sont des découvertes de restaurateurs, plutôt que des traditions familiales. Mais le mot de la fin concernant l’origine du tiramisu, se trouve dans le livre de Fernando et Tina Raris, «La Marca Gastronomica», publié en 1998 et dans lequel les auteurs se souviennent d’un article écrit par Maffioli en 1981: «Le tiramisu est né récemment, il y a 10 ans (1971) dans la ville de Trévise. Il fut proposé pour la première fois dans le restaurant Le Beccherie où il fut un succès immédiat. Rapidement, de nombreux restaurants de Trévise l’ont copié, puis les restaurants de l’Italie entière.» Encore aujourd’hui, Le Beccherie prépare ce dessert de façon classique, avec des doigts de dame imbibés d’expresso, recouverts de sabayon et de copeaux de chocolat. Alba and Ado Campeol, les propriétaires du restaurant, regrettent de pas en avoir breveté l'idée afin d’éviter autant de spéculation sur son origine, ainsi que la diffusion de tant de recettes portant le nom de tiramisu, mais n’ayant rien à voir avec l’original.

Gâteau
  • 2 t. farine
  • 2 c. à thé poudre à pâte
  • ¼ c. à thé bicarbonate de sodium
  • Pincée de sel
  • 10 c. à table beurre à température ambiante
  • 1 t. sucre
  • 3 gros œufs
  • 1 jaune d’œuf
  • 1½ c. à thé vanille
  • ¾ t. babeurre
Extrait de café
  • 2 c. à table expresso instantané
  • 2 c. à table eau bouillante
Sirop de café
  • ½ t. eau
  • ⅓ t. sucre
  • 1 c. à table Kalhùa (ou autre liqueur de café)
Glace
  • 1 t. mascarpone
  • ½ t. sucre glace
  • 1½ c. à thé vanille
  • 1 c. à table Kalhùa
  • 1 t. crème 35%
  • ½ t. minis brisures de chocolat
Garnitures
Pour le gâteau

Dans un bol, bien mélanger la farine, la poudre à pâte, le bicarbonate et le sel, résever.

Dans une grande jatte, à l’aide d’un batteur électrique, battre le beurre jusqu’à pâle et bien mousseux, soit environ 3 minutes.

Ajouter le sucre et battre à nouveau environ 3 minutes.

Ajouter les œufs et le jaunes un à la fois en battant une minute après chaque addition.

Ajouter la vanille et battre quelques secondes supplémentaires.

Ajouter les ingrédients secs aux ingrédient liquides en trois additions et en alternant avec le babeurre (en commençant et en terminant avec les ingrédients secs).

Verser le tout dans deux moules de 9" préalablement beurrés et enfarinés et uniformiser le dessus de la pâte à l’aide d’une maryse.

Déposer les moules sur une plaque à cuisson, faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 25 à 30 minutes.

Laisser tiédir 5 minutes à température ambiante avant de démouler.

Pour l’extrait

Dans un petit bol, bien dissoudre le café instantané dans l’eau bouillante, réserver.

Pour le sirop

Dans une petite casserole, porter à ébullition l’eau et le sucre, baisser le feu et laisser frémir 3 minutes en remuant de temps à autres.

Retirer du feu, ajouter le Kalhùa et la moitié de l’extrait de café réservé, réserver.

Pour la glace

Dans une jatte, fouetter le mascarpone, le sucre, la vanille, le Kalhùa et le reste de l’extrait de café, au fouet à main et jusqu’à bien lisses, réserver.

Dans une autre jatte, battre la crème jusqu’à l’obtention de pics fermes.

Plier le quart de la crème fouettée dans l’appareil de mascarpone afin d’aérer celui-ci, plier ensuite le reste de la crème fouettée dans ce même appareil (si la glace est trop liquide, la couvrir d’une pellicule plastique et la mettre au frigo une trentaine de minutes avant d’assembler le gâteau).

Pour l’assemblage

Déposer un premier gâteau sur une assiette de service et à l’aide d’un pinceau de cuisine, bien en imbiber le dessus du tiers du sirop de café.

Recouvrir le gâteau d’environ 1¼ tasse de glace et recouvrir la glace de minis brisures de chocolat.

Imbiber le dessous du gâteau suivant avec un second tiers du sirop et le poser sur le premier gâteau.

Imbiber le dessus du gâteau avec le dernier tiers de sirop et couvrir le gâteau entier du reste de la glace.

Décorer au goût d’un mini cappuccino «trompe l’œil», de cacao, de brisures ou de copeaux de chocolat, etc.

*Ce gâteau gagne beaucoup à être préparé d’avance, ses saveurs se développent grandement en une à deux journées suivant son assemblage.

Source : Baking, From My Home to YoursDorie Greenspan – déclinaison


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Minis cappuccino "trompe l'oeil"



Presque aussi sucré qu’un dessert, mais aussi vivifiant que l’expresso qui en constitue la base, le cappuccino compte aussi parmi ses composantes le lait chaud, la mousse et souvent, le cacao. Alors que la plupart d’entre nous adorent ce riche et savoureux breuvage, rares sont ceux qui en connaissent l’histoire. D'abord, l’origine du mot «cappuccino» date de près de 500 ans, alors qu’en 1525, les moines Capucins jouaient un rôle important dans le retour du catholicisme en Europe. L’ordre des Capucins tire son nom de la capuche pointue au dos de la tunique marron que les membres de cet ordre portaient; en italien le terme capuche est traduit par «cappuccio». Pourtant, il est assez improbable que le cappuccino ait été nommé ainsi parce qu’il rappelle la couleur de cette tunique, puisque le marron de la tunique n’est en aucun cas similaire à celui du breuvage en question. Généralement considéré comme un mythe, plusieurs croient tout de même que le cappuccino a été nommé en l’honneur du Capucin Marco D’aviano, qui suite à la défaite ottomane de la bataille de Vienne en 1683, aurait trouvé des sacs de café dans un campement déserté par les Turcs, et aurait inventé le cappuccino avec un marchant polonais, en y ajoutant du miel et du lait pour en adoucir l’amertume. Cette rumeur serait apparemment issue de la presse autrichienne qui en 1983, la fit circuler pendant les célébrations du tricentenaire du siège turc dans Vienne; aucune crédibilité historique n’est d’ailleurs attribuable à cette version de l’origine du cappuccino. Les Italiens par contre, croient qu’il est fort possible que la blancheur de la mousse de lait, entourée d’un anneau sombre rappelant la tonsure pour laquelle les Capucins sont bien connus, soit responsable du nom du fameux café. Au début du 20e siècle, le cappuccino avait déjà atteint une énorme popularité en Italie déjà, ce qui encouragea les manufacturiers à développer la machine à expresso pour les restaurants et les cafés. Après la Seconde Guerre Mondiale, la popularité du cappuccino ne fit qu’augmenter encore pour qu'en 1950, le cappuccino italien ait trouvé sa place à travers le monde entier.

Tasses
  • 8oz chocolat en morceau (noir, mi-sucré ou au lait au choix)
  • 12 minis ballons pour bombes d'eau (ou 6 à 8 ballons réguliers)
  • Huile végétale
Garniture
  • Costarde au chocolat (maison ou du commerce)
  • Crème chantilly
  • Cacao, copeau de chocolat, cannelle, etc.
*La recette donne environ 12 à 15 minis tasses ou ou 6 à 8 grandes tasses; les quantités mentionnées ne tiennent pas comptent des ratages pouvant survenir).

Gonfler les ballons à la taille désirée et bien les attacher (pour l’utilisation de ballon de taille régulière, ne gonfler les ballons qu’un tout petit peu, compresser l'air au fond du ballons et bien les attacher, plus bas qu’à l’ordinaire).

Huiler les ballons, très, très légèrement du bout des doigts (trop d’huile empêchera le chocolat d’adhérer aux ballons), réserver.

Préparer une plaque de cuisson ou une grande assiette tapissée de papier ciré ou parchemin.

Faire fondre le chocolat au bain-marie ou dans une chocolatière.

Lorsque le chocolat est bien liquide tremper les ballons jusqu’à la moitié, laisser quelque peu égoutter et déposer délicatement sur le papier ciré, attache vers le haut.

Procéder ainsi pour tous les ballons et placer la plaque couverte de ballons enduits de chocolat, au congélateur pendant au moins 1H.

Préparer une seconde plaque de cuisson ou grande assiette, tapissée de papier ciré ou parchemin.

Faire un cornet de papier ciré ou parchemin et le remplir d’environ 4 cuillerées à table du chocolat fondu.

Sur le papier ciré, pratiquer des volutes de chocolat ressemblant à des anses de tasses, jusqu’à épuisement du chocolat (ne pas les faire trop fines sinon elles seront impossibles à travailler par la suite); placer au congélateur au moins 1H.

Lorsque les tasses sont bien congelées, couper l’attache des ballons à l’aide de ciseaux, peler les ballons à l’intérieur des tasses, égaliser légèrement les rebords du chocolat à l’aide d’un couteau bien affûté (en faisant légèrement glisser la lame sur le dessus du bord de la tasse), réserver.

Faire refondre le chocolat restant au besoin.

Une fois bien liquide, sortir les anses du congélateur.

À l’aide d’une petite cuillère, d'un cure-dent ou d'un autre cornet de papier, poser un point de chocolat liquide sur le rebord d’une tasse et sur le bas d’une anse pour coller celle-ci à la tasse (travailler rapidement, les anses auront tendance à fondre très rapidement au contact des doigts).

Une fois l’anse en place, laisser raffermir un peu remettre sur la plaque tapissée de papier.

Répéter ces opérations pour toutes les tasses et les anses, remettre la plaque au congélateur pendant au moins 1H.

Si vous faites la costarde au chocolat maison, assurez-vous de la mettre au frigo, recouverte d’une pellicule plastique (directement sur la costarde pour éviter qu’elle ne durcisse en surface) avant de remplir les tasses (une costarde chaude ou même tiède, ferait fondre les tasses; sinon, une costarde instantanée du commerce peut être préparée quelques minutes avant de remplir les tasses.

Au moment de remplir les tasse, si la costarde est maison, bien la battre pour la rendre le plus liquide possible et en ajouter quelques cuillerée à table dans chaque tasse; si la costarde est instantanée, procéder selon des directives à l'endos de la boîte avant de remplir les tasses.

Garnir de crème chantilly et saupoudrer de cacao ou autre garniture au goût.

Source d'inspiration: The Big Chocolate Blowout par King Arthur Flour


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Omelette roulée à la Ricotta chocolatée


L’espace vide compris entre le blanc et le jaune d’œuf que l’on nomme «chambre à air», aura tendance élargir avec le temps. Lorsqu’une poule pond un œuf, celui-ci est relativement chaud et au fur et à mesure qu’il refroidi, son contenu se contracte et la membrane interne se sépare de la coquille pour former cette chambre à air. La personne assignée au triage des œufs, utilisera la dimension de ce vide pour déterminer la catégorie de chaque œuf. Pour qu’un œuf soit classé dans la catégorie AA (ou extra frais), sa chambre à air ne doit pas excéder 4mm de profondeur, d’ordinaire sont les œufs qui ont été pondus dans les 7 derniers jours. Pour un œuf de la catégorie A (ou frais), la chambre à air ne peut être plus profonde que 6mm, ce qui signifie qu’il aurait été pondu dans les 15 derniers jours. Enfin, pour les œufs de catégorie B, il n’y a aucune limite à la dimension de la chambre à air, mais ceux-ci doivent avoir été gardés frais artificiellement. Plus un œuf vieilli, plus l’humidité et le dioxyde de carbone s’en échappent, par les pores de la coquille, laissant ainsi entrer l’air qui créera un vide. Afin de vérifier de la fraîcheur d’un œuf, il suffit donc de plonger celui-ci dans de l’eau. Plus l’œuf coule, plus il est frais, plus il flotte, moins il est frais. Même si cette chambre à air se forme souvent dans la plus grosse extrémité de l’œuf, il arrive qu’elle bouge librement vers le point le plus en hauteur, selon la rotation donnée à l’œuf; on l’appelle alors une chambre à air «flottante».

Considérant que les œufs les plus utilisés en pâtisserie, pour les gâteaux, les costardes, etc. sont les œufs de taille "Large", voici un tableau comparant les différentes tailles d'oeufs entre elles.


Nombre d'œufs entiers, de blancs ou de jaunes pour équivaloir à 1 tasse.
  • 2 œufs
  • 2 c. à table sucre
  • 2 c. à table eau
  • 1 c. à table farine
  • Pincée de sel
  • ½ c. à thé vanille
  • 1 c. à table beurre
  • ¼ t. fromage Ricotta
  • 2 c. à table brisures de chocolat mi-sucré
  • 1 c. à table zeste d’orange
  • Chocolat fondu (facultatif)
Dans un bol, mélanger la Ricotta, le chocolat et le zeste d'orange, passer le tout au four micro-ondes pendant 50 secondes à 50% d'intensité, bien mélanger à la sortie du four micro-ondes (repasser quelques secondes à 50% d'intensité si le chocolat n'est pas complètement fondu dans la Ricotta), réserver.

Dans une jatte, le sucre, l’eau, la farine, le sel et la vanille afin d'obtenir un pâte lisse, ajouter les oeufs et battre jusqu'à bien amalgamés.

Dans un grand poêlon de préférence anti-adhésif, faire fondre le beurre sur un feu modéré.

Verser le mélange d’œufs dans le poêlon et l’étendre le plus largement possible, de façon à obtenir une très grande mais très fine omelette; laisser cuire jusqu’à ce que le dessus soit pris.

Transférer l’omelette sur une assiette de service et la tartiner du mélange de Ricotta chocolatée.

Rouler l’omelette sur elle-même et la trancher en biais.

Si désiré, arroser de chocolat fondu ou saupoudrer de sucre glace et servir immédiatement accompagné de quartiers d’orange.

Source : Les producteurs d’œufs du Québec


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