Tarte aux raisins à l'ancienne




Pourquoi est-ce les raisins secs portent la mention «sans pépins» sur leur emballage, ne sont-ils pas tous sans pépins? Oui et non. Le fait qu’on qualifie les raisins secs «sans pépins» peut en effet être déconcertant, si l’on ne connaît pas le raisonnement qui se cache derrière cette mention. Les raisins secs sans pépins sont traités à partir de raisins frais sans pépins. Les raisins secs contenant des pépins sont traités à partir de raisins frais qui d’ordinaire contiennent des pépins, mais desquels ont a retiré les pépins avant ou après le séchage. On ne peut pas même comparer les deux types de raisins, puisque leur goût est totalement différent. Les raisins secs contenant des pépins à l’origine, sont beaucoup plus difficiles à trouver sur le marché, que les raisins secs communs dits «sans pépins». On ne peut les trouver sur les tablettes que pendant des saisons précises, soit en automne et jusqu’aux Fêtes, en hiver. Les raisins secs foncés, qui sont les plus communément retrouvés en épicerie, proviennent habituellement de raisins Thompson, un raisin vert clair sans pépins qui fonce naturellement au soleil, lors du séchage. Les raisins secs blancs ou dorés, aussi appelés raisins muscats, proviennent habituellement de raisins blancs de Muscat que l’on fait sécher au four et que l’on traite de façon à ce qu’ils gardent une certaine couleur claire. À noter que certains raisins secs dorés proviennent aussi de raisins Thompson sans pépins, aussi traités de façon à garder leur couleur à l’aide de dioxyde de souffre. Les Sultanas, qui sont les plus populaires en Europe, proviennent d’un raisin jaune sans pépins et d’ordinaire, plus tendre et plus sucré que la plupart des autres variétés. Enfin, le raisin de Corinthe, est un raisin sans pépins qui provient d’une variété appelée Zante, et qui donne un minuscule raisin sec, très sucré.

«Le présomptueux devient raisin sec avant d'avoir été raisin mûr» Proverbe berbère

Croûte
  • 1⅓ tasse farine
  • ¾ cuillerée à thé sel
  • 5 cuillerées à table beurre froid coupé en cubes
  • 5 cuillerées à table shortening froid coupé en cubes
  • ¼ tasse eau froide (un peu plus au besoin)
Garniture
  • 1½ raisins secs
  • 2 cuillerées à table beurre fondu
  • 1¼ tasse sirop de maïs
  • 3 œufs
  • ½ tasse cassonade
  • 2 cuillerées à thé vanille
  • Pincée de sel

Pour la croûte

Dans une jatte bien mélanger la farine et le sel.

À l’aide d’un coupe-pâte, couper le beurre et le shortening dans la farine, jusqu’à l’obtention d’une texture grumeleuse.

Ajouter l’eau froide et mélanger le tout à l’aide d’une cuillère de bois, jusqu’à ce que la pâte forme une boule (ajouter un peu d’eau au besoin; très peu à la fois).

Envelopper la pâte d’une pellicule plastique et la mettre au frigo, environ 1H.

Transférer la pâte sur un plan de travail légèrement enfariné, rouler la pâte jusqu’à une épaisseur d’environ .5cm.¸

Poser le disque de pâte dans une assiette à tarte de 9 à 10’’, préalablement beurrée et farinée.

Tailler le surplus de pâte, sur le pourtour de l’assiette et façonner les rebords à l’aide des doigts.

Mettre l’abaisse au frigo pendant 30 minutes.

Poser une feuille de papier parchemin au fond de l’abaisse et couvrir de poids (haricots, monnaie, poids de cuisson, etc.).

Faire cuire l’abaisse au four sur la grille du centre, à 400° pendant 25 minutes.

Retirer les poids et le papier parchemin, et laisser l’abaisse complètement refroidir avant de garnir, réserver.

Pour la garniture

Parsemer les raisins secs au fond de l’abaisse, réserver.

Dans une jatte, battre le reste des ingrédients à l’aide d’un fouet à main, jusqu’à homogènes.

Verser l’appareil par-dessus les raisins.

Faire cuire au four sur la grille du bas, à 350° pendant 15 minutes, puis sur la grille du centre pour 10 à 15 minutes supplémentaires (en remuant le tarte, le centre devrait sembler ferme; à noter tout de même, que la garniture raffermira beaucoup en refroidissant).

Servir tiède pour une tarte coulante, ou mettre au frigo au moins 1H pour obtenir des coupes bien nettes.


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Tarte citrouille et caramel au croustillant d'amandes





Recette suggérée par Janell de Mortensen Family Memoirs
dans le cadre de ma cent-vingt-quatrième participation aux TWD

Time is never time at all
You can never ever leave without leaving a piece of youth
And our lives are forever changed
We will never be the same
The more you change the less you feel
Believe, believe in me, believe
That life can change, that you're not stuck in vain
We're not the same, we're different tonight
Tonight, so bright
Tonight
And you know you're never sure
But you're sure you could be right
If you held yourself up to the light
And the embers never fade in your city by the lake
The place where you were born
Believe, believe in me, believe
In the resolute urgency of now
And if you believe there's not a chance tonight
Tonight, so bright
Tonight
We'll crucify the insincere tonight
We'll make things right, we'll feel it all tonight
We'll find a way to offer up the night tonight
The indescribable moments of your life tonight
The impossible is possible tonight
Believe in me as I believe in you, tonight

Tonight, Tonight, Smashing Pumpkins – 1996


Vidéo de Tonight, Tonight, Smaking Pumpkins - 1996

Croûte
  • 1⅓ tasse farine
  • ¾ cuillerée à thé sel
  • 5 cuillerées à table beurre froid coupé en cubes
  • 5 cuillerées à table shortening froid coupé en cubes
  • ¼ tasse eau froide (un peu plus au besoin)
Garniture
  • 1 tasse sucre divisée
  • ¾ tasse crème 35%
  • 2 cuillerées à table rhum
  • 2 cuillerées à table beurre
  • 1½ tasse purée de citrouille (maison ou du commerce)
  • 2 gros œufs
  • 1 cuillerée à thé vanille
  • ½ cuillerée à thé cannelle
  • 1 cuillerée à thé gingembre moulu
  • Pincée de sel
Croustillant
  • 2 cuillerées à table farine
  • 2 cuillerées à table cassonade
  • 2 cuillerées à table beurre
  • 4 cuillerées à table amandes grillées hachées

Pour la croûte

Dans une jatte, bien mélanger la farine et le sel.

À l’aide d’un coupe-pâte, couper le beurre et le shortening dans la farine, jusqu’à l’obtention d’une texture grumeleuse.

Ajouter l’eau froide et mélanger le tout à l’aide d’une cuillère de bois, jusqu’à ce que la pâte forme une boule (ajouter un peu d’eau au besoin; très peu à la fois).

Envelopper la pâte d’une pellicule plastique et la mettre au frigo, environ 1H.

Transférer la pâte sur un plan de travail légèrement enfariné, rouler la pâte jusqu’à une épaisseur d’environ .5cm.¸

Poser le disque de pâte dans une assiette à tarte de 9 à 10’’, préalablement beurrée et farinée.

Tailler le surplus de pâte, sur le pourtour de l’assiette et façonner les rebords à l’aide des doigts.

Mettre l’abaisse au frigo pendant 30 minutes.

Poser une feuille de papier parchemin au fond de l’abaisse et couvrir de poids (haricots, monnaie, poids de cuisson, etc.).

Faire cuire l’abaisse au four sur la grille du centre, à 400° pendant 25 minutes.

Retirer les poids et le papier parchemin, et laisser l’abaisse complètement refroidir avant de garnir, réserver.

Pour la garniture

Dans une casserole à fond épais ou en cuivre, faire chauffe ½ tasse du sucre sur un feu modéré, sans jamais remuer.

Garder constamment un œil sur la cuisson du sucre et retirer la casserole du feu, lorsque le sucre sera complètement dissout et aura une couleur très ambrée, voire bien rousse (mais pas brune ou noire!).

Ajouter la crème, le rhum et le beurre, remuer quelques instants et retourner sur un feu moyen-doux en remuant de temps à autres et jusqu’à ce que le tout soit homogène.

Laisser tiédir 15 minutes, hors du feu.

Pendant ce temps, dans une grande jatte, bien mélanger la purée de citrouille, les œufs, les épices, le sel et la vanille, à l’aide d’un fouet à main, réserver.

Pour le croustillant

Dans un bol, bien mélanger la farine et la cassonade.

Couper le beurre dans les ingrédients secs, à l’aide d’une fourchette.

Ajouter les amandes, bien mélanger et mettre le tout au congélateur, jusqu’au moment d’utiliser.

Verser la garniture dans le fond de tarte et faire cuire au four sur la grille du centre, à 350° pendant 40 minutes.

Défaire le croustillant en morceaux, à l’aide d’une fourchette et en parsemer le dessus de la tarte.

Poursuivre la cuisson 10 à 15 minutes.

Laisser tiédir 20 minutes avant de servir, ou mettre au frigo au moins 1H pour obtenir de belles coupes nettes.




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Ciabatta sans pétrissage




On s’imagine dans la Sicile de 1860, vers l’heure du déjeuner. L’héroïsme de Garibaldi est en train de forger une société moderne à partir de sang, de poudre à canon et d’acier, mais la faim commence à nous tourmenter. Dommage que le Resorgimento ne soit pas dans la huche à pain. À la place, on s’imagine plus tôt, dans un village toscan vers 1480, à l’heure du thé. Alors que la peinture est à peine sèche sur les tableaux de la Renaissance, on se précipite au casse-croûte le plus près pour un encas et une lampée de Chianti. L’encas? Probablement du fromage de chèvre, des tranches de jambon sec accompagnées d’une poignée d’olives, sans aucun doute servis avec un généreux morceau de ciabatta bien doré, fierté des paysans à la peau desséchée par le soleil, essence même des tables italiennes depuis que les Visigoths ont dégommé Rome. Ou peut-être pas. Dans la vie, comme au royaume du pain, tout n’est pas toujours comme il parait, puisque l’ancêtre d’au moins une forme de ciabatta, le long pain rustique qui tire son nom de la pantoufle à laquelle il ressemble supposément, ne prend pas racine à l’ère de la Chapelle Sixtine, mais plutôt pendant les beaux jours de Bananarama. En clair, l’âme du pain ciabatta ne date que des années ’80. Il faut suivre l’odeur du pain jusqu’à Venise, dans une petite ville appelée Adria, pour apprendre qu’à l’heure où Israel envahie le Liban, où l’Angleterre cesse le feu contre les Îles Malouines, une petite troupe d’experts enfarinés se réunit dans un moulin. Parmi eux, Arnaldo Cavallari, un meunier d’une quarantaine d’années, est très excité à l’idée d’avoir à créer un pain aussi viable commercialement, que la baguette française, dont les importations faramineuses menacent de monopoliser le lucratif marché du sandwich italien. Après des semaines de tests à essayer de raffiner et d’adapter des recettes régionales existantes, Cavallari trouve enfin la perfection dans un pain applaudit comme celui qui sauva l’Italie et bouleversa le monde du sandwich, le ciabatta polesano. Heureux d’avoir enfin touché le ciel, Cavallari fait breveter son pain en 1989. Mais d’après certaines autorités, le pain ciabatta existe déjà depuis plusieurs générations. Cavallari met au défi ceux qui croient l’avoir consommé dans les années ’40, de faire connaître leur source. On demande donc à des critiques de se prononcer sur ce nouveau pain aux airs de vieux revampé. Ceux-ci estiment que tous les pains utilitaires, soit ceux qui sont dessinés dans le but de recevoir une garniture, datent des 50 dernières années. Cela est pas un mal en soit,  puisque l’expérimentation en boulangerie, n’est jamais dénigrée. Au final, le pain ciabatta doré, goûteux, craquant et aisément empilé, est parfait pour ceux qui n’aiment pas le pain et adorablement imparfait pour ceux qui le chérissent.

  • 4 tasses farine tout usage
  • ¼ cuillerée à thé levure instantanée
  • 2 cuillerées à thé sel
  • ⅓ tasse huile d’olive
  • 1⅔ eau tiède (un peu plus au besoin)
  • Huile et farine de maïs pour la cuisson

Dans une grande jatte, bien mélanger tous les ingrédients, jusqu’à l’obtention d’une pâte épaisse et collante.

Recouvrir la jatte d’une feuille de papier d’aluminium et laisser lever pendant 18H, à température ambiante.

Transférer la pâte sur une surface enfarinée, saupoudrer le dessus de la pâte de farine et la façonner doucement avec les mains, de façon à obtenir un rectangle d’environ 10x12’’ (lors du façonnage, saupoudrer à nouveau de farine, les endroits trop collants de la pâte).

Préparer une plaque de cuisson enduite d’un peu d’huile et généreusement saupoudrer de farine de maïs, réserver.

Couper 6 petits rectangles dans la pâte, à l’aide d’une corne et transférer ces portions sur la plaque de cuisson réservée.

Couvrir les pâtons d’un linge propre et laisser à nouveau lever, pendant 1H.

Préchauffer le four à 425°, en prenant soin de poser un plat rempli d’eau sous la grille du bas.

Saupoudrer les pâtons d’un peu de farine et les faire cuire au four sur la grille du centre, pendant 20 à 25 minutes en vaporisant un peu d’eau dans le four, au moment d’enfourner.

Laisser tiédir quelques instants, avant de garnir.
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