Bouchées de figues au gorgonzola et prosciutto


Selon la légende, Romulus et Rémus deviennent orphelins lorsque que leur mère, Rhéa Silvia est emprisonnée. Elle aurait malgré tout pris soin d’envoyer les jumeaux, fils de Mars, dieu de la guerre, sur les ondes du Tibre pour les sauver de l’horrible destin qui la menaçait. Ils se seraient échoués sur une rive, sous un figuier où les auraient recueillis une louve et un pivert. Le figuier, le loup et le pivert sont depuis, des symboles sacrés associés à Mars. La louve les aurait nourris et aurait pris soin d’eux jusqu’à ce que Faustulus, le berger du roi et sa femme, les prennent en charge pour les élever. Ils quittèrent éventuellement leur foyer, pour fonder un nouveau royaume sur les berges de cette même rivière qui les avait sauvé quelques années auparavant. Mais comme le font souvent les enfants, les jumeaux ne pouvaient s’entendre sur un endroit pour construire leur nouvelle ville, ni même pour le nom quelle porterait. Pendant ce conflit Romulus tua son frère, et à l’endroit même de son crime, il bâti sa citadelle. En manque d’habitants, le nouveau roi invita les miséreux des communautés environnantes, à venir s’établir sur le Capitole, où Romulus érigea un sanctuaire pour les communautés exclues. Mais en vain, Romulus se rendit rapidement compte du manque flagrant de femmes dans la ville, et annonça donc des jeux qui seraient célébrés en l’honneur de Consus, dieu de la moisson. Tous les Latins et Sabins furent invités à y participer. Lors de cette célébration, les Latins kidnappèrent les Sabines et les emmenèrent à la ville. Le règne de Romulus était évidement souillé par toute cette histoire d’enlèvement et les tribus sabines, sous le commandement de Titus Tatius, infiltrèrent les terres latines pour combattre leurs habitants, créant ainsi les deux tribus originales de l’histoire de la Rome Antique. Après la guerre, les Sabins prièrent pour le retour de la paix, supplièrent les deux tribus de s’unir pour ne faire qu’une seule et même nation. Malheureusement, le calme ne dura que peu de temps, et Titus Tatius qu’on avait alors convaincu de régner aux côtés de Romulus, fut tué dans un acte de vengeance, par les habitants de Lavinium. Après un règne de 37 ans, Romulus, le premier roi de Rome, fut porté dans un chariot de feu à travers les cieux, par son père, Mars. Désormais, Romulus demanda à ce que l’on se souvienne de lui comme «Quirinus», le dieu gardien des Romains.


Romulus et Rémus, nourris par louve et le pivert, sous le figuier.
Pierre Paul RUBENS - 1615-1616

  • Figues fraîches
  • Prosciutto finement tranché
  • Gorgonzola émietté
Équeuter les figues et les couper en quatre à partir de la tête, en prenant soin de ne pas les couper de bord en bord, mais en laissant environ un demi centimètre de chair à la base des figues.

Écarter quelques peu les quartiers de chaque figue et remplir leur centre d’un peu de Gorgonzola.

Plier les tranches de prosciutto en deux sur l’horizontale et en enrouler les figues.

Fixer le tout de cure-dent et déposer les bouchées sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin.

Passer sous le grill, pendant 3 minutes.

Laisser tiédir quelques instants et servir tiède.


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Gâteau Dobos




Recette suggérée par Angela de A Spoonful of Sugar
et Lorraine de Not Quite Nigela
dans le cadre de ma treizième participation aux défis Daring Bakers

Il existe plusieurs légendes concernant cette étrange tradition de Pecs, une ville située dans le sud de la Hongrie. Depuis très longtemps, la grille de fer forgé de la rue Panus Pannonius, celle qui relie la mosquée de la place principale et la cathédrale médiévale, est complètement couverte de cadenas verrouillés. Certains habitants de Pécs disent qu’autrefois, les femmes mariées y verrouillaient un cadenas pour laisser savoir à leur amant qu’il pouvait venir leur rendre visite. D’autres racontent qu’un étudiant de l’université, y aurait laissé un cadenas et sa clé avant d’aller prendre son dernier examen avant les vacances d’été, et qu’après avoir obtenu une très bonne note, d’autres étudiants l’auraient imité. Quoiqu’il en soit, on sait que depuis les années ’80, les amoureux ont pris l’habitude de graver leurs noms sur des cadenas qu’ils verrouillent ensuite à la grille et en jettent la clé pour symboliser leur amour indestructible et leur éternel engagement. Avec ce geste, une tradition est née et il semblerait que le sortilège fonctionne, puisque qu’en peu de temps la grille fut couverte de milliers de cadenas et l’espace vint à manquer. Les couples et les touristes se mirent alors à verrouiller leurs cadenas un peu partout dans la ville, aux grilles, aux statues, etc. Les autorités ont depuis essayé par de nombreux moyens de décourager ce sabotage amoureux, mais même en les retirant et en les remplaçant par des panneaux dénonçant le vandalisme, ils ne sont jamais parvenus à briser le sort! En 2004, lors de sa visite en Hongrie, le prince espagnol, Philippe et sa femme ont contribué à l’illégale collection de la grille originale. Depuis peu, on envisage même de poser une seconde grille, tout près de l’originale, afin de fournir un cite légal où les couples pourraient verrouiller leurs cadenas, un peu à la façon des grandes villes qui fournissent des divers murs d’immeubles aux graffiteurs.


Les cadenas "amoureux" de la rue Panus Pannonius, à Pecs en Hongrie.

Génoise
  • 6 gros œufs séparés à température ambiante
  • 1⅓ t. sucre glace divisé
  • 1 c. à thé vanilla
  • 1 t. + 2 c. à table farine à gâteau tamisée
  • Pincée de sel
Crème au beurre
  • 4 gros œufs à température ambiante
  • 1 t. sucre
  • 4oz chocolat finement haché
  • 1 t. + 2 c. à table beurre mou
Caramel
  • 1 t. sucre
  • 12 c. à table eau
  • 8 c. à thé jus de citron
  • Noisettes, dragées métalliques, etc. (facultatif)
Pour la génoise

Dans un bol, bien mélanger la farine et le sel, réserver.

Dans une jatte, battre les jaunes d’œufs et la moitié du sucre jusqu’à bien blanchis et épais, réserver.

Dans une autre jatte, battre les blancs en neige en ajoutant le sucre en pluie au fur et à mesure qu’ils raffermissent.

Délicatement plier le mélange de jaunes d’œufs réservé dans les blancs, à l’aide d’une maryse.

Tamiser la moitié de la farine sur cet appareil et la plier délicatement.

Lorsque la farine est bien incorporé à l’appareil, tamiser le reste de la farine et délicatement plier à nouveau.

Étendre la moitié de cet appareil sur une plaque de cuisson de 12x17’’, préalablement beurré, en prenant soin d’uniformiser le tout à l’aide de la maryse.

Faire cuire au four sur la grille du haut, à 400° pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la génoise rebondisse au toucher.

Répéter ses étapes pour le reste de la pâte.

Laisser tiédir les deux génoises avant de les couper en 6 parties égales (formes au goût).

Séparer les 6 génoises de papier ciré, couvrir et garder au frais jusqu’au moment d’assembler.

Pour la crème au beurre

Dans la partie supérieure d’un bain-marie, faire chauffer les œufs et le sucre en battant constamment à l’aide d’un batteur électrique et ce, jusqu’à ce que la température atteigne 150°F.

Lorsque la température atteint 150°F, retirer la partie supérieur du bain-marie et ajouter le chocolat haché au mélange d’œufs, toujours en battant constamment.

Continuer de battre jusqu’à ce que la température tombe à 85°F.

Lorsque la température est de 85°F, ajouter le beurre par cuillérées, toujours en battant constamment et en prenant soin de n’ajouter le beurre que lorsque la cuillérée précédente est complètement incorporée, réserver.

Pour l’assemblage

Poser une première génoise sur une assiette de service.

Séparer la crème au beurre en 5 parties égales et en tartiner une première sur la génoise.

Couvrir la crème au beurre d’une seconde génoise et à nouveau la couvrir de crème au beurre.

Répéter ces étapes pour 5 génoises au total, et terminer en recouvrant complètement le gâteau de crème au beurre, garder au frigo jusqu’au moment de décorer (garder aussi au frigo, la sixième génoise inutilisée).

Pour le caramel

Placer la sixième génoise sur une plaque à cuisson tapissée de papier parchemin et la découper au goût, selon le motif de la décoration désiré, réserver.

Dans une casserole à fond épais ou en cuivre, faire chauffer le sucre, l’eau et le jus de citron sur un feu doux, jusqu’à ce que le sucre soit complètement dissout.

Lorsque le sirop est limpide, augmenter le feu au maximum, amener à ébullition et laisser bouillonner jusqu’à ce que le sirop prenne une couleur ambrée.

Retirer du feu et en napper les forme découpées dans la sixième génoise (si désiré, laisser le caramel dépasser hors de la forme).

Laisser le caramel complètement refroidir.

Décorer le gâteau bien froid des formes caramélisées, selon le motif désiré.

The August 2009 Daring Bakers' challenge was hosted by Angela of A Spoonful of Sugar and Lorraine of Not Quite Nigella. They chose the spectacular Dobos Torte based on a recipe from Rick Rodgers' cookbook Kaffeehaus: Exquisite Desserts from the Classic Caffés of Vienna, Budapest, and Prague.


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Gougères à la sauge et au gorgonzola


La région de Bourgogne se trouve au sud-est de Paris, en France. Elle est certainement mieux connue pour sa production vinicole; certains des meilleurs vins du monde, tels que les Chablis, les Macons et les Beaujolais, sont originaires de Bourgogne. On attribue un caractère distinctif à la plupart des vins de cette région, d’ailleurs plusieurs commandent un prix très élevé. Mais il y a bien plus à la région bourguignonne que le grand vin. Elle a une histoire fascinante qui se caractérise surtout par son indépendance qui dura jusqu’au 17e siècle. Au Moyen-Âge, alors que la Bourgogne était un duché, elle était plus riche que le royaume de France lui-même. Pendant la Guerre de Cent Ans, les Bourguignons se sont alliés aux Anglais contre la France; se sont eux qui capturèrent Jeanne d’Arc et qui la vendirent aux Anglais, qui la brûlèrent au bûché. Ce n’est pas avant le 17e siècle que les vestiges de cet empire, retournèrent aux mains des Français. Les plus notables sites historiques bâtis cette époques sont sans contredits: Fontenay, Vézelay et Pontigny. Mais la Bourgogne est aussi devenue une destination touristique très populaire grâce à la beauté de ses panoramas. La campagne bourguignonne qui regorge de prés et de boisés parsemés de lopins cultivés à la paysanne, offre des scènes pastorales qu'on ne peut plus bucoliques. Niché dans la courbe d’une rivière, le village de Sémur-en-Auxois est un endroit particulièrement charmant, on dit même qu’il aurait été fondé par Hercule lui-même. Mais on y trouve aussi de très belles et grandes villes comme Auxerre et toutes celles associées aux grands noms des vins. Assis à l’ombre des arbres sur les terrasses de leurs cafés, grignotant une nonnette ou une gougère, on constate que la plupart des villes ont de très intéressantes places historiques et de nombreuses maisons médiévales qui ne manquent pas de rappeler le riche passé de la Bourgogne. Un peu plus au sud, il est impératif de visiter l’Hotel-Dieu à Beaune, un hôpital médiéval qui est non seulement fascinant par son architecture, mais aussi par la nature même de sa visite. Dans l’ouest on retrouve le parc naturel régional du Morvan, plus montagneux que le reste de la Bourgogne ainsi, plus populaire auprès des cyclistes et randonneurs. Un site qu’il est aussi important de souligner, est celui de Guedelon. Un grand projet de construction qui vise à ériger un château avec exactement les mêmes techniques et matériaux utilisés il y a 500 ans. Il est fascinant de regarder cette construction prendre forme et d’observer les artisans façonner les matériaux du projet qui prendra certainement une décennie à achever. Parmi les différents villages de Bourgogne, plusieurs sont classés «Plus beau village de France», d’autres superbes, situés en bordure de rivière ou de canal, sont la raison pour laquelle beaucoup de visiteurs choisissent de visiter la Bourgogne en péniche. En passant par le canal de Bourgogne et celui de Nivernais, on s’assure une façon calme et relaxante de ne rien manquer de tout cet extraordinaire charme français.
  • ½ t. eau
  • 3 c. à table beurre
  • Pincée de sel
  • ½ t. farine
  • 2 œufs
  • 1 c. à thé sauge
  • ¼ t. gorgonzola émietté
Dans une casserole, faire chauffer l’eau, le beurre et le sel sur un feu modéré et sans faire bouillir.

Lorsque le beurre est fondu, ajouter la farine d’un coup et mélanger sans arrêt jusqu'à ce que la pâte forme une boule qui se décolle des parois de la casserole.

Retirer du feu et ajouter les œufs un à la fois en battant au batteur électrique après chaque addition, de façon à n’ajouter le deuxième œuf seulement lorsque le premier sera bien incorporé.

Ajouter la sauge et le gorgonzola à cet appareil, mélanger doucement.

Disposer la pâte obtenue par cuillérées, sur une plaque de cuisson préalablement tapissée de papier parchemin, en prenant soin de laisser au moins 1’’ entre chaque gougère (créer des gougères d’environ 1.5’’ de diamètre; utiliser une poche à douille si désiré).

Faire cuire au four sur la grille du centre, à 400° pendant 10 minutes sans ouvrir la porte du four, puis à 375° pendant 15 minutes supplémentaires.

Aussitôt sorties du four, piquer les gougères d’une brochette ou d’un cure-dent, afin d’en laisser s’échapper la vapeur et laisser les gougères tiédir en perdant pas leur extérieur croustillant.

Au moment de les consommer, si les gougères ne sont plus assez croustillantes, les passer au four à 375°, pendant 3 minutes seulement.

*Donne environ une vingtaine de gougères moyennes ou le double de petites.

Source : Cookin’ Canuck


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