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Renversé de figues fraîches aux noix, parfumé au citron et romarin




Recette aussi publiée sur le blogue d'inspiration de Canal-vie

Raffiné, suave et mystérieux, le fruit le plus attendu de la saison.

Déjà août… le matériel scolaire en vente dans les magasins, le retour des vacanciers et les premières pommes de nos vergers, nous rappellent que l’été n’attend que quelques jours d’inattention de notre part pour enfiler son manteau de fraicheur et faire disparaitre jusqu'à l’an prochain toute platebande de bégonias. « Trop vite! » vous direz? Jamais assez vite en fait, pour la saison des figues!

Ce petit bijou de fruit, bien qu’il soit disponible à l’année dans le rayon des fruits séchés, gagne à être mieux connu sous sa forme fraîche, dodue et sucrée. Disponible de la mi-juillet à la fin septembre, la figue se bonifie au fil de ces mois, mais surtout, coûte un peu moins cher une fois la première crise de folie passée. Pour bien l’apprécier cependant, il faut savoir que la figue est un des fruits les plus périssables; il est donc important de la consommer deux à trois jours suivant son arrivée dans votre cuisine. Elle doit avoir été choisie avec soin; sa peau doit être colorée et sans accrocs, sa texture tendre sans pour autant être molle et son parfum sucré sans notes surettes. Les figues mûres qui ne peuvent être consommées à temps, pourront être conservées environ deux jours de plus au frigo, en prenant garde de bien respecter quelques règles : elles doivent être assises dans un contenant peu profond préférablement tapissé de papier absorbant et couvertes ou enveloppées pour éviter que leur délicate chair ne se dessèche ou prenne le gout d’autres aliments.

De pauvre à riche, autant en fruits qu’en profits!

Saviez-vous que la figue que nous payons ici à fort prix a déjà été un des fruits les moins dispendieux du bassin méditerranéen. On raconte même qu’autrefois, les Corinthiens glissaient quelques figues, plus lourdes et moins couteuses, dans les paniers de raisins qu’ils livraient en Italie, question de profiter un peu de leurs clients. Ce serait d’ailleurs cette pratique qui aurait donné lieu a l’expression « mi-figue, mi-raisin », signifiant par exemple, un air satisfait et mécontent à la fois.

  • ½ tasse de beurre
  • 1 tasse de cassonade
  • 10 à 12 figues fraîches équeutées coupées en deux
  • 2 cuillerées à thé de romarin frais (ou 1 seule de romarin séché)
  • 1 poignée de noix de Grenoble légèrement grillées
  • 1 tasse de farine tamisée
  • 1 cuillerée à thé de poudre a pâte
  • 1 pincée de sel
  • 3 œufs (jaunes et blancs séparés)
  • 1 tasse de sucre
  • jus et zeste finement râpé d’un gros citron
  • 1 cuillerée à thé de vanille

Dans un moule rond de 9x3’’ (le rebord doit être assez haut afin d’éviter que le caramel ne déborde), déposer le beurre et le faire fondre au four, à 350° pendant 5 minutes.

Ajouter la cassonade au beurre fondu, et bien l’en imbiber à l’aide d’une fourchette ou d’une cuillère de bois.

Poser les figues côtés coupés vers le haut et de façon harmonieuse, dans le caramel.

Remplir les espaces entre les figues, de noix de Grenoble, réserver.

Dans un bol, bien mélanger la farine, la poudre à pate et le sel, réserver.

Dans une jatte, à l’aide d’un batteur électrique, battre les blancs en neige ferme, réserver.

Dans une autre jatte, toujours au batteur électrique, battre les jaunes et le sucre, jusqu'à pâle et épais.

Ajouter le jus, le zeste de citron et la vanille, et battre à nouveau jusqu'à incorporés.

Ajouter les ingrédients secs aux ingrédients liquides et battre jusqu'à incorporés.

A l’aide d’une maryse, plier les blancs dans l'appareil, en prenant soin de ne pas les briser.

Étendre l’appareil obtenu sur l’arrangement de figues réservé et uniformiser le tout à l’aide d’une maryse.

Cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 40 minutes, ou jusqu'à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau, en ressorte propre (pour éviter de salir le fond du four en cas de débordements, il est possible de poser le moule sur une feuille de papier d’aluminium qui récupérera le caramel bouillonnant).

Passer un couteau entre le gâteau et la paroi du moule, laisser tiédir 15 minutes.

poser une grande assiette de service à l’envers sur le moule, puis basculer rapidement le tout pour renverser le moule sur l’assiette; laisser reposer ainsi quelques minutes.

Délicatement retirer le moule et servir chaud, accompagné de glace, ou encore nature, tiède ou froid.


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Ailes de poulet croustillantes à l'ail, au romarin et piment fort




Peu de créatures sont entourées d’autant de mystère et mythe que le hibou. Souvent associé à la malchance, la mort, le deuil ou la misère, il symbolise pourtant la sagesse et la prudence. Le hibou tient une place importante dans le folklore des nombreuses cultures; des textes de la Grèce Antique, jusqu’à la popularité des récits de Harry Potter, il captive surtout pour sa capacité à voler silencieusement. Ce fascinant animal capable de prouesses physiques étonnantes, peut en effet, fendre l’air dans un silence total. Plusieurs mythes tentent d’ailleurs d’en expliquer le mystère. On raconte qu’Athéna, déesse grecque de la sagesse longtemps associée au vol discret du hibou et préférant cet oiseau à tous les autres, lui aurait offert ce pouvoir spécial de protection. Les nombreux hiboux qu’abritaient l’Acropole auraient ainsi servi de protecteurs aux armées grecques, qui décoraient leurs boucliers de son emblème. Et puisqu’on croyait le hibou symboliser la victoire, un grand triomphe était envisagé, lorsqu’il apparaissait avant les combats. Les Amérindiens vénèrent aussi cette merveille ailée; les Dakota Hidatsa par exemple, l’estiment aussi tel un protecteur des guerriers. Dans la culture hindoue, la déesse associée au vol du hibou, Lakshmi, symbolise la chance et la prospérité. Mais nombreuses sont aussi les cultures qui croyaient à l’inverse, que le hibou annonçait la mort; la légende veut même qu’un hibou aurait hululé pour annoncer la mort de Jules César. Les Apaches pour leur part, croient qu’aperçu en rêve, le hibou annonce une mort éminente. Encore aujourd’hui, le hibou occupe une place distincte dans la culture populaire… comment le service postal de Hogwarts pourrait-il fonctionner, sans le fiable et silencieux service des hiboux?


Harfang des Neiges - Emblème du Québec

  • 2 livres ailes de poulet

Première couverture
  • ¾ tasses farine
  • 1 cuillerée à thé sel
  • Poivre au goût

Seconde couverture
  • ½ tasse lait
  • 1 gros œuf
  • ½ cuillerée à thé sel
  • 1½ cuillerée à thé Tabasco

Troisième couverture
  • 2 tasses chapelure Panko
  • 4 cuillerées à table huile d’olive
  • 5 gousses d’ail hachées
  • 1 brin romarin frais
  • 1 piment fort épépiné (chili, jalapeno, oiseau ou autre, au goût)

Dans la jarre du blender, déposer les ingrédients de la troisième couverture, sauf la chapelure, et pulvériser jusqu’à bien crémeux.

Ajouter à la chapelure Panko et bien mélanger jusqu’à ce qu’elle en soit bien enduite.

Déposer les ingrédients des différentes couvertures, dans des assiettes creuses.

Enrober les ailes de poulet de la première couverture, en les secouant bien par la suite, pour en retirer l’excès de farine.

Enrober ensuite les ailes enfarinées, du mélange de la seconde couverture.

Enfin, enrober les ailes de la troisième couverture, en prenant soin de bien les presser dans la chapelure, de façon à ce qu’elles en soient bien recouvertes.

Déposer les ailes ainsi panées, sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier d’aluminium.

Réfrigérer le tout pendant au moins 30 minutes.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 30 minutes, puis au grill pendant 1 à 2 minutes, afin de les faire légèrement dorer.

Laisser tiédir quelques instants avant de servir.




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Légumes rôtis au four


Même si durant son existence Giuseppe Arcimbolo connait un immense succès, il sera rapidement oublié après sa mort. Personne ne comprend d’ailleurs pourquoi les gens se sont désintéressés de son art. Peut-être fut-il incompris des générations qui l’on succédées. Quoiqu’il en soit, l’intérêt pour son art très fantaisiste mais quelque peu hermétique, duquel il ne subsiste que quelques originaux, ne fut ravivé qu’à la fin du 19e siècle. Arcimbolo a probablement peint de nombreux tableaux bien plus traditionnels que ses autres créations fantastiques, mais la plupart semblent aussi avoir disparus. Né en 1527, dans une famille de peintres qui ont consacrés leur vie aux fresques de la cathédrale de Milan, Giuseppe entame sa carrière d’artiste en 1549, à l’âge de 22 ans; les archives de la cathédrale de Milan prouvent qu’avec son père, il est payé pour y créer plusieurs vitraux. Il continue cependant à travailler pour le compte de la cathédrale, même après la mort de son père en 1558. Pendant cette période, il créer aussi les gargouilles de la cathédrale de Côme. En 1562, sa renommé fait parler d’elle et il est appelé à devenir peintre pour la famille de l’empereur Ferdinand I, à Prague. Pendant deux ans, Arcimbolo sert à la cour de l’empereur, peignant de nombreux portrait de la famille impériale, ainsi que sa première série des quatre saisons. En 1563, le concept artistique unique de ses tableaux forge son succès; des documents archivés sont témoins du fait que les monarques ainsi que ses pairs, étaient en général très admiratifs de son travail. Lorsque l’empereur meurt en 1564, il est succédé par Maximilien II qui garde Arcimbolo à son service. Il est clair qu’entre 1564 et 1576, Arcimbolo a peint de nombreux tableaux, mais seulement quelques uns ont été retracés: Eau et Feu (1566), L’avocat (1566), Le cuisisnier (1570), une seconde série des quatre saisons (1572) et les troisième et quatrième séries des quatre saisons (1573). Giuseppe était un homme de grands talents et servit aussi l’empereur en tant qu’architecte, créateur de décor, ingénieur, ingénieur des eaux et spécialiste artistique; il eut ainsi une grande influence auprès de Maximilien II, ce qui lui valu de continuer à œuvrer pour la cour, alors que l’empereur Rodolphe II succéda à Maximilien II. Les onze années passées à servir Rodolphe II furent probablement les plus prolifiques de sa carrère; en 1577, il reprend à nouveau les quatre saisons à deux reprises et les offre à l’empereur en 1585, reliées de cuir rouge et accompagnées de 150 dessins à l’encre. Aucune autre œuvre d’Arcimbolo n’est répertoriée à Prague, au-delà de cette date. En 1587, Arcimbolo reçoit enfin la permission de l’empereur de retourner à Milan. Quatre ans plus tard, il peint ses deux œuvres les plus connus, Flora et Vertemnus, qu’il envoie à Prague. Vertumnus, un portrait du buste de l’empereur Rodolphe, le représentant tel Vertumnus, le dieu romain de la végétation et de la transformation, entièrement constitué de fruits, de fleurs et de légumes fut fort apprécié de son destinataire qui lui remit un des plus hauts ordres de sa cour en 1592. L’année suivante, le 11 juillet 1593, à l’âge de 66 ans, Giuseppe Arcimbolo meurt à Milan.


Vertumnus, représentation de Rodolphe II, Giuseppe ARCIMBOLO - 1592

Au choix, un mélange de:
  • Carottes de printemps
  • Navets
  • Patates sucrées
  • Pommes de terre
  • Oignons, etc.
  • 2 c. à table vinaigre balsamique
  • 2 c. à table huile d’olives
  • ½ c. à table sucre
  • 1 c. à table bombée de romarin séché
  • Gros sel et poivre au goût
Détailler tous les légumes en tranches ou en rondelles d’environ ¼‘’ d’épaisseur, afin que tous requièrent le même temps de cuisson.

Dans une grande jatte, mélanger le vinaigre balsamique, l’huile, le romarin et le sucre.

Transférer tous les légumes dans la jatte et bien mélanger avec les mains, afin d’enrober les légumes de la marinade.

Déposer les légumes en une seule couche, sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin ou d’un Silpat.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant environ 20 minutes ou jusqu’à ce que les légumes les plus durs (navets, pommes de terre, etc.) soient tendres lorsque piqués à la fourchette.

Resaler et repoivrer au goût, avant de servir en accompagnement.


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