Stollen






Recette suggérée par Penny de Sweet Sadie's Baking
dans le cadre de ma vingt-septième participation aux défis Daring Bakers

Les Allemands l’ont certainement inventé: le Christollen, le roi des pâtisseries. Mentionné pour la première fois à Naumburg dans la région de Thuringia, en 1330, on dit qu’il était un privilège accordé à la guilde des boulangers, par l’évêque pour la période de l’Avent. Mais certains croient que le Stollen, comme on l’appelle aujourd’hui, remonterait jusqu’à la préhistoire, à l’époque où les clans allemands dédiaient toutes sortes de pains, de gâteaux et de pâtisseries à leurs dieux, symboliques de leurs rituels. La foi chrétienne cependant, interdisait la confection de tels symboles. La plupart on disparus, mais malgré ces restrictions, quelques coutumes païennes on réussies à s’infiltrer dans les traditions chrétiennes pour finir par être adoptées avec  le temps. Après tout, le terme Stollen ressemble étrangement au grec «stylos»: temple dédié au plus grand dieu. Au cours des siècles qui ont suivi, la symbolique de l'enfant Jésus fut attribuée au Stollen, dont la pâte était à l’origine roulée et repliée de chaque côté, à la façon d’une mère enveloppant son nouveau-né. Au Moyen-Âge, le Stollen était beaucoup plus léger qu’aujourd’hui parce que l’Église catholique interdisant aussi l’utilisation du beurre pendant la période de l’Avent, la pâtisserie ne pouvait donc être faite que d’avoine, de farine, et d’huile de navet. Elle devait d’ailleurs être bien mauvaise au goût, parce qu’en 1430, l’évêque se rendit voir le pape avec un Stollen, pour demander qu’on lève l’interdiction du beurre pendant l’Avent. Sa demande fut rejetée; il fallu attendre jusqu’en 1491, pour que le pape Innocent VIII acquiesce à ce changement, en faveur du Stollen. Peu de temps après, la confection du Stollen devint rapidement un art; dès 1496, le Christollen auf Weinachten était déjà couramment vendu sur le marché. Mais ce n’est que plusieurs années plus tard, que le pâtissier Heinrich Drasdo, de Torgau en Saxe, décida d'améliorer la recette en y ajoutant des fruits confits. Enfin, au 17e siècle, les activités de la East Indian Company qui entretenaient un commerce d’épices grandissant, contribuèrent à peaufiner la recette. Encore aujourd’hui, le Stollen évolue toujours et les ingrédients exotiques qui le composent sont d’une importance capitale; ils donnent son goût unique à cette festive pâtisserie, tout en mettant de l’avant ses aspects caractéristiques.

La coutume veut que la première part du Stollen soit mise de côté; un gage pour s’assurer d'avoir assez d’argent pour se permettre un Stollen aux Fêtes prochaines, de même que la dernière part, elle aussi conservée, tel un gage pour s’assurer d'avoir assez à manger pendant l’année à venir.

  • ¼ tasse eau tiède (environ 110°F)
  • 4½ cuillerées à thé levure instantanée
  • 1 tasse lait
  • 10 cuillerées à table beurre mou
  • 5½ tasses farine (un peu plus pour rouler)
  • ½ tasse sucre
  • ¾ cuillerée à thé sel
  • 1 cuillerée à thé cannelle
  • 3 gros œufs légèrement battus
  • Zeste d’un citron finement râpé
  • Zeste d’une orange finement râpé
  • 2 cuillerées à thé vanille
  • ¾ tasse fruits confits hachés (orangettes, citronettes, etc.)
  • 1 tasse raisins secs
  • 3 cuillerées à table Cointreau
  • 1 tasse amandes effilées
  • Beurre fondu
  • Sucre glace

Dans un petit bol, bien mélanger les raisins secs et le Cointreau, réserver.

Dans un petit bol, dissoudre la levure dans l’eau tiède, laisser reposer pendant 5 minutes.

Dans une casserole, chauffer le lait et le beurre, sur un feu moyen-doux, jusqu’à ce que le beurre soit fondu, retirer du feu et laisser tiédir 5 minutes, réserver.

Dans un bol, mélanger les œufs et la vanille, réserver.

Dans une très grande jatte (d’au moins 16 tasses), bien mélanger la farine, le sucre, le sel et les zestes de citron et d’orange.

Ajouter le mélange de levure réservée aux ingrédients secs, puis le mélange d’œufs réservé, et enfin le mélange de lait tiédi, bien mélanger à la cuillère de bois (ou à la main), jusqu’à l’obtention d’une pâte molle, mais non collante.

Lorsque la pâte forme une boule, la couvrir d’une pellicule plastique et laisser reposer pendant 10 minutes à l’abri des courants d’air.

Avec les mains, incorporer les fruits confits, les raisins secs réservés et les amandes effilées.

Pratiquer environ 40 tours (ou pétrir pendant environ 8 minutes) en ajoutant un peu de farine au besoin, et jusqu’à ce que la pâte soit douce et satinée (Lorsque la pâte sera assez pétrie, les raisins secs auront tendances à s’en séparer).

Transférer la pâte dans une très grande jatte propre (d’au moins 16 tasses), préalablement légèrement huilée, couvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant une nuit.

Sortir la pâte du frigo et la laisser tempérer 2H.

Donner un coup de poing dans la pâte et la transférer sur un plan de travail enfariné.

Fariner légèrement le dessus de la pâte et la rouler en un rectangle d’environ 16x24", de ¼" d’épaisseur.

Rouler la pâte de façon à former un grand cylindre, en commençant par le côté le plus long.

Transférer le cylindre sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin et l’enrouler autour d’un bol, de façon à former une couronne bien ronde.

Pincer les extrémités du cylindre ensemble de façon à cacher le plus possible, le joint de la pâte.

À l’aide de ciseaux de cuisine, entailler l’extérieur de la couronne jusqu’au ⅔ de la profondeur, à intervalles de 5cm.

Tirer légèrement les portions obtenues vers l’extérieur, de façon à bien marquer les tranches.

Couvrir le tout d’un linge de cuisine propre et laisser lever à nouveau 2H, à l’abri des courants d’air.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 20 minutes, tourner la plaque de cuisson à 180°, et poursuivre la cuisson pendant 20 à 30 minutes supplémentaires (lorsque qu’il sera cuit, le Stollen sera très foncé et sonnera creux lorsque tapoté par-dessous).

Retirer du four et aussitôt, généreusement badigeonner de beurre fondu.

Saupoudrer de sucre glace, attendre une minute et saupoudrer à nouveau de sucre glace (le Stollen devrait être saupoudré de sucre glace au moins 3 fois, ce qui contribuera à une plus longue durée de conservation).

Lorsque complètement refroidi, conserver dans un sac de plastique hermétique, ou laisser sécher tel quel sur le comptoir, pendant une nuit, à la façon allemande (se congèle aussi très bien).

Servir nature ou beurré, frais ou toasté.

The 2010 December Daring Bakers’ challenge was hosted by Penny of Sweet Sadie’s Baking. She chose to challenge Daring Bakers’ to make Stollen. She adapted a friend’s family recipe and combined it with information from friends, techniques from Peter Reinhart’s book.........and Martha Stewart’s demonstration.


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Gâteau aux pommes et à la noix de coco




Recette suggérée par Amber de Cobbler du Monde
dans le cadre de ma cent-tente et unième participation aux TWD

Par je ne sais quelle aventure,
Un avare, un beau jour, voulant se bien traiter,
Au marché courut acheter
Des pommes pour sa nourriture.
Dans son armoire il les porta,
Les compta, rangea, recompta,
Ferma les doubles tours de sa double serrure,
Et chaque jour les visita.
Ce malheureux, dans sa folie,
Les bonnes pommes ménageait ;
Mais lorsqu'il en trouvait quelqu'une de pourrie,
En soupirant il la mangeait.
Son fils, jeune écolier, faisant fort maigre chère,
Découvrit à la fin les pommes de son père.
Il attrape les clefs, et va dans ce réduit,
Suivi de deux amis d'excellent appétit.
Or vous pouvez juger le dégât qu'ils y firent,
Et combien de pommes périrent.
L'avare arrive en ce moment,
De douleur, d'effroi palpitant.
Mes pommes! Criait-il: coquins, il faut les rendre,
Ou je vais tous vous faire pendre.
Mon père, dit le fils, calmez-vous, s'il vous plaît;
Nous sommes d'honnêtes personnes:
Et quel tort vous avons-nous fait?
Nous n'avons mangé que les bonnes.

L'avare et son fils, Jean-Pierre Claris de FLORIAN (1755-1794)

L’avare achète un sac de pommes au marché. Arrivé chez lui, sans plus attendre, il mange le tiers des pommes. Dimanche, l’avare ayant renvoyé sa cuisinière parce qu’elle prenait trop cher, se résolu à manger la moitié des pommes qui restaient dans le sac. Le lundi, pris d’un mal de ventre atroce, il ne mange aucune pomme. Mais le mercredi, dans un acte de bonté infinie, il en offre une au cheval de son cocher. Vendredi, il estime devoir commencer à économiser ses pommes et n’en mange donc qu’une. Puis le mercredi suivant, il mange la moitié de ce qui restait dans le sac. Le dimanche venu, une envie terrible de compter ses pommes, pousse l’avare à ouvrir son sac. À son grand désarroi, il ne trouve qu’une seule pomme au fond du sac. Combien de pommes l’avare avait-il acheté au départ?

  • 1 tasse farine
  • 2 cuillerées à thé poudre à pâte
  • ¼ cuillerée à thé bicarbonate de sodium
  • ¼ cuillerée à thé cannelle
  • Pincée de sel
  • 3 grosses pommes à cuisson pelées évidées (Cortland, Granny Smith, etc.)
  • 2 gros œufs
  • ½ tasse sucre
  • ½ tasse yogourt nature
  • 6 cuillerées à table huile végétale neutre (canola, pépins de raisins, etc.)
  • 1 cuillerée à table rhum brun
  • 2 cuillerées à thé vanille
  • 1 tasse noix de coco râpé (sucrée ou non)
  • ½ tasse gelée de pommes (pommettes, abricots ou autres)

Dans un bol, bien mélanger la farine, la poudre à pâte, le bicarbonate de sodium, le sel et la cannelle, réserver.

Couper 2 des pommes en petits cubes, réserver sous une pellicule plastique.

À l’aide d’un fouet à main, battre les œufs et le sucre pendant une minute.

Ajouter le yogourt, l’huile, le rhum et la vanille, battre à nouveau pendant une minute.

À l’aide d’une maryse, plier les ingrédients secs dans les ingrédients liquides.

Plier la noix de coco, puis les petits cubes de pommes.

Verser l’appareil dans un moule à charnière de 9", préalablement chemisé de papier parchemin; bien étaler de dessus de la pâte à l’aide d’une maryse.

Trancher la pomme restante en lamelles d’un peu moins de ¼", les poser harmonieusement sur la pâte et saupoudrer une peu de sucre sur le tout.

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 45 à 50 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre, en ressorte propre.

Laisser tiédir 20 minutes, avant de démouler.

Dans un petit bol, liquéfier la gelée au four micro-ondes, pendant quelques instants, et en badigeonner le dessus de gâteau.

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Pâte de pistache maison




Native de l’Iran et des régions adjacentes, la pistache daterait d’après le carbone14, de 6760 ans av. J.-C. D’ailleurs, cette ancienne noix est une des deux seules citées dans le Vieux Testament. On raconte même que les jardins suspendus de Babylone construits par Nabuchodonosor, étaient plantés de pistachiers pour plaire à Amytis, qui trouvait le paysage babylonien un peu triste. La pistache se plait dans un environnement aride tels ceux de la Turquie, la Syrie, l’Afghanistan et l’Iran, mais on la retrouve aussi au Pakistan, en Inde, dans la région méditerranéenne de l’Italie, de la Tunisie et de la Grèce. Depuis une trentaine d’années, la pistache a trouvé les chemins de la Californie, du Nouveau Mexique et de l’Arizona. Cette rustique cousine de la mangue, de la noix de cajou et du sumac, adore la chaleur et se porte très bien à même un sol sec et rocailleux; elle peut atteindre 25' et ses feuilles similaires à celles du houx, poussent en grappes de trois, un peu à la façon de raisins. La particularité de la pistache, du moins au sein de la famille des noix, est sa couleur verte. L’historien culinaire Waverly Root disait que le vert de la pistache offrait de nombreuses possibilités à la préparation des desserts, volet de la gastronomie qui autrement resterait quasi dépourvu de cette couleur. Les Perses utilisent depuis longtemps les noix dans les desserts, les Arabes les ont copiés, et les Européens sous le contrôle arabe d’Espagne au Moyen-Âge, les ont copiés à leur tour; la couleur verte s’immisce donc dans les plaisirs de l’après repas, avec les glaces, le nougat, les crèmes prises et les financiers à la pistache depuis fort longtemps et sans grande culpabilité, puisqu'elle contient au moins 20% de protéines et une forte teneur en fer.

« Les pistaches, les rouges, guérissent tous les maux. »
Paula DANZIGER, auteure américaine

  • 2 tasses pistaches écalées mondées
  • 2½ cuillerées à table d’eau
  • ⅔ tasse sucre
  • ¾ tasse poudre d’amande
  • Quelques gouttes d’essence d’amande (facultatif)
  • 1½ table huile de pépins de raisin
  • Eau (au besoin)

Déposer les pistaches dans une jatte, réserver.

Dans une petite casserole à fond épais ou en cuivre, faire chauffer le sucre et l’eau sur un feu modéré, sans jamais remuer, jusqu’à ce que la température atteigne 250°F.

Verser le sirop obtenu sur les pistaches et bien mélanger.

Ajouter la poudre et l’essence d’amande, mélanger et transférer dans le robot culinaire.

Pulvériser le tout jusqu’à l’obtention d’une pâte, en prenant soin d’arrêter de temps à autres, afin de racler les parois du bol, et d’éviter que la préparation ne surchauffe.

Lorsque le tout semble devenir pâteux, ajouter l’huile et continuer de pulvériser quelques moments.

Pour une texture plus crémeuse, ajouter quelques cuillerées à table d’eau et pulvériser à nouveau quelques instants.

Garder dans un contenant hermétique au frigo, comme la pâte de pistache a tendance à rancir assez rapidement.




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